Musée des monumens français, ou, Description ... des statues ... bas-reliefs et tombeaux des hommes et des femmes célèbres, Volume 6

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Page 126 - Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse Du plus bel esprit de la Grèce, Ne me dédaigne pas, viens-t'en loger chez moi ; Tu n'y seras pas sans emploi : J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique. La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien Qui ne me soit souverain bien, Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique.
Page 125 - Qui ne t'ait pour unique objet. Nous autres nourrissons, si, pour fruit de nos veilles, Un bruit délicieux ne charmait nos oreilles ; Si nous ne nous sentions chatouillés de ce son , Ferions-nous un mot de chanson? Ce qu'on appelle gloire en termes magnifiques , Ce qui servait de prix dans les jeux Olympiques, N'est que toi proprement, divine Volupté. Et le plaisir des sens n'est-il de rien compté...
Page 125 - O douce Volupté, sans qui, dès notre enfance, Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux; Aimant universel de tous les animaux , Que tu sais attirer avecque violence ! Par toi tout se meut ici-bas. C'est pour toi, c'est pour tes appas...
Page 86 - Strada , qui fut son maître , lui donna du goût pour peindre les, animaux, genre dans lequel il a excellé. Son dessin est un peu lourd, mais ses compositions prouvent la beauté et la facilité de son génie. Sa gravure est inférieure à sa peinture. On a de lui , tant en tableaux qu'en estampes , beaucoup de sujets de batailles et de chasses. TEMPLE...
Page 112 - J'ai vu la beauté même et les graces dormantes. Un doux ressouvenir de cent choses charmantes Me suit dans les déserts. L'image de ces biens rend mes maux cent fois pires. Ma mémoire me dit : Quoi , Psyché , tu respires Après ce que tu perds...
Page 112 - Fallait-il être heureuse avant qu'être coupable ? Et si de me haïr, Amour, tu fus capable, Pourquoi m'aimer d'abord ? Que ne punissais-tu mon crime par avance ? Il est bien temps d'ôter à mes yeux ta présence Quand tu luis dans mon cœur ! Encor si j'ignorais la moitié de tes charmes ! Mais je les ai tous vus : j'ai vu toutes les armes Qui te rendent vainqueur. J'ai vu la beauté même et les grâces dormantes : Un doux ressouvenir de cent choses charmantes Me suit dans les déserts.
Page 112 - L'Image de ces biens rend mes maux cent fois pires. Ma mémoire me dit : Quoi ! Psyché, tu respires, Après ce que tu perds ? Cependant il faut vivre : Amour m'a fait défense D'attenter sur des jours qu'il tient en sa puissance, Tout malheureux qu'ils sont. Le cruel veut, hélas ! que me
Page 60 - Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile ; Et ne vous chargez point d'un détail inutile. Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant ; L'esprit rassasié le rejette à l'instant. Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
Page 80 - ... d'hyacinthe, et de soufre ; les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions, et il sortait de leur bouche du feu, de la fumée, et du soufre.
Page 121 - L'amant chiche, et la dame au cœur intéressé; La troupe des censeurs, peuple à l'amour rebelle; Ceux enfin dont les vers ont noirci quelque belle.

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