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» torride. Nous prendrons le quart de cette déclinaison » après l'avoir réduite en minutes ; & si on l'ôte de la som» me des deux autres quantités, que nous ont fourni les » diamétres, on trouvera un nombre que nous nomme» rons l'Exposant des hauteurs des Marées, parce qu'il aura » toujours sensiblement le même rapport avec ces hauteursI I. » Lorsqu'on aura donc observé la hauteur d'une » grande Marée à la fuite d'une nouvelle & pleine Lune» » il n'y aura qu'à en chercher l'Exposant , comme nous » venons de l'indiquer ; & si on calcule après cela le mê» me Exposant pour toute autre nouvelle ou pleine Lu» ne , il ne reftera plus qu'une simple régle de Trois à » faire pour trouver la quantité du flux & reflux. Le pre» mier Exposant sera à la hauteur de la Marée observée » » comme tout autre Exposant trouvé pour une autre fyzy» gie sera à la hauteur qu'on vouloit découvrir. I 2. » Si on demande la hauteur de la Marée pour une » des quadratures, & non pas pour une nouvelle ou plei» ne Lune, il suffira, lorsqu'on en cherchera l'Exposant, de » soustraire les deux tiers du diamétre apparent # Soleil, » au lieu de les ajoûter; & il n'y aura aucune autre diffé» rence dans le calcul. I 3. » Nous éclaircirons tout ce que nous venons de » dire par un exemple. Nous supposerons qu'on a observé » dans un certain Port le 19 Mars 1745, un jour & demi » après la pleine Lune, que la hauteur de la Marée a été » de 17 pieds 6 pouces, & nous chercherons combien la » Mer montera dans le même Port à la nouvelle Lune » de Juin 1754. I 4. » Nous trouverons d'abord, comme nous l'avons » expliqué à la fin du Livre précédent, les diamétres du » Soleil & de la Lune pour l'instant de la pleine Lune de » Mars 1745 ; nous ne chercherons pas ces diamétres » pour l'instant de la Marée, mais pour celui de la fyzy»gie, parce que la grandeur du flux & reflux dépend des » circonstances de la syzygie , quoiqu'elles soient antérieures d'environ un jour & demi : il faut ce jour & demi « pour qu'elles produisent leur effet ici-bas. Nous trou- « vons 33’ 22" pour le diamétre apparent de la Lune, ou « 2oo2", & pour celui du Soleil 32/ 18", ou 1938". Nous « ajoûterons le double & un tiers du premier de ces dia « métres, avec les deux tiers du second; ce qui nous don- « nera 5963 : la déclinaison de la Lune étoit alors d'en- « viron 2 deg. 16 min. comme on l'apprendra de quelque « Calendrier, ou bien on prendra la déclinaison du † (( leil pour le même jour. Si l'on soustrait de 59 63 le « † de cette déclinaison réduite en minutes , il vien- « ra 5929 pour l'Exposant de la grandeur du flux & re- « flux observé de 17 pieds 6 pouces le 19 Mars 1745 dans « le Port dont il s'agit. « I 5. Il faudra faire la même chose pour le 2o Juin « 1754. On trouvera le diamétre de la Lune de 3 1’42" , « celui du Soleil de 3 1’4o’, & la déclinaison de la Lune « de 18 # 34 min. ce qui donnera 4438 , 1267 & « 278 pour les trois produits : on ôtera le dernier de ces « nombres de la somme des deux premiers ; mais s'il s'a- « # d'une quadrature, on ôteroit aussi le second nom « re. On aura 5427 pour l'Exposant, & ce sera le troisié- « me terme de la régle de Trois , dont le premier terme « sera 5929 , & le second 17 pieds 6 pouces, hauteur de « la Marée observée. Enfin la régle de Trois étant faite, il « viendra un peu plus de 16 pieds pour la hauteur qu'aura « la Marée à la nouvelle Lune de Juin 1754. « I 6. Le calcul ne sera guére moins exact, & on l'a- « brégera assez considérablement, en cherchant simple « ment la différence des hauteurs des Marées. On verra « de combien augmentent ou diminuent depuis un tems « jusqu'à l'autre les diamétres apparens du Soleil & de la « Lune. On prendra avec les † tiers du changement « ue souffre le premier de ces diamétres , le double & « un tiers de la différence à laquelle est sujet le second, & « on prendra de plus le quart de la différence # la décli « 81J

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Des Moyens # emploie en Mer pour observer la hauteur des Astres.

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2 o. Les Pilotes se sont servi pendant très-long-tems & ils se servent encore actuellement de l'Arbalestrille, qui est un instrument composé de deux piéces principales, qui forment une espéce de croix. L'une de ces piéces, qui est ordinairement d'ébène ou de quelqu'autre bois dur, se nomme la Fléche. C'est un bâton quarré qui a deux pieds & demi ou trois pieds de longueur, lequel passe perpendiculairement au travers de l'autre piéce qu'on nomme le Marteau, qui est percée d'un trou quarré. La Fléche doit glisser librement dans ce trou , mais ne doit pas y jouer ; & il faut que les deux piéces fassent toujours des angles exactement droits, ce qui oblige de rendre le marteau beaucoup plus épais vers le milieu.

2 I. La Fléche est graduée sur chacune de ses quatre faces ; on voit fur chacune deux rangées de chiffres, l'une vient en augmentant vers le bout de la Fléche , qui est plat, & qu'on nomme le Bout de l'œil, par la raison qu'on verra dans un instant. Cette rangée ou colomne de chiffres finit à 9o degrez, qui est la plus grande hauteur, & l'autre colomne marque le complément ou les distances de l'Astre au Zénith. Celle-ci commence par zéro qui est marqué vis-à-vis de 9o degrez de hauteur ; on trouve 1o degrez de complément vis-à-vis de 8o degrez de hauteur ;

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