De l'Allemagne, Volume 3

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H. Nicolle, 1814 - 415 pages
 

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Page 260 - Chimboraço pour découvrir au point le plus élevé du globe quelques phénomènes inconnus; tantôt ils étudient les langues de l'Orient pour y chercher l'histoire primitive de l'homme; tantôt ils vont à Jérusalem pour faire sortir des ruines saintes une étincelle qui ranime la religion et la poésie, enfin ils sont vraiment le peuple de Dieu ces hommes qui ne désespèrent pas encore de la race de l'espèce humaine et veulent lui conserver l'empire de la pensée.
Page 275 - Les monuments et même les ruines qui attestent l'influence de la religion sur les hommes intéressent vivement notre âme; car les guerres d'opinion , quelque cruelles qu'elles soient , font plus d'honneur aux nations que les guerres d'intérêt. Luther est , de tous les grands hommes que l'Allemagne...
Page 400 - ... conserver. La poésie et les beaux-arts servent à développer dans l'homme ce bonheur d'illustre origine qui relève les cœurs abattus, et met à la place de l'inquiète satiété de la vie le sentiment habituel de l'harmonie divine dont nous et la nature faisons partie. Il n'est aucun devoir, aucun plaisir, aucun sentiment qui n'emprunte de l'enthousiasme je ne sais quel prestige, d'accord avec le pur charme de la vérité.
Page 134 - Sans doute tout ce qui est beau doit faire naitre des sentiments généreux , et ces sentiments excitent à la vertu ; mais dès qu'on a pour objet de mettre en évidence un précepte de morale, la libre impression que produisent les chefs-d'œuvre de l'art est nécessairement détruite ; car le but , quel qu'il soit, quand il est connu , borne et gêne l'imagination.
Page 135 - D'où vient que ce qui sert au maintien de notre vie a moins de dignité que les beautés sans but? C'est que le beau nous rappelle une existence immortelle et divine , dont le souvenir et le regret vivent à la fois dans notre cœur.
Page 136 - ... l'indignation contre le coupable , et l'enthousiasme pour l'homme vertueux. Les Allemands ne considèrent point, ainsi qu'on le fait d'ordinaire , l'imitation de la nature comme le principal objet de l'art; c'est la beauté idéale qui leur paraît le principe de tous les chefs-d'œuvre, et leur théorie poétique est, à cet égard, tout a fait d'accord avec leur philosophie.
Page 76 - On appelle, dans la philosophie allemande, idées subjectives celles qui naissent de la nature de notre intelligence et de ses facultés et idées, objectives toutes celles qui sont excitées par les sensations.
Page 236 - Il vaut mieux renfermer les femmes comme des esclaves, ne point exciter leur esprit ni leur imagination, que de les lancer au milieu du monde, et de développer toutes leurs facultés, pour leur refuser ensuite le bonheur que ces facultés leur rendent nécessaire.
Page 265 - ... vue la religion est considérée en Allemagne, et comment on a trouvé le moyen d'y rattacher tout le système littéraire et philosophique dont j'ai tracé l'esquisse. C'est une chose imposante que cet ensemble de pensées qui développe à nos yeux l'ordre moral tout entier, et donne à cet édifice sublime le dévouement pour base et la Divinité pour faîte. C'est au sentiment de l'infini que la plupart des écrivains allemands rapportent toutes les idées religieuses. L'on demande s'il est...
Page 175 - Il est donc aisé de prévoir ce qui sera sacrifié dans l'édifice des pensées, quand l'on n'y donne qu'une place superflue à l'idée centrale du monde et de nous-mêmes. La conduite d'un homme n'est vraiment morale que quand il ne compte jamais pour rien les suites heureuses ou malheureuses de ses actions, lorsque ses actions sont dictées par le devoir.

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