Mercure de France, Volume 47

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1811
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Page 61 - Parthénon se coloraient de la plus belle teinte de la fleur du pêcher ; les sculptures de Phidias , frappées horizontalement d'un rayon d'or, s'animaient , et semblaient se mouvoir sur le marbre par la mobilité des ombres du relief; au loin , la mer et le Pirée étaient tout blancs de lumière ; et la citadelle de Corinthe , renvoyant l'éclat du jour nouveau brillait sur l'horizon du couchant, comme un rocher de pourpre et de feu.
Page 61 - J'ai craint qu'il ne fût vrai, je suis vite accouru. Ce maudit songe en est la cause.
Page 61 - Albanaises qui tirent de l'eau ou qui lavent à des puits les robes des Turcs ; des paysans qui vont et viennent, conduisant des ânes, ou portant sur leur dos des provisions à la ville : il faut supposer toutes ces montagnes dont les noms sont si beaux, toutes ces ruines si célèbres, toutes ces îles, toutes ces mers non moins fameuses, éclairées d'une lumière éclatante.
Page 59 - ... qu'ils n'avaient point à Sparte. L'amour de la patrie et de la liberté n'était point pour les Athéniens un instinct aveugle, mais un sentiment éclairé, fondé sur ce goût du beau dans tous les genres, que le ciel leur avait si libéralement départi ; enfin, en passant des ruines de Lacédémone aux ruines d'Athènes, je sentis que j'aurais voulu mourir avec Léonidas, et vivre avec Périclès.
Page 56 - Quand est-ce que le sang des Turcs se mêlera avec celui des Perses sur les plaines de Marathon, pour laisser la Grèce entière à la religion, à la philosophie et aux beauxarts, qui la regardent comme leur patrie?
Page 56 - ... l'esprit même de l'antiquité. Je Cherche cet aréopage où saint Paul annonça aux sages du monde le Dieu inconnu ; mais le profane vient après le sacré, et je ne dédaigne pas de descendre au Pirée, où Socrate fait le plan de sa république ; je monte au double sommet du Parnasse ; je cueille les lauriers de Delphes et je goûte les délices de Tempe.
Page 63 - Il ne tient point par son origine à de grandes nations civilisées ; on ne rencontre point le nom de ses ancêtres dans les fastes des empires : les contemporains de ses aïeux sont de vieux chênes encore debout.
Page 63 - ... du monde, entre l'Afrique et l'Asie , erre dans les brillantes régions de l'aurore, sur un sol sans arbres et sans eau. Il faut parmi les tribus des descendants d'Ismaël des maîtres, des serviteurs, des animaux domestiques, une liberté soumise à des lois.
Page 61 - Il faut maintenant se figurer tout cet espace tantôt nu et couvert d'une bruyère jaune, tantôt coupé par des bouquets d'oliviers, par des carrés d'orge, par des sillons de vignes: il faut se représenter des fûts de colonnes et des bouts de ruines anciennes et modernes, sortant du milieu de ces cultures...
Page 61 - J'ai vu du haut de l'Acropolis le soleil se lever entre les deux cimes du mont Hymette : les corneilles qui nichent autour de la citadelle , mais qui ne franchissent jamais son sommet, planoient au-dessous de nous ; leurs ailes noires et lustrées étoient glacées de rosé par les premiers reflets du jour...

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