L'Année littéraire, ou, Suite des lettres sur quelques écrits de ce temps, Volume 1

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1781
 

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Page 236 - O mon fils, je te conjure, par les mânes de ton père, par ta mère, par tout ce que tu as de plus cher sur la terre , de ne me laisser pas seul dans ces maux que tu vois. Je n'ignore pas combien je te serai à charge; mais il y aurait de la honte à m'abandonner; jette-moi à la proue, à la poupe, dans la sentine même , partout où je t'incommoderai le moins.
Page 241 - O rivages! ô promontoires de cette île! ô bêtes farouches! ô rochers escarpés! c'est à vous que je me plains; car je n'ai que vous à qui je puisse me plaindre : vous êtes accoutumés à mes gémissements. Faut-il que je sois trahi par le fils d'Achille?
Page 236 - ... feul dans les maux que tu vois. Je n'ignore pas combien je te ferai à charge; mais il y auroit de la* honte à m'abandonner : jette-moi à la proue, à la' poupe , dans la fentine même , par-tout où je t'incommoderai le moins.
Page 45 - ... rie vient de me nourrir , que je n'en » mangerai jamais d'autre , pour ne pas « perdre le goût qui m'en refte : à bon » droit m'avez rendu ce qui fut toujours » mien ». Raymond tranfporté de fureur, court, l'épée à la main , fur fa femme. Elle échappe au coup en fuyant , va fe précipiter volontairement par la fenêtre , & meurt de fa chûte.
Page 101 - D'un antre noir, séjour des tristes ombres , Où l'œil du monde est sans cesse éclipsé , Et que les vents n'ont jamais caressé. Là , de serpents nourrie et dévorée , Veille l'Envie honteuse et retirée , Monstre ennemi des mortels et du jour, Qui de soi-même est l'éternel vautour , Et qui , traînant une vie abattue , Ne s'entretient que du fiel qui le tue. Ses yeux...
Page 26 - Avec plaifir font toujours lus. Adieu. Qu'il eft cruel ce mot que je prononce ! Ma fin s'approche , tout l'annonce : Hélas ! & cet adieu peut-être eft le dernier ; Peut-être, quand tes yeux liront ces carafteres, Les miens feront fermés.
Page 229 - Je reconnois l'habic grec, cet habit qui m'eft encore fi cher. O qu'il me tarde d'entendre votre voix , & de retrouver fur vos lèvres une langue que je ne parle plus ! Soyez moins effrayés de la figure d'un inconnu, que touchés de pitié à la vue d'un malheureux , qui ie voit fans relïburce, abandonné des dieux 8e.
Page 45 - Oui , dit-elle , d'une voix où la tendrefl'e fe faifoit fcntir à travers le défefpoir ; oui , je l'ai trouvé tellement délicieux, ce mets dont votre barbarie vient de me -nourrir , que je n'en mangerai jamais...
Page 220 - ULYSSE. i\ ous voici dans Lemnos, dans cette île sauvage, Dont jamais nul mortel n'habita le rivage. Du plus vaillant des Grecs , ô vous , fils et rival, Fils d'Achille , ô Pyrrhus ! c'est sur ce bord fatal , Au pied de ces rochers, près de cette retraite, Que l'on abandonna le triste Philoctète. C'est moi qui l'ai rempli cet ordre de rigueur. Il le...

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