Oeuvres complètes de M. de Voltaire, Volume 15

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Sanson et compagnie, 1791
 

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Page 184 - quelques fleurs, On ne leur voit point les couleurs Et l'éclat que le printemps donne : Les bergères et les pafteurs N'en forment point une couronne. La Parque de fes vilains doigts Marquait d'un fept avec un trois La tête froide et peu penfante De Fleuri qui donna des lois A notre France languiffante.
Page 72 - couvert d'ignominies, Organe impur de tant de calomnies, Cet ennemi du public outragé, Puni fans cefle, et jamais corrigé, Ce vil Rufus (5) que jadis votre père A par pitié tiré de la misère, Et qui bientôt, ferpent envenimé, Piqua le fein qui l'avait ranimé ; Lui qui, mêlant la rage à l'impudence, Devant Thémis
Page 48 - Moi, dit Vénus, je lui fais un préfent Plus précieux, et c'eft le don de plaire; Elle accroîtra l'empire de Cythère ; A fon afpect tout cœur fera troublé, Tous les efprits viendront lui rendre hommage. Moi, dit l'Amour, je ferai davantage, Je veux qu'elle aime. A peine eut-il parlé,
Page 93 - Je veux de neuves vérités. Divinités des bergeries, Naïades des rives fleuries, Satyres, qui danfez toujours, Vieux enfans, que l'on nomme Amours, Qui faites naître en nos prairies De mauvais vers et de beaux jours, Allez remplir les hémiftiches De ces vers pillés et poftiches Des rimailleurs fuivant les cours. D'une
Page 270 - peuple aimable, Inftruit, mais indulgent, doux, vif et fociable. Il eft né pour aimer: l'élite des Français Eft l'exemple du monde , et vaut tous les Anglais. De la fociété les douceurs défirées Dans vingt Etats puiflans font encore ignorées : On les goûte à Paris; c'eft le premier des arts. Peuple heureux! il naquit, il règne en vos
Page 268 - dont le charmant efprit Avec tant de grâce m'attire, Si j'étais mort, comme on l'a dit, N'auriez-vous pas eu le crédit De m'arracher du fombre empire? Car je fais très-bien qu'il fuffit De quelques fons de votre lyre. C'eft ainfi qu'Orphée en ufait Dans l'antiquité révérée ; Et c'eft une chofe avérée Que plus
Page 75 - cinquante mille Alexandres Payés à quatre fous par jour : Je les vois, prodiguant leur vie, Chercher ces combats meurtriers Couverts de fange et de lauriers, Et pleins d'honneur et de folie. Je vois briller au milieu d'eux Ce fantôme nommé la Gloire, A l'œil fuperbe, au front
Page 256 - l'afflige ; Sans forces, fans projets pour la gloire entrepris, De l'Europe étonnée il devient le mépris. Qu'un roi ferme et prudent prenne en fes mains les rênes, Le peuple avec plaifir reçoit fes douces chaînes , Tout change, tout renaît, tout s'anime à fa voix ; On marche alors fans crainte aux pénibles exploits. On
Page 154 - et de neige et de gloire , Eternel boulevart qui n'a point garanti Des Lombards le beau. territoire. Voilà ces monts affreux, célébrés dans l'hiftoire. Ces monts, qu'ont traverfés, par un vol fi hardi, Les Charles, les Othon, Catinat et Conti, Sur les ailes de la victoire. Au bord de cette mer où s'égarent mes yeux, Ripaille, je te vois. 0 bizarre Amédée,
Page 256 - De ne plus distinguer ni bonnets ni chapeaux, Dans un trouble éternel infortunés rivaux ; De couvrir de lauriers ces têtes égarées, Qu'à leurs diflentions la haine avait livrées, Et de les réunir fous un roi généreux : Un Etat divifé fut toujours malheureux. De fa liberté vaine il vante le preftige ; Dans fon

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