L'âne, le livre et l'enfant: la représentation de l'âne dans la littérature enfantine

Couverture
Editions Cheminements, 2003 - 140 pages
Les représentations de l'âne dans la littérature enfantine sont innombrables ; on le rencontre partout et dans tous les genres : fables, romans, albums, comptines... Cette omniprésence s'explique facilement par le fait que l'âne a longtemps vécu dans une grande intimité avec l'homme, comme le montrent les données démographiques (10 ânes pour 1 000 habitants jusqu'à l'ère industrielle) ou les données économiques sur l'utilité de l'âne et son rendement au travail. Les représentations de l'âne dans la littérature enfantine sont loin d'être univoques ; il est tantôt valorisé à l'excès, et on lui prête alors des qualités d'intelligence, de bonté, de patience et d'endurance, tantôt dévalorisé à l'extrême, et on lui prête alors les défauts de stupidité, d'entêtement, de méchanceté ou de paresse ; au-delà des justifications qu'apporte la biologie à ces traits de caractère, cette ambivalence renvoie, au fond, à la complexité de l'enfant, qui est lui-même tantôt intelligent, tantôt bête, tantôt gentil, tantôt méchant, tantôt travailleur, tantôt paresseux. Les textes où intervient un âne jouent presque toujours sur un mécanisme d'identification : l'âne est pour le lecteur enfant, un autre lui-même ; il joue le rôle de miroir. La littérature enfantine poursuit généralement plusieurs buts : un but ludique (amuser), un but pédagogique (instruire), un but moral (dire le bien) et un but psychologique (aider la personnalité à se construire en représentant des conflits). Dans tous les cas, l'âne est là, dans la littérature enfantine, pour aider l'enfant à grandir.

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