Praktischer Lehrgang zur schnellen und leichten Erlernung der französischen Sprache

Couverture
F. Saler, 1862

À l'intérieur du livre

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 128 - ... qu'il y en avait deux qui aimaient ses sœurs. Elle pria son père de les marier; car elle était si bonne qu'elle les aimait et leur pardonnait de tout son cœur le mal qu'elles lui avaient fait. Ces deux méchantes filles se frottèrent les yeux avec un oignon pour pleurer lorsque la Belle partit avec son père; mais ses frères pleuraient tout de bon...
Page 134 - Elle est bonne, cela vaut mieux que tout le reste. Pourquoi n'ai-je pas voulu l'épouser? Je serais plus heureuse avec elle, que mes sœurs avec leurs maris. Ce n'est ni la beauté, ni l'esprit d'un mari, qui rendent une femme contente, c'est la bonté du caractère, la vertu, la complaisance, et la bête a toutes ces bonnes qualités. Je n'ai point d'amour pour elle, mais j'ai de l'estime, de l'amitié et de la reconnaissance. Allons, il ne faut pas la rendre malheureuse; je me reprocherais toute...
Page 129 - Non, mon père, lui dit la Belle avec fermeté, vous partirez demain matin et vous m'abandonnerez au secours du Ciel; peut-être aura-t-il pitié de moi. » Ils allèrent se coucher et croyaient ne pas dormir de toute la nuit; mais à peine furent-ils dans leurs lits que leurs yeux se fermèrent. Pendant son sommeil, la Belle vit une dame qui lui dit: « Je suis contente de votre bon cœur, la Belle.
Page 132 - ... pénétré de douleur, lorsqu'elle lui disait que non. Elle lui dit un jour : vous me chagrinez la bête, je voudrais pouvoir vous épouser ; mais je suis trop sincère pour vous faire croire que cela arrivera jamais. Je serai toujours votre amie, tâchez de vous contenter de cela. Il le faut bien, reprit la bête, je me rends justice. Je sais que je suis bien horrible ; mais je vous aime beaucoup ; cependant je suis trop heureux de ce que vous voulez bien rester ici ; promettezmoi que vous ne...
Page 137 - Gardez-vous en bien, reprit la femme ; car je me tuerais s'il fallait vivre avec ce boudin à mon nez. Croyez-moi, il nous reste un souhait à faire, laissez-le-moi, ou je vais me jeter par la fenêtre. En disant ces paroles, elle courut ouvrir la fenêtre ; et son mari, qui l'aimait, lui cria : — Arrête, ma chère femme ! je te donne la permission de souhaiter tout ce que tu voudras. — Eh bien, dit la femme, je souhaite que le boudin tombe à terre.
Page 128 - Non, ma sœur, lui dirent ses trois frères, vous ne mourrez pas : nous irons trouver ce monstre, et nous périrons sous ses coups, si nous ne pouvons le tuer.
Page 129 - Je suis contente de votre bon cœur, la Belle ; la bonne action que vous faites en donnant votre vie, pour sauver celle de votre père, ne demeurera point sans récompense.
Page 123 - Elles allaient tous les jours au bal, à la comédie, à la promenade, et se moquaient de leur cadette, qui employait la plus grande partie de son temps à lire de bons livres. Comme on savait que ces filles étaient fort riches, plusieurs gros marchands les demandèrent en mariage ; mais les deux aînées répondirent qu'elles ne se marieraient jamais, à moins qu'elles ne trouvassent un duc, ou tout au moins un comte. La Belle (car je vous ai dit que c'était le nom de la plus jeune), la Belle,...
Page 136 - Au même instant, ils virent dans leur chambre une très belle dame, qui leur dit : Je suis une fée, je vous promets de vous accorder les trois premières choses que vous souhaiterez ; mais prenez-y garde, après avoir souhaité trois choses, je ne vous accorderai plus rien.
Page 130 - Ses sœurs venaient au-devant de lui et, malgré les grimaces qu'elles faisaient pour paraître affligées, la joie qu'elles avaient de la perte de leur sœur paraissait sur leur visage. Un moment après, tout cela disparut, et la Belle ne put s'empêcher de penser que la Bête était bien complaisante et qu'elle n'avait rien à craindre.

Informations bibliographiques