La Pléiade françoise [avec notices biographiques et notes: Ronsard, P. de. œvvres. 1887-93. 6 v

Couverture
Charles Joseph Marty-Laveaux
A. Lemerre, 1893
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 303 - J'ay vescu, j'ay rendu mon nom assez insigne, Ma plume vole au Ciel pour estre quelque signe, Loin des appas mondains qui trompent les plus fins. Heureux qui ne fut...
Page 448 - Quant aux vers lyriques, tu feras le premier coupelet à ta volonté, pourveu que les autres suivent la trace du premier. Si tu te sers des noms propres des Grecs et Romains, tu les tourneras à la terminaison Françoise, autant que ton langage le permet, car il y en a beaucoup qui ne s'y peuvent nullement tourner.
Page 464 - Orlande, qui comme vne mouche à miel a cueilly toutes les plus belles fleurs des antiens, & outre...
Page 220 - Grevin aprés, toy mon Grevin encor, Qui dores ton menton d'un petit crespe d'or, A qui vingt et deux ans n'ont pas clos les années, Tu nous as toutesfois les Muses amenées, Et nous as surmontez, oui sommes ja grisons, Et qui pensions avoir Phebus en nos maisons.
Page 7 - Chutes à terre elles fussent demain. Cela vous soit un exemple certain Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries, En peu de temps cherront toutes flétries Et comme fleurs périront tout soudain. Le temps s'en va, le temps s'en va, ma Dame, Las ! le temps non, mais...
Page 302 - Vieille umbre de la terre, ainçois l'umbre d'Enfer, Tu m'as ouvert les yeux d'une chaisne de fer, Me consumant au lict, navré de mille pointes: Pour chasser mes douleurs ameine moy la Mort.
Page 447 - ... nature, non meschant, renfrongné, ne chagrin; mais animé d'un gentil esprit, ne laisseras rien entrer en ton entendement qui ne soit sur-humain et divin. Tu auras en premier lieu les conceptions hautes, grandes, belles, et non traînantes à terre. Car le principal poinct est l'invention, laquelle vient tant de la bonne nature que de la leçon des bons et anciens autheurs.
Page 456 - Tu les feras donc les plus parfaits que tu pourras, et ne te contenteras point (comme la plus grand part de ceux de nostre temps) qui pensent, comme j'ay dit, avoir accomply je ne sçay quoy de grand, quand ils ont rymé de la prose en vers. Tu as desja l'esprit assez bon pour descouvrir tels versificateurs par leurs miserables...
Page 267 - L'autre n'est rien que vent, que songe et que feintise. Vous aimez l'intellect, et moins je vous en prise: Vous volez, comme Icare, en l'air d'un beau malheur: Vous aimez les tableaux qui n'ont point de couleur. Aimer l'esprit, Madame, est aimer la sottise. Entre les courtisans, afin de les braver, II faut en disputant Trimegiste approuver, Et de ce grand Platon n'estre point ignorante. Mais moy qui suis bercé de telle vanité, Un discours fantastiq' ma raison ne contante: Je n'aime point le faux,...
Page 49 - Prodiguant le bon-heur, A de la corne riche Renversé tout l'honneur. Deux longs tertres te ceignent Qui , de leur flanc hardi , Les aquilons contraignent Et les vents du midi. Sur l'un Gastine...

Informations bibliographiques