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PARIS
AMYOT, ÉDITEUR, 8, RUE DE LA PAIX

M DCCC LXIV

Reproduction interdite. - Traduction réservée

BLQ HEQUE CANTONA

LAUSANTE
UNIVERSITAS

DE MON TEMPS

LIVRE HUITIÈME

I. Complot dit des tours de Notre-Dame. Conspiration de la rue des

Prouvaires. M. de Chateaubriand. Troubles de Grenoble. Répression vigoureuse. Affaires d'Italie. Expédition d’Ancône. — II. Situation morale et politique de Paris. Les saint-simoniens. Grandeur et décadence de l'association saint - simonienne. Procès et condamnation. Première invasion du choléra. III. La duchesse de Berri à Naples et à Massa. Son entourage. Projet de constitution. Ordonnances. Départ de Massa. Débarquement près de Marseille. Mouvement avorté. Marie-Caroline Traverse la France pour se rendre dans la Vendée. IV. Hésitation des chefs vendéens. Insistance de la duchesse. Le comité de Paris. M. Berryer aux Mesliers. Prise d'armes ordonnée et contremandée. Soulèvement partiel. Combats divers. Dispersion des bandes vendéennes. Marie-Caroline se réfugie à Nantes. – V. Mort de Casimir Périer. Le compterendu. Journées des 5 et 6 juin 1832.

I

Si la sourde fermentation qui agitait les provinces du midi et de l'ouest de la France attirait à bon droit l'attention du gouvernement et devenait pour lui le sujet des préoccupations les plus sérieuses, la situation politique de Paris était elle

même de nature à éveiller ses soupçons et ses craintes. Au milieu des joies un peu forcées d'un hiver que l'on voulait animer et égayer à tout prix, un fait singulier se produisit tout à coup: dans la soirée du 4 janvier 1832, on entendit retentir soudainement le bourdon de l'église de NotreDame. Le gardien se précipita dans les tours, et fut accueilli par un coup de pistolet. Des.conjurés s'étaient donc réunis sur ce point et voulaient au son du tocsin rassembler leurs complices épars dans la grande ville. Quel était le nombre de ces derniers? une pareille tentative était-elle sérieuse ? et quelle résistance éprouverait la force publique en la combattant ? Le gardien effrayé courut chercher des soldats qui, pénétrant dans les tours, y arrêtèrent, après l'échange de quelques coups de fusil, sept individus presque tous jeunes et obscurs. Un incendie s'était manifesté ; il fut éteint sans grande peine, et aucun mouvement extérieur ne répondit à cette bizarre tentative.

On avait trouvé affichée dans l'intérieur des tours, une proclamation renfermant les passages suivants : « Citoyens! pouvons-nous après avoir, dans les immortelles journées, versé notre sang pour la liberté, voir les défenseurs de la patrie enfermés dans de profonds cachots avec les plus infâmes brigands....; la Pologne périr sous le fer de la Russie ; l'Italie livrée à ses bourreaux ; la Bel

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