Port-Royal, Volume 3

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Page 354 - se termine par ce cri, qui dès le commencement est dans notre oreille : « Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? quelle nouveauté, quel monstre , quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ! Juge de toutes choses, Imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur, gloire et rebut de l'univers ! Qui démêlera cet
Page 369 - le Prince de son Ordre aussi, mais de l'Ordre de Sainteté, avec tout l'éclat de cet Ordre, dans son avènement de douceur, humblement, patiemment, et par là même en grande pompe et en prodigieuse magnificence aux yeux du cœur, aux yeux qui voient la Sagesse : « Tous les corps, le firmament, les étoiles, la terre et ses royaumes,
Page 339 - Il disait de lui, comme on sait : « Je ne puis pardonner à Descartes: il auroit bien voulu, dans toute sa philosophie, se passer de Dieu, mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude pour mettre le monde en mouvement; après cela, il n'a plus que faire de Dieu. » Ce qu'il disait là de la physique de
Page 341 - démonstrations. Le cœur en a un autre— Jésus-Christ, saint Paul ont l'ordre de la charité, non de l'esprit; car ils vouloient échauffer, non instruire. Saint Augustin de même. Cet ordre consiste principalement à la digression sur chaque point qui a rapport à la fin, pour la montrer toujours. » Ainsi tout le propos de Pascal est dirigé à
Page 341 - point : on le sent en mille choses ; — c'est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c'est que la foi : Dieu sensible au cœur. » Et encore : «Le cœur a son ordre, l'esprit a le sien, qui est par principes
Page 355 - L'immortalité de l'âme est une chose qui nous importe si fort, qui nous touche si profondément, qu'il faut avoir perdu tout sentiment pour être dans l'indifférence de savoir ce qui en est... Je ne puis avoir que de la compassion pour ceux qui gémissent sincèrement
Page 342 - La première chose qui s'offre à l'homme, quand il se regarde, c'est son corps, c'est-à-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais, pour comprendre ce qu'elle est, il faut qu'il la compare avec tout ce qui est au-dessus de lui et tout ce qui est au-dessous, afin de reconnoitre ses justes bornes
Page 375 - Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi ; car on s'attendoit de voir un auteur, et on trouve un homme... Ceux-là honorent bien la nature, qui lui apprennent qu'elle peut parler de tout, et même de théologie.
Page 350 - L'art de fronder et bouleverser les États est d'ébranler les coutumes établies, en sondant jusque dans leur source pour marquer leur défaut de justice. 11 faut, dit-on, recourir aux lois fondamentales et primitives de l'État, qu'une, coutume injuste a abolies: c'est un jeu sûr pour tout perdre ; rien ne sera juste à
Page 343 - elle se lassera plutôt de concevoir, que la Nature de fournir. Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la Nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables : nous n'enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses... » (Et tout ce qui suit : ) « Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce, qu'il

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