Essai sur la vie et les oeuvres de Georges de Brébeuf (1617?-1661)

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Société française d'imprimerie et de librairie, 1897 - 492 pages
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Page 409 - C'est de lui que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux; Et par les traits divers de figures tracées, Donner de la couleur et du corps aux pensées.
Page 282 - Ainsi, d'une voix plaintive, Exprimera ses remords La pénitence tardive Des inconsolables morts. Ce qui faisait leurs délices, Seigneur, fera leurs supplices ; Et par une égale loi Tes saints trouveront des charmes Dans le souvenir des larmes Qu'ils versent ici pour toi.
Page 430 - Le sublime est une certaine force, de discours propre à élever et à ravir l'âme, et qui provient ou de la grandeur de la pensée et de la noblesse du sentiment, ou de la magnificence des paroles, ou du tour harmonieux, vif et animé de l'expression; c'est-à-dire, d'une de ces choses regardées séparément, ou, ce qui fait le parfait sublime, de ces trois choses jointes ensemble.
Page 180 - Guerre en cruautez féconde, Où Pharsale jugea de l'empire du Monde, Et servant de théâtre à de fameux revers, Mit enfin à la chaîne et Rome et l'Univers : Guerre plus que civile, où la fureur d'un homme Fit voir Aigle contre Aigle, et Rome contre Rome, Le sang contre le sang lâchement déclaré, L'audace triomphante et le crime adoré ; Où des Peuples divers la valeur soulevée Fit le sort des Humains d'une offenre privée, Et partageant son zèle entre deux grans Rivaux, Vengea ses premiers...
Page 283 - Il ya des cœurs brisés par la douleur, refoulés par le monde, qui se réfugient dans le monde de leurs pensées, dans la solitude de leur âme, pour pleurer, pour attendre ou pour adorer; puissent-ils se laisser visiter par une muse solitaire comme eux, trouver une sympathie dans ses accords, et dire quelquefois en l'écoutant : Nous prions avec tes paroles, nous pleurons avec tes larmes, nous invoquons avec tes chants ! C'est à eux seuls que ces vers s'adressent.
Page 142 - Pour moi, je suis toujours prêt d'abjurer un style qui a gâté tout le monde, et sans le commandement exprès d'une personne de condition qui a toute sorte de pouvoir sur moi, je laisserais le Virgile à ceux qui en ont tant d'envie, et me tiendrais à mon infructueuse charge de malade, qui n'est que trop capable d'exercer un homme entier.
Page 477 - II, p. 3o9 et 31o, du Recueil de poésies diverses dédié à Mgr le prince de Conty par M. de la Fontaine; Paris, Pierre le Petit; 3 volumes in-12.
Page 162 - D'ailleurs, comme dans les beaux visages il ya toujours quelque chose qu'on voudrait qui n'y fût pas, aussi dans les meilleurs auteurs, il ya des endroits qu'il faut toucher ou éclaircir, particulièrement quand les choses ne sont faites que pour plaire: car alors on ne peut souffrir le moindre défaut; et pour peu qu'on manque de délicatesse, au lieu de divertir on ennuie.
Page 332 - ... fides in Ecclesia Dei fuit, statim post consecrationem verum Domini nostri Corpus, verumque ejus sanguinem sub panis et vini specie una cum ipsius anima et divinitate existere ; sed corpus quidem sub specie panis et sanguinem sub vini specie ex vi verborum : ipsum autem corpus sub specie vini et sanguinem sub specie panis, animamque sub utraque, vi naturalis illius connexionis et concomitantiae, qua partes Christi Domini, qui jam ex mortuis resurrexit, non amplius moriturus, inter se copulantur;...
Page 188 - Corneille a traités, et ses nobles expressions étaient si présentes à mon esprit qu'elles n'étaient pas un médiocre empêchement aux miennes. Dans ce poème inimitable qu'il a fait de la Mort de Pompée, il a traduit avec tant de succès ou même rehaussé avec tant de force ce qu'il a emprunté de Lucain et il a porté si haut la vigueur de ses pensées et la majesté de son raisonnement qu'il est sans doute un peu malaisé de le suivre.

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