Extraits littéraires, ou Beautés de la littérature françoise, recueillies par C. Turrell

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Page 277 - elle avoit encor cet éclat emprunté, Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage, Pour réparer des ans l'irréparable outrage. " Tremble m'at-elle dit, fille digne de moi ; " Le cruel Dieu des Juifs l'emporte aussi sur toi : " Je te plains de tomber dans ses mains redoutables, " Ma fille." En achevant ces mots épouvantables, Son ombre vers mon lit
Page 216 - Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il ya des nommes, et qui pensent. Sur ce qui concerne les mœurs, le plus beau et le meil leur est enlevé : l'on ne fait que glaner après
Page 157 - si fort, qu'il faut avoir perdu tout sentiment pour être dans l'indifférence de savoir ce qui en est. Toutes nos actions, toutes nos pensées doivent prendre des routes si différentes, selon qu'il y aura des biens éternels à espérer ou non, qu'il est impossible de faire une démarche avec
Page 233 - eussent fabriqué ce livre qu'il ne l'est qu'un seul en ait fourni le sujet. Jamais des auteurs Juifs n'eussent trouvé ni ce ton, ni cette morale, et l'Évangile a des caractères de vérité si grands, si frappans si parfaitement inimitables, que l'inventeur en seroit plus étonnant que le Héros.
Page 243 - à peine. Plût au Ciel que de vrais amis, Telle qu'elle est dit-il, elle pût être pleine ! Le bon Socrate avoit raison De trouver pour ceux-là trop grande sa maison. Chacun se dit ami ; mais fou qui s'y repose, Rien n'est plus commun que ce nom, Rien n'est plus rare que la chose.
Page 287 - royaux l'ordinaire intendant Fit venir le meunier, et d'un ton important : "II nous faut ton moulin; que veux-tu qu'on t'en donne? —Rien du tout ; car j'entends ne le vendre à personne. // vous faut, est fort bon.. .. mon moulin est à moi.. .. Tout aussi bien, au moins, que la Prusse est au roi. —Allons
Page 288 - bien le prendre? Je suis le maître.—Vous !.... de prendre mon moulin? Oui, si nous n'avions pas des juges à Berlin. Le monarque, à ce mot, revient de son caprice. Charmé que sous son règne on crût à la justice, II rit, et se tournant vers quelques courtisans : *' Ma foi, messieurs, je crois qu'il faut
Page 99 - Triolet. Le premier jour du mois de mai Fut le plus heureux de ma vie. Le beau dessein que je formai, Le premier jour du mois de mai ! Je vous vis, et je vous aimai. Si ce dessein vous plut, Sylvie, Le premier jour du mois de mai Fut le plus heureux de ma vie.
Page 284 - Est vain dans ses discours, volage en ses désirs, Rétif à la censure, et fou dans les plaisirs. L'âge viril, plus mûr, inspire un air plus sage, Se pousse auprès des grands, s'intrigue, se ménage, Contre les coups du sort songe à se maintenir, Et loin dans le présent regarde l'avenir. La vieillesse chagrine incessamment amasse
Page 289 - qu'à demi faite ; L'âge insensiblement nous conduit à la mort. Nous avons assez vu, sur la mer de ce monde, Errer au gré des vents notre nef vagabonde ; II est temps de jouir des délices du port. Plus on est élevé, plus on court de dangers : Les

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