Lycée: ou Cours de littérature ancienne et moderne

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P. Pourrat frères, 1839
 

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Page 170 - A cet air vénérable, à cet auguste aspect, Les meurtriers surpris sont saisis de respect; Une force inconnue a suspendu leur rage. ,,Compagnons," leur dit-il, ,,achevez votre ouvrage, Et de mon sang glacé souillez ces cheveux blancs Que le sort des combats respecta quarante ans. Frappez, ne craignez rien: Coligny vous pardonne; Ma- vie est peu de chose et je vous l'abandonne; J'eusse aimé mieux la perdre en combattant pour vous!
Page 136 - Des morts épouvantés les ossements poudreux, Ainsi qu'un pur froment, sont préparés par eux. Que n'osent point tenter les extrêmes misères ! On les vit se nourrir des cendres de leurs pères. Ce détestable mets avança leur trépas, Et ce repas pour eux fut le dernier repas.
Page 358 - Sais-tu pourquoi mes vers sont lus dans les provinces, Sont recherchés du peuple, et reçus chez les princes? Ce n'est pas que leurs sons, agréables, nombreux, Soient toujours à l'oreille également heureux; Qu'en plus d'un lieu le sens n'y gêne la mesure, Et qu'un mot quelquefois n'y brave la césure : Mais c'est qu'en eux le vrai , du mensonge vainqueur, Partout se montre aux yeux, et va saisir le cœur; Que le bien et le mal y...
Page 191 - Change en bien tous les maux où le ciel m'a soumis , Compagne de mes pas dans toutes mes demeures , Dans toutes les saisons , et dans toutes les heures : Sans toi tout homme est seul; il peut par ton appui Multiplier son être, et vivre dans autrui.
Page 240 - L'un près de l'autre ils glissent, et sur l'herbe Laissent, loin d'eux, de tortueux sillons; Les yeux en feu, lèvent, d'un air superbe, Leurs cous...
Page 310 - Écrasent en tombant les épis renversés; Le tonnerre et les vents déchirent les nuages; Le fermier de ses champs contemple les ravages, Et presse dans ses bras ses enfants effrayés.
Page 98 - Tel qu'échappé du sein d'un riant pâturage, Au bruit de la trompette animant son courage, Dans les champs de la Thrace un coursier orgueilleux, Indocile, inquiet, plein d'un feu belliqueux...
Page 122 - Mais ce que l'avenir aura peine à comprendre, Ce que vous-même encore à peine vous croirez, Ces monstres furieux de carnage altérés, Excités par la voix des prêtres sanguinaires, Invoquaient le Seigneur en égorgeant leurs frères, Et, le bras tout souillé du sang des innocents, Osaient offrir à Dieu cet exécrable encens. O combien de héros indignement périrent ! Rénel et Pardaillan chez les morts descendirent...
Page 250 - Si ma chambre est ronde ou carrée . C'est ce que je ne dirai pas : Tout ce que j'en sais sans compas. C'est que, depuis l'oblique entrée , Dans cette cage resserrée On peut former jusqu'à six pas. Une lucarne mal vitrée , Près d'une gouttière livrée A d'interminables sabbats , Où l'université des chats , A minuit , en robe fourrée , Vient tenir ses...
Page 222 - Que dispersent au loin des vents officieux , Tantôt , féconde pluie , arrose nos campagnes , Tantôt retombe en neige et blanchit nos montagnes. Sur ces rocs sourcilleux, de frimas couronnés, Réservoirs des trésors qui nous sont destinés , Les flots de l'océan , apportés goutte à goutte , Réunissent leur force, et s'ouvrent une route.

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