Oeuvres nouvelles de Des Forges Maillard: Publiées avec notes, étude biographique, et bibliographie, Volume 1

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Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, 1888
 

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Page cxi - ... la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois. De murmurer contre elle et perdre patience, II est mal à propos; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos.
Page lxxix - Vous n'êtes point la Desforges-Maillard; De l'Hélicon ce triste hermaphrodite Passa pour femme , et ce fut son seul art ; Dès qu'il fut homme il perdit son mérite. Vous n'êtes point (et je m'y connais bien) Cette Corinne et jalouse et bizarre Qui par ses vers, où l'on n'entendait rien, En déraison l'emportait sur Pindare. Sapho plus sage, en vers doux et charmants.
Page xxvi - Toi dont la voix brillante a volé sur nos rives, Toi qui tiens dans Paris nos muses attentives, Qui...
Page lxxviii - Cœurs sensibles, cœurs fidèles. Qui blâmez l'amour léger, Cessez vos plaintes cruelles : Est-ce un crime de changer ? Si l'Amour porte des ailes, N'est-ce pas pour voltiger ? N'est-ce pas pour voltiger ? N'est-ce pas pour voltiger ? FIGARO s'avance à lui.
Page lxviii - II faut qu'il soit bien double, bien vain et bien mauvais, d'en avoir agi avec moi de cette manière. Je me console, n'étant pas le seul à qui il ait joué de pareils tours. Je...
Page 171 - Dépêchez-vous, monsieur Titon, Enrichissez votre Hélicon; Placez-y sur un piédestal Saint-Didier, Danchet et Nadal; Qu'on voie armés du même archet Nadal, Saint-Didier, et Danchet; Et couverts du même laurier Danchet, Nadal et Saint-Didier.
Page xxvii - N'est point encore assez, pour remplacer l'Amour. Je fais ce que. je puis, hélas ! pour être sage, Pour amuser ma liberté ; Mais si quelque jeune Beauté, Empruntant ta vivacité, Me parloit ton charmant langage, Je rentrerais bien-tôt dans ma captivité.
Page cii - ... remercié, et il doit sa disgrâce à un homme des Sables qu'il regardoit comme le plus chaud de ses amis, avec qui il étoit dans la plus étroite liaison, et qui l'a trahi ou plutôt calomnié auprès des supérieurs pour un intérêt fort modique. Notre ami n'eût pas manqué, à ce qu'il m'a dit, de tirer raison de cette lâcheté, si les lois de la guerre lui eussent permis d'attaquer un homme qui n'a qu'un bras.
Page xx - J'avois trop d'impatience de trouver l'occasion de vous marquer le cas que je fais de vos heureux talents, combien je vous honore et combien les gens du meilleur goût, les plus délicats et les plus difficiles admirent vos ouvrages. Tours ingénieux, pensées brillantes, belle simplicité, etc., tout s'y trouve. C'est là, mademoiselle, une partie des choses que j'avois sur le cœur et qu'il me tardoit d'avoir l'honneur de vous dire. Me voilà bien soulagé... On doit vous regarder comme la Deshoulières...
Page cxxvi - Une amitié de gendre est un soleil d'hiver, Une amitié de femme une chaleur d'orage, Une amitié d'enfant un fruit moins doux qu'amer. L'amitié n'est ailleurs qu'un vain nom, qu'un langage.

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