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8c dans d’autres plus foibles que ceux de France , furent désormés ô( brisés , ô( d'autres établis en leur place , pour être gardés à la Monnoie de Lille , ô( y avoir recours à la maniere observée dans les autres Hôtels des Monnoies du Royaume. Ces nouveaux éta— lons sont époinçonnés 8c marqués de L couronnée de la Couronne impériale de France, ôt continuent d’y être appellés poids a’ormans , comme les anciens qui avoient pour marque un soleil, au-dessus duquel étoit une fleur de lis.

Les poids de Paris &t de presque tout le Royaume sont le millier, qui contient lO quintaux ou [ooo livres; le guintal, qui con~ tient [OO livres; la livre, qui contient 2 mares , 4 quarterons , 16 onces, [28 gros ou drachmes, 384 deniers ou scrupules, 9216 grains; le marc , qui contient 8 onces , 64 gros, 192 deniers, 4.608 grains.

Marc s'entend aussi d’un poids de cuivre , compose' de plusieurs autres poids emboîtés les uns dans les autres , qui tous ensemble ne font que le marc , c’est-à-dire , huit onces , mais qui, séparés, servent à peser jusqu’aux plus petites diminutions du marc. Ces parties du marc faites en forme de gobelets ou de cones tronqués non solides , sont au nombre de huit , y compris la boite qui les enferme tous , ô( qui se ferme avec une espece de mentonniere à ressort, attachée au couvercle avec une charniere. Ces huit poids vont toujours en diminuant, à commencer par cette boite qui toute seule pese quatre onces , c’est-à-dire , autant que les sept autres; le second est de deux onces , ô( pese autant que les six autres; ce qui doit s'entendre, sans qu’on le répéte , de toutes les diminutions suivantes , hors les deux dernieres; le troisieme pese une once; le quatrieme , une demi-once ou quatre gros; enfin le septieme ô( le huitieme, qui sont égaux , chacun un demi-gros , c’est-à-dire , un denier ô( demi ou trente-six grains , à compter le gros à trois deniers, ô( le denier à vingt-quatre grains. Ces sortes de poids de marc par diminution, se tirent tout fabriqués de N uremberg; mais les balanciers de Paris &c des autres Villes de France, qui les font venir pour les vendre , les rectisient ô( ajustent, en les faisant vérifier ô( étalonner sur le marc original , ô( ses diminutions pareilles , gardés dans les Hôtels des Monnoies.

t Par Lerrres-Parenres du Roi, données à Versailles le 12 Septembre 1778 , &registrées en Parlement, il est ordonné 1° qu'à compter du premier Octobre suivant , toutes les mesures à grains

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cette autre 12.5 vaut i2 ,13; celle-c120.” est de même valeur que cette autre 20 —‘—; celle-ci 209.00g la même que 209

,-355 cette autre 0,001 la même que —‘ z cette autre enfin 17.507

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la même que r7 , &t ainsi des autres. Les nombres entiers sont a la gauche du point , 6c les décimales , proprement dites ,~ sont àla droite. J'observe ici qu'au lieu du point j'ai presque tou— jours employé une virgule.

Reste a donner quelques exemple dess opérations que l'on fait avec les décimales.

L’Addition se fait comme avec les nombres entiers. En voici des exemples: —

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La Multiplication par les décimales ne souffre pas plus de difficultés que par les nombres entiers. En voici des exemples :

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Les quatre opérations de l’Arithmétique se sont donc sur les décimales de la même maniere que sur les nombres entiers; néan

moinsih saut observer 1°.' quel dans le produit dela Multiplica— tion , iludoit se trouver autanu de chifres ou autant de décimales à la droite du point ou dela virgule , qu'il S'en trouve dans lemulsi tiplicande ô( le multiplicateur; 2°. que dans la Division, le quo.. tient doit contenir autant de décimales qu'il y en a plus dans le dividende que dans le diviseur; ce que l'on voit par les exemples -préce'dens. Les exalrations des puissances, &c les extractions des racines se sont sur les nombres décimaux, en suivant les mêmes principes.:.-telle est une des méthodes numériques dont j'ai cru devoir faire usage. La seconde méthode rendra les opérations encore plus faciles , puisqu'en s'en servant , on sera par voie d’Addition ô( de Soustraction ce qu'on seroit obligé de faire par Voie de Mul~_ tiplícation 8c de Division , en pratiquant les autres méthodes.

Les Logarithmes sont les exposans d'une suite de puissances, ou, plus simplement , les Logarirhmes sont une suite de nombres en progression arithmétique , correspondans à des nombres natu—, rels ô( ordinaires qui sont en progression géoméèrique. Par exemz ple , dans les deux suites ci-dessous , r _J

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