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aiment la racine des herbes, tout l'intérieur des terres de ce rivage est 1renèpli1 de cîs poissäis , que les habitans prennent , après avoir en ev a e ou e. n eut a Outer ici ce u’Aristote (I/z admirandis ) rapconte , savoirpque st'ir les confins de:1 terres de la République de Marseille, ô( du côté de la Ligurie, il y a un lac, dont les eaux bouillonnantes venant à se répandre au dehors ," jet'tânt, contre toute croyance , une multitude prodigieuse de O1 ons. P Strabon écrit qu'il y a des mines d'or &t d'argent dans la Gaule; que les montagnes des Cévenes produisent un or très-pur , mais que le pays des Tarbelles , peuples qui habitoient ce qu'on appelle aujourd'hui le Labourd, aux environ de Baïonne, fournissoit l'or le plus pur que l'on connût. Le même Auteur parle des mines de fer du Périgord ô( du Berri. Il y a, suivant Athénée, des mines d'or dans divers cantons du pays des Celtes. Ausone donne l'épithete d'Aurifer au Tarn, qui coule dans l'Aquitaine. Diodore dit qu'il y a dans la Gaule plusieurs fleuves qui charrient de Igor; ausg lisons-nous Sauf Prcqcolpe ,sqpe les Gaulois faisoient sariquer es monnoies e 'or e eur o , ô( u'ils ne faisoient a poíter l'elmpreinte ô( l'ilmage des Em erleurcsl Rêomains, com'fn: a1 oient es autres euo es, mais u'is es rev toient d'attrib analogues à la natioFiÎ. ICassiodore (clib. VII. Varior. 37.) parle (il: la monnoie des Gaulois. Cette région passoit, parmi les Anciens, pour un pays riche en métaux précieux, ô( opulent : plusieurs Ecrivains en ont consacré les témoignages dans leurs ouvrages , comme Manilius , Dion, Joseph, ô: les Oracles Sybillins. Et , si Diodore a écrit que la Gaule n'avoit point de mines d'argent ,' d'un autre côté Athénée raconte, qu'une forêt dans les Pyrénées

ayant été réduite en cendres par un incendie, on en vit coulerv

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(alpine des Anciens , moins une étendue de vingt-quatre millions l

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plus riches, des plus peuplés du monde actuel, &c ce n'est point une description que nous avons prétendu en faire ici, ce n'en seroit pas la plus foible esquisse. ll faudroit plusieurs volumes entiers pour en contenir le détail, &t nous avons d’excellens ouvrages sur cette matiere , dans lesquels on peut s’instruire amplement. Notre intention n'a été que de rapporter ce que les Anciens, dont les ouvrages nous sont parvenus, ont dit de ce pays, qui nous est cher , parce que c'est celui que nous habitons, mais qui leur étoit peu connu, comme il paroît par ce que nous avons vu. Nous croyons devoir terminer ce Chapitre par quelques observations sur l'agriculture, dans le dessein de la perfectionner.

Quoique nous ayons des Ecrivains modernes qui assurent qu’il y a en France une certaine quantité d'arpens de terre en grande culture , qui pourroient rendre chacun dix setiers , ce qui feroit quinze pour un de semence ; peut-être ne doit-on gueres porter la grande fécondité denos terres les meilleures, à plus de six setiers, c’est-à-dire, à neuf pour un de semence; &t à quatre setiers ou six pour un de semence , celle de nos bonnes terres communes , audessous desquelles il y en a une grande quantité de qualité inférieure ou mal cultivée, qui souvent ne rapportent pas plus de deux setiers ô( demi ou trois setiers , c'est—à-dire , quatre pour un ,peu plus ou moins. M. le Maréchal de Vauban, qui a toujours passé pour avoir apporté autant de sagesse dans ses recherches, que de vérité dans ses calculs , voulant déterminer le produit moyen des terres de la France , choisit, dans son projet d'une dime Royale (pdg. 4.6 , 4.7 &c 48), la Province de Normandie , dans laquelle il y a des fonds de qualité différente, de bons , de médiocres 8c de mauvais. Il définit ensuite les mesiires qui y sont en usagezl’acre y est composé de 160 perches quarrées, ô( la perche est de vingtdeux pieds, mais le pied varie 5 la mesure du pied la plus cornmune , dit-il , ô( qu’on a suivie, est de onze pouces du pied-de Roi. Après cela il ajoute : cc On a examiné ce que pouvoir rendre »l l’acre, année commune, de dix une dans toute la Province, le »l fort portant le foible. Et quoique des personnes très-expérimen» tées aient soutenu qu'il y avoit beaucoup plus de terres qui ren» doient au dessus 'de 1 go gerbes à l'acre , qu’il n'y en avoit qui » rendoient auñdessous de cent, 8c qu'ainsi la proportion géomé»7 trique auroit été de mettre l'acre à 120 gerbes une année por

tant l'autre; cependant comme ce fait a été contesté par d’autres personnes aussi fort intelligentes , qui ont tenu , que la juste pro~ portion seroit de ne mettre les terres qu'à 90 gerbes par acre, a cause de la mauvaise culture où elles sont pour la plupart, von s'est réduit à cet avis; parce que dans un systéme semblable à celui-ci , on ne doit rien avancer qui ne soit communément reçu pour véritable. A rès quoi il a fallu examiner ce qu’il fal~ loit de ces gerbes ordinaires. pour faire un boisseau de bled, année commune. Mais comme le boisseau est _une mesure fort inégale en Normandie, on l’a réduit au poid, qui est égal par toute la Province, ô( on a trouvé , d'un consentement unanime , que cinq gerbes , année commune de dix une , feroient au moins un boisseau, pesant cinquante livres. Mais parce que les terres ne se chargent pas toutes les années, 8c qu'en plusieurs cantons de la Province, elles ne portent du bled que de trois années l'une, on a jugé que dans cette supputation de la díme Royale , on ne devoit compter que deux années de trois, » parce que la dîme des menus grains dela seconde année, D jointe à la verte des trois années mises ensemble, ô( à celle » des légumes, peuvent valoir l'année de bled, ôtc. ». Suivant ces observations, les iço gerbes feroient à raison de 5; boisseauxô( trois quarts de Paris, de bled par arpent Royal; les 120 gerbes feroient 4.4. %vboisseaux par arpent, ô( les 90 gerbes environ 33 boisseaux &c demi. L’Auteur ajoute encore, qu’il est vrai qu’il y a quantité de bois en Normandie, ô( que ce seroit se tromper, que d'en mettre l’acre sur le pied des terres labourables; mais que comme il y a une grande quantité de prairies ô( de pâtures, qui rendent bien plus que les terres labourables , l'un peut compenser l'autre. Les meilleures terres ne rendoient donc en Normandie que peu plus de six pour un, les moyennes ou médiocres que cinq , ô( la plus grande partie que quatre. Doublant les produits ci-dessus , puis divisant par 3 ,suivant le principe' de M. de Vauban , vous trouverez que e roduit d'un arpent de terre en Normandie est annuellement en led, soit en menus grains, soit en légumes , de la valeur de 37 ÿ boisseaux de bled , pour les meilleurs terres , de 29 >- pour les médiocres, ô( de 22 g communément; défalquant la dîme , puis la semence, le reste sera peu de chose. ordinairement un arpent de terre ne vaudroit pas chaque année plus d'un setier de bled, faisant 20 ou 24. livres

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en monnoie; ô( je ne sais si un arpent de bois ne rend pas da# Vantage; car une coupe de sept arpens de bois taillia produit bien jusqu'à cinq mille bourrées, ô( deux mille deux cents fagots : les bourrées se vendent sept livres le cent, &t les fagots trente livres; le montant des sept arpens iroit à roro livres; divisant par 35 , à cause que cette coupe ne se fait que tous les cinq ans, vous aurez 29 livres environ pour le rapport annuel d'un arpent de bois taillis. Mais un arpent de pré sera ordinairement d'un revenu incomparable aux précédens, 400 bottes de foin à la premiere coupe, 200 bottes de regain, font 600 bottes, qui peuvent se vendre 2 5 livres le cent, ô( produire 150 livres par an, sans frais de culture, ô( sans déduction quelconque.

Delà il suit que supposer les récoltes de nos terres les' unes dans les autres, à quatre* setiers de bled par arpent, c'est trop supposer, au moins dans notre culture actuelle; car nous avons vu que les terres de la premiere qualité rapportoient rarement cinq setiers de bled , très-rarement six, &t ces excellentes terres sont en petite quantité; que les bonnes terres ne rapportent pas plus de quatre setiers, &t que celles qui sont de médiocre qualité, lesquelles sont en bien plus grand nombre, ne produisent gueres audelà de trente boisseaux , faisant six cents livres de bled. Cependant nous laissons subsister cette hypothese , que nos terres, les unes dans les autres, rapportent quatre setiers de bled par récolte; ce sera-la le taux général sur lequel on pourra évaluer le produit de la totalité des terres du royaume, en les portant au plus haut, GC en supposant qu'elles soient toutes cultivées en bled.

Il y a en France deux sortes de cultures qui y sont en usage, 'dit M. Quesnay le fils, dans un savant Mémoire sur cette matiere (Voyeï' le Dictionnaire Encyclopédique au mot Grain), la grande culture , ou celle qui se fait avec des chevaux , &t la petite culture , ou celle qui se fait avec des boeufs. La grande culture est actuellement bornée à environ six millions d'ar ens de terres, qui comprennent principalement les Provinces de a Normandie, de la Beauce, de l'Isle de France , de la Picardie, de la Flandre Françoise, du Hainaut, 8c peu d'autres. Un arpent de bonne terre, bien traité par la grande culture , peut produire huit setiers ô( davantage, mesure de Paris, qui est de deux cents quarante livres pesant ; mais toutes les terres traitées par cette culture ne sont pas également fertiles; car cette culture est plutôt pratiquée par un reste

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