Oeuvres de Gresset ...

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Chez Ant. Aug. Renouard., 1840 - 444 pages
 

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Page 243 - Et réalisez-vous cet être imaginaire, Ce petit préjugé qui ne va qu'au vulgaire? Pour moi, je n'y crois pas : soit dit sans intérêt, Tout le monde est méchant, et personne ne l'est : On reçoit et l'on rend ; on est à peu près quitte. Parlez-vous des propos? comme il n'est ni mérite, Ni goût, ni jugement qui ne soit contredit, Que rien n'est vrai sur rien ; qu'importe ce qu'on dit?
Page 233 - Malgré tous les efforts de leur petite envie, Une froide épigramme, une bouffonnerie, A ce qui vaut mieux qu'eux n'ôtera jamais rien, Et, malgré les plaisants, le bien est toujours bien. J'ai vu d'autres méchants d'un grave caractère, Gens laconiques, froids, à qui rien ne peut plaire ; Examinez-les bien, un ton sentencieux Cache leur nullité sous un air dédaigneux...
Page 243 - Eh bien, on dit ailleurs qu'Éraste est amusant. Si vous parlez des faits et des tracasseries, Je n'y vois, dans le fond, que des plaisanteries ; Et si vous attachez du crime à tout cela, Beaucoup d'honnêtes gens sont de ces fripons-là : L'agrément couvre tout, il rend tout légitime.
Page 244 - Tout est indifférent pour les âmes sublimes. Le plaisir, dites-vous, y gagne ; en vérité, Je n'ai vu que l'ennui chez la méchanceté : Ce jargon éternel de la froide ironie, L'air de dénigrement, l'aigreur, la jalousie, Ce ton mystérieux, ces petits mots sans fin, Toujours avec un air qui...
Page 238 - Pour chasser ce nuage, et voir avec clarté Que l'homme n'est point fait pour la méchanceté, Consultez, écoutez pour juges, pour oracles, Les hommes rassemblés; voyez à nos spectacles, Quand on peint quelque trait de candeur, de bonté, Où brille en tout son jour la tendre humanité, Tous les cœurs sont remplis d'une volupté pure, Et c'est là qu'on entend le cri de la nature.
Page 257 - J'instruirai l'univers de sa mauvaise foi , Sans me cacher: je veux qu'il sache que c'est moi. Un rapport clandestin n'est pas d'un honnête homme, Quand j'accuse quelqu'un , je le dois et me nomme.
Page 183 - Et le plaisir de faire une infidélité. Laissez la bergerie, et, sans trop de franchise, Soyez de votre siècle, ainsi que Cidalise : Ayez-la, c'est d'abord ce que vous lui devez, Et vous l'estimerez après, si vous pouvez : Au reste affichez tout.
Page 156 - LISETTE. Mais oui, si ce n'est non. FLORISE. Comment donc ? LISETTE. Mais, madame, au ton dont il s'explique, A son air, où l'on voit dans un rire ironique L'estime de lui-même et le mépris d'autrui, Comment peut-on savoir ce qu'on tient avec lui? Jamais ce qu'il vous dit n'est ce qu'il veut vous dire. Pour moi, j'aime les gens dont l'âme peut se lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non.
Page 297 - Je suis avec un profond respect, MONSEIGNEUR, Votre très humble et très obéissant serviteur, RACINE.
Page 244 - L'ami de la maison ; si vous voulez le bien ; Allons trouver Géronte, et qu'il ne cache rien. Sa défiance ici tous deux nous déshonore : Je lui révélerai des choses qu'il ignore ; Vous serez notre juge : allons, secondez-moi, Et soyons tous trois sûrs de notre bonne foi.

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