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ŒUVRES COMPLÈTES D'ALFRED DE MUSSET

PUBLIÉES DANS LA BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER

Et qui se vendent séparément.
3 fr. 50 cent, chaque volume.

Premières Poésies (Contes d'Espagne et d'Italie. — Spectacle dans un fauteuil. — Poésies diverses. — Namouna) 1 vol.

Poésies Nouvelles (Rolla. — Les Nuits. — Poésies nouvelles. — Contes en vers ) 1 vol.

Comédies Et Proverbes (André del Sarto. — Lorenzaccio. — Les Caprices de Marianne. — Fantasio. — On ne badine pas avec l'amour.

— La Nuit vénitienne. — Barberine. — Le Chandelier. — 11 ne faut jurer de rien. — Un Caprice. — Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. — Louison. — On ne peut penser à tout. — Carmosine. — Bettine) 2 vol.

Nouvelles (Les deux maîtresses. — Emmeline. — Le Fils du Titien.

— Frédéric et Bernerette. — Croisilles. — Margot ) 1 vol.

Contes (La Mouche.— Pierre et Camille. — Mademoiselle Mimi Pinson. — Le Secret de Javotte. — Le Merle blanc. — Lettres de Dupuis et Cotonnet ) 1 vol.

La Confession D'un Enfant Du Siècle 1vol.

MÉLANGES DE LITTÉRATURE ET DE CRITIQUE (Le Tableau d'é

glise. — La Tragédie à propos des débuts de Mlle Rachel. — Salon de J836.— Faire sans dire.— Revues fantastiques. — Discours de réception , etc., etc. ) 1 vol.

Œuvres Posthumes (Un Souper chez Mlle Rachel. — Le Poète et le Prosateur. — Poésies diverses. — Le Songe d'Auguste. — L'Ane et le Ruisseau. — Faustine. — Lettres familières, etc., etc.)... 1 vol.

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MELANGES

I) E

LITTÉRATURE

ET DE CRITIQUE

PARIS

CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR

28, Quai De L'école, 28

1867

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DE LITTÉRATURE

ET DE CRITIQUE

UN MOT SUR L'ART MODERNE

Il ne manque pas de gens aujourd'hui qui vous font la leçon, ni plus ni moins que des maîtres d'école. On dit à la jeunesse : faites ceci, faites cela. Je crois que rien n'est plus indifférent au public; les sermons n'ont pour lui d'autre inconvénient que de l'endormir; mais il n'en est pas de même des jeunes artistes. Rien n'est plus à craindre pour eux que ces larges décoctions d'herbes malfaisantes qu'une maudite curiosité les pousse toujours à avaler en dépit de leur raison. Qu'arrivet-il, en effet? ou qu'ils sont révoltés, ou qu'ils se laissent faire. S'ils sont révoltés, où trouverontils une tribune pour répondre à ce qu'on leur dit? Comment expliquer leur pensée? car, si peu qu'elle vaille, cette pensée d'un être obscur et libre peut être aussi utile au monde que les oracles de ses dieux. Elle peut aller à quelqu'un, bien qu'elle ne vienne de personne. De quel droit ne peuvent-ils

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