Lettres sur divers sujets concernant la religion et la métaphysique

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Chez J. Estienne, 1718 - 278 pages

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Page 222 - Aristote comme le prince des philosophes; j'en appelle à la raison, qui est le juge commun entre Aristote et tous les autres hommes. Les autres me citent Descartes ; mais je leur réponds que c'est Descartes même qui m'a appris à...
Page 227 - Tout infini qui ne seroit infini qu'en un genre, ne seroit point un infini véritable. Quiconque dit un genre ou une espèce, dit manifestement une borne, et l'exclusion de toute réalité ultérieure ; ce qui établit un être fini ou borné. C'est n'avoir point assez simplement consulté l'idée de l'infini , que de l'avoir renfermé dans les bornes d'un genre. Il est visible qu'il ne peut se trouver que dans l'universalité de l'être , qui est l'être infiniment parfait en tout genre , et infiniment...
Page 209 - Messie grossier, conquérant , heureux et invincible , qui flattera leur orgueil, dont le règne s'étendra sur toutes les nations, et qui comblera les Juifs de prospérités temporelles. Les uns et les autres conviennent que leur religion n'est encore qu'une figure de ce qu'elle doit être sous le...
Page 250 - ... perfection possible fait la liberté de son choix. Voilà , monsieur , ce que je crois avoir appris de saint Augustin sur la liberté de Dieu dans la production de ses ouvrages hors de lui. Je...
Page 96 - N'est-il pas naturel que Dieu , qui éprouve dans cette courte vie chaque homme pour le vice et pour la vertu , et qui laisse souvent les impies achever leur cours dans la prospérité, pendant que les justes vivent et meurent dans le mépris et dans la...
Page 26 - Juifs les plus charnels, auquel ils ont ajouté l'admiration d'un faux prophète, qui, de son propre aveu, n'a jamais eu aucune preuve de mission. Tout homme simple et droit ne peut s'arrêter que chez les chrétiens, puisqu'il ne peut trouver que chez eux le parfait amour. Dès qu'il le trouve là, il a trouvé tout, et il sent bien qu'il ne lui reste plus rien à chercher. Les...
Page 134 - N'est-il pas digne de Dieu qu'il mette l'homme, par cette liberté, en état de mériter? Qu'y at-il de plus grand pour une créature que le mérite? Le mérite est un bien qu'on se donne par son choix, et qui rend l'homme digne d'autres biens d'un ordre supérieur. Par le mérite l'homme s'élève, s'accroît, se perfectionne, et engage Dieu à lui donner de nouveaux biens proportionnés, qu'on nomme récompense.
Page 82 - ... qu'en tout temps Dieu est tout-puissant pour l'anéantir,. s'il le veut; mais il n'ya aucune raison de croire qu'il le veuille faire dans le temps de la désunion du corps, plutôt que dans le temps de l'union. Ce qu'on appelle la mort n'étant qu'un simple dérangement des corpuscules qui composent les organes, on ne peut pas dire que ce dérangement arrive dans l'ame comme dans le corps.
Page 199 - Le genre humain ne saurait reconnaître et aimer son Créateur, sans montrer qu'il l'aime, sans vouloir le faire aimer, sans exprimer cet amour avec une magnificence proportionnée à celui qu'il aime ; enfin sans s'exciter à l'amour par les signes de l'amour même. Voilà la religion qui est inséparable de la croyance du Créateur. CHAPITRE V. De la religion du peuple juif, et du Messie.

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