Répertoire général du Théâtre Français: Comédies en verse I-XVII

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H. Nicolle, 1818
 

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Page 63 - Ce mélange -de gloire et de gain m'importune : On doit tout à l'honneur et rien à la fortune. Le nourrisson du Pinde, ainsi que le guerrier, A tout l'or du Pérou préfère un beau laurier. L'avocat se peut-il égaler au poète ? De ce dernier la gloire est durable et complète. Il vit long-temps après que l'autre a disparu. Scarron même l'emporte aujourd'hui sur Patru.
Page 227 - L'aigle d'une maison n'est qu'un sot dans une autre. Je dis ici qu'Éraste est un mauvais plaisant ; Eh bien, on dit ailleurs qu'Éraste est amusant. Si vous parlez des faits et des tracasseries, Je n'y vois, dans le fond, que des plaisanteries ; Et si vous attachez du crime à tout cela, Beaucoup d'honnêtes gens sont de ces fripons-là : L'agrément couvre tout, il rend tout légitime.
Page 161 - Paris ! il m'ennuie à la mort , Et je ne vous fais pas un fort grand sacrifice En m'éloignant d'un monde à qui je rends justice ; Tout ce qu'on est forcé d'y voir et d'endurer Passe bien l'agrément qu'on peut y rencontrer. Trouver à chaque pas des gens insupportables , Des flatteurs , des valets , des plaisants détestables, Des jeunes gens d'un ton, d'une stupidité!.. Des femmes d'un caprice, et d'une fausseté!.. Des prétendus esprits souffrir la suffisance , Et la grosse...
Page 62 - Eh oui, bourreau-, tu m'as nommé. Je n'ai que trop pour toi des entrailles de père ; Et ce fut le seul bien que te laissa mon frère.
Page 221 - En vain ce peuple affreux, sans frein et sans scrupule, De la bonté du cœur veut faire un ridicule; Pour chasser ce nuage, et voir avec clarté Que l'homme n'est point fait pour la méchanceté, Consultez, écoutez pour juges, pour oracles, Les hommes rassemblés; voyez à nos spectacles, Quand on peint quelque trait de candeur, de bonté, Où brille en tout son jour la tendre humanité, Tous les cœurs sont remplis d'une volupté pure, Et c'est là qu'on entend le cri de la nature.
Page 23 - Aussi, ne vous déplaise, Vous en parlez, monsieur, un peu trop à votre aise. Vous avez les plaisirs; et moi, tout l'embarras. Vous et vos créanciers, je vous ai sur les bras. C'est moi qui les écoute, et qui les congédie. Je suis las de jouer, pour vous, la comédie, De vous celer, d'oser remettre au lendemain, Pour emprunter encore, avec un front d'airain.
Page 66 - Rentre dans le néant dont je t'avais tiré. Mais ne crois pas que, prêt à remplir ma vengeance, Ton châtiment se borne à la seule indigence. Cette soif de briller, où se fixent tes vœux, S'éteindra, mais trop tard, dans des dégoûts affreux.
Page 64 - La fraude impunément, dans le siècle où nous sommes, Foule aux pieds l'équité, si précieuse aux hommes : Est-il, pour un esprit solide et généreux, Une cause plus belle à plaider devant eux ? Que la fortune donc me soit mère ou marâtre...
Page 8 - L'induire à se vouloir baisser pour en cueillir. D'aise, en lisant vos vers, je la vois tressaillir ; Surtout quand un amour, qui n'est plus guère en vogue, Y brille sous le titre ou d'idylle ou d'églogue. Elle n'a plus l'esprit maintenant occupé Que des bords du Lignon, des vallons de...
Page 26 - N'hypothéquez-vous pas l'auberge et le tailleur? DAMIS. Sans doute; et sur un fonds de la plus noble espèce. Le Théâtre-Français donne aujourd'hui ma pièce. Le secret m'est gardé. Hors un acteur et toi, Personne au monde encor ne sait qu'elle est de moi. Ce soir même on la joue : en voici la nouvelle. Mon talent à l'Europe aujourd'hui se révèle : Vers l'immortalité je fais les premiers pas.

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