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tiques touchant les sacrifices 8c les autres parties du culte des Dieux, '6c il donna aux hommes les’premiers principes de l'astronomie. Il

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de ses armées, emmenant avec lui son frere , que les Grecs noms

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Nous ne nous permettrons pas d'autres réflexions sur ce récit

ñde Diodore; nous nous contenterons d'ajouter que s'il est une

époque dans l'antiquité la plus reculée favorable à l'établissement

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ô( le rédiger, cet homme ne semble pouvoir être que Mercure

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Alexandrins , &t Hermès par les Grecs. C'est une sable que ce que rapporte. Eutrope dès le commencement du premier Livre de son

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'mérite à Ph don d'Elide ; Diogene Laerce veut que les Grecs en

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_ancienne que celle des mesures absolues 6c proprement dites , moins _naturelle , moins nécessaire , très-utile au commerce dont elle a

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autre avoit , mais que l'on n'avoir pas soi-même. Dans cet état des choses , on ne pouvoit conserver long-temps chez soi les productions qui excédoient le nécessaire, &t l'on ne pouvoit acquérir de Celles que l'on n'avoit pas qu'à proportion de ses besoins. Dans ces temps-là il étoit donc beaucoup plus difficile qu'un particulier s'enrichit en épuisant un autre particulier.

Ce fut Bacchus , c'est-à-dire , Osiris , dont nous venons de parler sur la sin du Chapitre précédent, qui, selon Pline (lib. V11, cap. LV1. ) , apprit aux hommes l'art de vendre ô( d'acheter :Emere ac i-'endcre in/Ziuiit Liber Pazer : ce fut donc lui qui inventa la monnoie. Ce grand Prince , l'ami incomparable de notre espece, dut être charmé d'une découverte aussi admirable, 8( il crut faire un rare présent à l'humanité; c'est qu'il n'avoir pas apperçu les conséquences défavorables qu'elle présentoir pour les générations futures.

Si nous en croyons Hérodote (lib. I. ), les Lydiens ont été les premiers peuples qui aient commencé à battre de la monnoie d'or ô( d'argent pour le commerce, de même qu'ils ont inventé les jeux qui leur étoient communs avec les Grecs , le jeu des Dames ou des Echecs, le jeu de la Balle, &t d'autres frivolités semblables. Delà on pourroit conclurre que la monnoie de Bacchus ou d'Osiris n’étoit ni d'or ni d'argent , mais de quelque autre métal, ôcc. Suivant Ephore ô( Strabon (Geogr. lib. V111.), ce fut Phédon ou Phidon qui le premier sit fabriquer des monnoies d'argent dans la Grece. Argée ou les Naxiens , au rapport d'Agloasthenes, furent les premiers qui firent des monnoies d'or , d'argent, de cuivre &t de fer : Erechthée en fabriqua le premier à Athenes , &c ,'Xénophanes en Lydie ô( en Licie; Lycurgue sit battre le premier de la monnoie de fer à Sparte; &t Saturne ou Janus fut le premier qui ordonna de la monnoie de cuivre en Italie. Tite-Live dit qu'on s'avisa fort tard de faire fabriquer à Rome de la monnoie d'argent. Nous lisons dans Eutrope (lib. II.) que ce fut vers l'an 483; ô( dans Pline, que ce fut l'an 484. ou 485 de la fondation de Rome. Selon le même Pline , ce ne fut que l'an 637 de Rome que l'on sabrica dans cette _Ville de la monnoie d'or.

Laissons ces recherches très-incertaines , puisque les autorités se croisent , sur l'époque ô( l'ancienneté de l'institution des monnoies, Ô( venons à ce qui les concerne plus intimement.

La monnoie est _la mesure relative 5c comparative de la valeur

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_qu'autant que nous les rapporterons a la valeur intrinséque des

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