Dante et les origines de la langue et de la littérature italiennes: cours fait à la Faculté des lettres de Paris, Volume 2A. Durand, 1854 |
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Dante et les origines de la langue et de la littérature italiennes ..., Volume 2 Claude Charles Fauriel Affichage du livre entier - 1854 |
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Expressions et termes fréquents
Aborigènes altérations analytiques anciennes langues anciens idiomes assez avaient bengali Boccace celtique chants populaires Charlemagne chose chronique citer classes composée conjugaison conjugaison latine considérations d'abord d'autres Darp déclinaison déclinaison latine décomposées décomposition dérivés désinences dialectes romans dire diverses documents époque Étrusques exemple fictions formes grammaticales formes synthétiques Gaule Gaulois général genre grec ancien grec moderne historiens historiques idée idiomes idiomes romans inscriptions Italie j'ai l'époque l'existence l'idiome l'Italie l'italien langue italienne langue latine langue romane primitive langues indo-européennes langues italiques latin barbare latin populaire leçon Liguriens littéraire littérature italienne Lombards manière ment monuments mots moyen âge n'en nationaux néo-latins Niebuhr Ombriens origines parler particulièrement passé pays peuples Pierre des Vignes poésie poëtes poétique popu population portion positif première prépositions pronom provençal provinces question rapports Raynouard reste résultats révolutions rien romanesque Rome s'agit sanscrit serait seulement Sicules système grammatical tion traits trouve valaque variantes verbes auxiliaires vin siècle vocabulaire vulgaire
Fréquemment cités
Page 301 - ... siècle, et semble placer le temps de sa maturité et de sa plus grande vogue sous le règne de Charlemagne. « La langue romane, dit-il, était la langue vulgaire de tous les peuples qui obéissaient à Charlemagne, dans le midi de l'Europe; et l'on sait que sa domination s'étendait sur tout le midi de la France, sur une partie de l'Espagne et sur l'Italie presque entière.
Page 158 - Gaule' est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux que nous appelons Gaulois, et qui dans leur langue se nomment Celtes.
Page 300 - ... conquête germanique ? Mais, laissant là ces considérations épisodiques, je reprends l'exposition des idées de M. Raynouard sur l'histoire des langues romanes, et j'arrive aux points essentiels sur lesquels ses idées lui appartiennent en propre et se détachent nettement de celles de Muratori. Voulant expliquer la manière dont le latin s'altéra par son mélange avec les idiomes germaniques pour produire de nouveaux idiomes , il part d'une supposition qu'il ne développe pas, qu'il n'explique...
Page 295 - Rayuouard et de l'école sur un point capital: en admettant la substitution du latin à l'antique langue gauloise, il nia que la substitution eût été générale et complète. « Le latin devint-il, dans les provinces, la langue du gouvernement, de l'administration, de l'autorité civile et judiciaire? la langue de l'élite de la société, celle de la littérature et du christianisme? Tout cela est hors de doute; mais.... parla-t-on latin partout, dans les montagnes, dans les campagnes, dans les...
Page 296 - ... villes? Non; pour le coup, non.... M. Raynouard procède d'une façon plus expéditive: il parle de l'universalité du latin dans les provinces, d'une manière absolue, sans restriction, sans distinction il n'a pas l'air de soupçonner qu'il pût rester nulle part le moindre vestige des anciennes langues nationales, ni même que le latin eût quelque lutte à soutenir...
Page 309 - pour s'être imprudemment baigné dans l'Ebre, visitait «les églises de France, d'Italie et d'Allemagne, implorant «sa guérison. Il arriva jusqu'à Fulde dans la Hesse, au « tombeau de sainte Liobe. « Le malade obtint sa guérison ; un prêtre l'interrogea , « et l'Espagnol lui répondit. « Comment purent-ils s'entendre? « C'est, dit l'historien contemporain, que le prêtre, parce « qu'il était Italien , connaissait la langue de l'Espagnol : « Quoniam linguœ eim, eo quod esset l/alus,...
Page 316 - Français, mont/oie, rendu par monsgoy ou monsoy avec une terminaison masculine, et le nom de l'épée de Charles, preciosa « Voilà donc, dit-il là« dessus, que deux auteurs différents citent le cri de guerre des « Français, monsgoy, en pur roman, et que l'un des deux em« ploie plusieurs fois le mot preciosa, dont la terminaison est
Page 202 - Il ya, dans ces épitaphes, un caractère propre à toute poésie populaire, mais qui se montre surtout d'une manière prononcée dans celle des Grecs modernes : c'est que des pensées, des vers entiers deviennent, comme les mots eux-mêmes, des éléments du langage poétique; on les voit passer de pièces anciennes et généralement connues, dans des morceaux nouveaux; et lors même que le chantre ne suffit pas à un sujet élevé, ils communiquent à ces morceaux une couleur et une tournure poétiques.
Page 307 - En ce temps furent en Espagne dix langues, comme sous Auguste et sous Tibère : 1° l'ancienne langue espagnole ; 2° la langue cantabre; 3° la langue grecque; 4° la langue latine ; 5° la langue arabe; 6° la langue chaldaïque; 7° la langue hébraïque ; 8° la langue celtibérienne; 9° la langue valencienne; 10° la langue catalane.
Page 320 - Mais pourquoi celte prédisposition n'at-elle pas agi dès le premier instant où elle en a eu l'occasion? Pourquoi, quand le latin s'éteint, se forme-t-il une seule langue romane primitive au lieu de plusieurs dialectes romans portant chacun l'empreinte des influences locales sous lesquelles il s'est formé? Dira-t-on, au contraire, de la cause dont il s'agit, qu'elle est un accident, une nouveauté, un fait imprévu? Mais quels sont donc, quels peuvent être cet accident, ce fait? Notre auteur...
