L'Année littéraire, ou, Suite des lettres sur quelques écrits de ce temps, Volumes 1 à 2

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1771
 

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Page 229 - Il est encore solitaire comme le lion , habitant d'un désert dont il défend l'entrée et l'usage de la chasse à tous les autres oiseaux; car il est peut-être plus rare de voir deux paires d'aigles dans la même portion de montagne, que deux familles de lions dans la même partie de forêt : ils se tiennent assez loin les uns des autres pour que l'espace...
Page 94 - D'un accident qu'il craint plus que la mort , A l'enchanteur il présente requête, Ouvre sa bourse et lui demande un sort. Alors, d'un ton qui fait pâlir la lune, L'homme infernal lui dit : « Pauvre abusé ! Ce que tu veux dépend de la fortune, Et sur ce point mon art est épuisé. Femme coquette en sait plus que le diable, Quand il lui plaît enrôler son époux Dans le graùd ordre, et son cœur variable En fait d'amour est plus sorcier que nous.
Page 225 - ... c'est de ne pas laisser refroidir les œufs, ni perdre le fruit de leurs amours, pour lequel ils ont déjà pris tant de soins : la femelle ne pouvant les quitter, le mâle va chercher et lui apporte sa subsistance; quelquefois même il la remplace, ou se réunit avec elle, pour augmenter la chaleur du nid et partager les ennuis de sa situation.
Page 229 - Là magnanimité : ils. dédaignent également les petits animaux et méprisent leurs insultes ; ce n'est qu'après avoir été longtemps provoqué par les cris importuns de la corneille ou de la pie que l'aigle se détermine à les punir de mort; d'ailleurs il ne veut d'autre bien que celui qu'il conquiert, d'autre proie que celle qu'il prend lui-même. La tempérance : il ne. mange presque jamais son gibier en entier, et il laisse, comme le lion, les débris et les restes aux autres animaux; quelque...
Page 309 - D'agréables poisons ne brûlent point ses veines; Tyr n'altéra jamais la blancheur de ses laines; II n'a point tous ces arts qui trompent notre ennui; Mais que lui manque-t-il? la nature est à lui. Des grottes("'), des étangs, une claire fontaine Dont l'onde, en murmurant, l'endort sous un vieux chêne; Un troupeau qui mugit, des vallons, des forêts; Ce sont là ses trésors, ce sont là ses palais. C'est dans les champs qu'on trouve une mâle...
Page 225 - Les oifeaux nous repréfentent donc tout ce qui fe patte dans un ménage honnête ; de l'amour fuivi d'un attachement fans partage , & qui ne fe répand enfuite que fur la famille. Tout cela tient, comme l'on voit...
Page 196 - Au sein d'une heureuse ignorance , Ton fils exempt de ces combats Est tombé doucement dans l'ombre du trépas.
Page 32 - Je crois que cet avis re« garde tous ceux qui ont l'honneur de parler en public. « Je me hâte d'en profiter, afin que ceux qui m'écoutent, « peut-être depuis trop longtemps, lui aient obligation,
Page 114 - L'habitude conduit à la sécurité, Et souvent celle-ci mène à l'ingratitude, Ainsi que l'animal , par son trop de bonté, En fit une épreuve bien rude ; Car, s'étant démenti de sa rigidité En faveur de la mine prude, Et de l'air de simplicité Dont l'hypocrite Osmin...
Page 117 - Voit le coup , et l'esquive en sautant à l'écart , Pas si bien cependant que la hache qui part , En faisant son chemin , ne lui coupe la queue . On dit qu'elle en parut de rage toute bleue. Que cela soit ou non , ce n'est rien que cela ; Pour le conte , il suffit que jaune , bleue ou brune , Sautant au...

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