La philosophie de Voltaire

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Librairie philosophique de Ladrange, 1848 - 322 pages
 

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Page v - ... décisifs, esprits forts et lumineux ; mais plus capables de pousser les choses à l'extrémité, que de tenir le raisonnement sur le penchant ; et plus propres à commettre ensemble les vérités chrétiennes qu'à les réduire à leur unité naturelle...
Page 290 - dont la plume féconde Fit tant de vains projets pour le bien de ce monde, Et qui depuis trente ans écrit pour des ingrats, Vient de créer un mot qui manque à Vaugelas : Ce mot est bienfaisance : il me plaît; il rassemble, Si le cœur en est cru , bien des vertus ensemble.
Page 276 - Je ne conclus donc pas , orateur dangereux , Qu'il faut lâcher la bride aux passions humaines : De ce coursier fougueux je veux tenir les rênes ; Je veux que ce torrent , par un heureux secours , Sans inonder mes champs , les abreuve en son cours Vents , épurez les airs , et soufflez sans tempêtes; Soleil , sans nous brûler, marche et luis sur nos têtes.
Page 294 - La morale uniforme en tout temps, en tout lieu, A des siècles sans fin parle au nom de ce Dieu. C'est la loi de Trajan, de Socrate, et la vôtre. De ce culte éternel la nature est l'apôtre. Le bon sens la reçoit, et les remords vengeurs, Nés de la conscience, en sont les défenseurs; Leur redoutable voix partout se fait entendre.
Page 56 - Une société particulière d'athées, qui ne se disputent rien, et qui perdent doucement leurs jours dans les amusemens de la volupté, peut durer quelque temps sans trouble; mais si le monde était gouverné par des athées, il vaudrait autant être sous l'empire immédiat de ces êtres infernaux qu'on nous peint acharnés contre leurs victimes.
Page 119 - Nous ne raisonnons guère en métaphysique que sur des probabilités; nous nageons tous dans une mer dont nous n'avons jamais vu le rivage. Malheur à ceux qui se battent en nageant! Abordera qui pourra; mais celui qui me crie : Vous nagez en vain, il n'ya point de port, me décourage et m'ôte toutes mes forces.
Page 308 - La notion de quelque chose de juste me semble si naturelle, si universellement acquise par tous les hommes, qu'elle est indépendante de toute loi, de tout pacte, de toute religion.
Page 60 - Ces astres, asservis à la loi qui les presse, S'attirent dans leur course et s'évitent sans cesse. Et, servant l'un à l'autre et de règle et d'appui, Se prêtent les clartés qu'ils reçoivent de lui.
Page 266 - C'est ainsi que la terre avec plaisir rassemble Ces chênes, ces sapins, qui s'élèvent ensemble : Un suc toujours égal est préparé pour eux; Leur pied touche aux enfers, leur cime est dans les cieux*: Leur tronc inébranlable, et leur pompeuse tête, Résiste...
Page 21 - Ce malheur, dites-vous , est le bien d'un autre être : De mon corps tout sanglant mille insectes vont naître. » Quand la mort met le comble aux maux que j'ai sou flerts , Le beau soulagement d'être mangé des vers...

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