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IMPRIMERIE DE DEMONVILLE.

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A PARIS,
Chez RIVALS aîné et DEMONVILLE, Éditeurs,

RUE CHRISTINE, no 2.

1824.

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DU CLERGÉ

ET

DES AMIS DE LA RELIGION.

PRODUCTIONS ET DOCTRINE DES AUTEURS.

POÉSTE.

Le Fille de Louis XVI.

ODE.

Un volcan furieux, berceau de noirs orages,
De sa lave en grondant inondoit nos rivages,
Embrasoit nos cités, consumoit nos moissons.
Partout fuyoient au loin nos peuplades craintives,

Et de leurs voix plaintives,
Elles faisoient gémir les échos des vallons.
Il étoit arrivé le jour de la vengeance!....
Et l'abîme s'ouvroit pour engloutir la France.
L'Eternel courroucé, des peuples supplians
V
oyoit les maux affreux d'un wil inexorable ;

Sa colère implacable Lançoit toujours sur nous ses foudres dévorans, « Quoi, Dieu terrible, encor de nouvelles victimes » Vont tomber sous tes coups pour expier nos crimes ! Quoi! vingt ans de malheurs ne peuvent t'attendrie!

Tome 5e.

» Ah! sois encor pour nous le Dieu bon qui pardonne;

» Ét du haut de ton trône
Considère nos maux et laisse-toi fléchir!
» Non, non , je l'ai juré, vos prières sont vaines ;
» Votre sang criminel abreuvera vos plaines.

Vous avez sans remords immolé votre roi!...
Et je pardonnerois ..... Non; sa tête sanglanto

» Encore pâle et fumante,
» Appelle la vengeance et l'exige de moi.

Mais qu'entends-je ? Une voix... C'est l'auguste Marie;
Dans son cruel exil, les maux de sa patrie,
De cette infortunée angmentent les douleurs.
Elle chérit encor cette coupable France,

Où dès sa tendre enfance, Elle se vit en proie aux plus affreux malheurs. « O mon père, dit-elle , âme pure et sublime, » Qui, comme un Dieu mourant, as pardonné le crime, >> Le céleste courroux sera-t-il éternel? » Ah! daigne de ta fille écouter la prière ;

Conjure un Dieu sévère
» De jeter sur la France un regard paterncl.
Elle dit, et soudain sa prière fervente
S'envole vers Louis : à cette voix touchante,
Sur'un nuage d'or , de l'Olympe azuré,
Descend le roi-martyr que la gloire environne;

L'immortelle couronne ,
Doux prix de ses vertus, orne son front sacré.

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« Console-toi, dit-il, ô ma fille chéric; » Ooi, des jours plus heureux luiront pour ta patrie. » L'Eternel est fléchi; ta prière , tes pleurs, » Ont éteint dans ses mains la foudre mugissante ;

» De la France tremblante, » Sous un ciel plus serein , vont finir les malheurs.

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