Oeuvres complètes, Volume 1

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Page 479 - LISETTE. Mais oui, si ce n'est non. FLORISE. Comment donc ? LISETTE. Mais, madame, au ton dont il s'explique, A son air, où l'on voit dans un rire ironique L'estime de lui-même et le mépris d'autrui, Comment peut-on savoir ce qu'on tient avec lui? Jamais ce qu'il vous dit n'est ce qu'il veut vous dire. Pour moi, j'aime les gens dont l'âme peut se lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non.
Page 567 - Une société peu nombreuse, et qui s'aime, Où vous pensez tout haut, où vous êtes vous-même, Sans lendemain, sans crainte, et sans malignité, Dans le sein de la paix et de la sûreté : Voilà le seul bonheur honorable et paisible D'un esprit raisonnable, et d'un cœur né sensible. Sans amis, sans repos, suspect et dangereux, L'homme frivole et vague est déjà malheureux; Mais jugez avec moi combien l'est davantage Un méchant affiché, dont on craint le passage ; Qui...
Page 490 - Je ne m'ennuierai point pour ma chère moitié : Aimera qui pourra. Florise, cette folle Dont je tourne à mon gré l'esprit faux et frivole , Qui, malgré l'âge, encore a des prétentions, Et me croit transporté de ses perfections, Florise pense à moi. C'est pour notre avantage Qu'elle veut de Chloé rompre le mariage...
Page 564 - J'ai rencontré souvent de ces gens à bons mots , De ces hommes charmants qui n'étoient que des sots; Malgré tous les efforts de leur petite envie, Une froide épigramme, une bouffonnerie, A ce qui vaut mieux qu'eux n'ôtera jamais rien ; Et, malgré les plaisants, le bien est toujours...
Page 520 - N'aurait jamais produit le trouble où je me voi. Si tu le connaissais, si tu pouvais l'entendre, Ah ! tu saurais trop bien qu'on ne peut s'y méprendre ; Que rien ne lui ressemble , et que ce sont des traits Qu'avec d'autres , Lisette , on ne confond jamais. Le doux saisissement d'une joie imprévue, Tous les plaisirs du cœur m'ont remplie à sa vue : J'ai voulu l'appeler, je...
Page 510 - Selon vous; on perdrait son temps, la nouveauté, Et le plaisir de faire une infidélité. Laissez la bergerie , et , sans trop de franchise, Soyez de votre siècle , ainsi que Cidalise : Ayez-la , c'est d'abord ce que vous lui devez , Et vous l'estimerez après si vous pouvez : Au reste, affichez tout. Quelle erreur est la vôtre! Ce n'est qu'en se vantant de l'une qu'on a l'autre, Et l'honneur d'enlever l'amant qu'une autre a pris A nos gens du bel air met souvent tout leur prix. VALÈRE.
Page 475 - Non : il peut rester fat ; n'en voit-on pas sans cesse Qui jusqu'à quarante ans gardent l'air éventé, Et sont les vétérans de la fatuité ? GÉRONTE. Laissons cela. Cléon sera donc notre arbitre. Je veux vous demander sur un autre chapitre Un peu de complaisance, et j'espère, ma sœur... FLORISE. Ah ! vous savez trop bien tous vos droits sur mon cœur.
Page 496 - La parenté m'excède, et ces liens, ces chaînes De gens dont on partage ou les torts ou les peines, Tout cela préjugés, misères du vieux temps; C'est pour le peuple enfin que sont faits les parents.
Page 575 - Eh bien, on dit ailleurs qu'Éraste est amusant. Si vous parlez des faits et des tracasseries, Je n'y vois, dans le fond, que des plaisanteries ; Et si vous attachez du crime à tout cela, Beaucoup d'honnêtes gens sont de ces fripons-là : L'agrément couvre tout, il rend tout légitime.
Page 575 - On reçoit et l'on rend ; on est à peu près quitte : Parlez-vous des propos ? comme il n'est ni mérite, Ni goût, ni jugement qui ne soit contredit, Que rien n'est vrai sur rien, qu'importé ce qu'on dit ? Tel sera mon héros, et tel sera le vôtre.

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