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ccasion de lui être utile, en lui fourni- ! T. Nelton, qui était entré le jour darat ssant quelques lettres de crédit et de dans notre ville. J'eus le plaisir de recommandation sur différentes places. l'avoir à diner chez moi le même jour, Je vous prie donc très-instainment et d'apprendre par moi-même que vous d'avoir égard à celle que je lui ai do- ne m'avez fait qu'une légère peinture nnée sur vous, et de lui procurer tous les de son mérite, qui, à ce que j'en puis amusemens qui pourront lui rendre le juger, va au-delà de tout ce qu'on en séjour de Paris agréable. Vous lui four- peut dire. Soyez persuadé que ce sera nirez, s'il vous plaît, pour ses besoins, avec le plus grand plaisir du monde jusqu'à dix mille francs; et vous en que je m'empresserai de lui être utile, prendrez une double quittauce, dont et de lui rendre tous les services qui se vous m'en enverrez une, et prendrez sur ront en mon pouvoir, pendant son sé. moi votre rembours des avances que jour dans cetic vilie. J'ai l'honneur de vous lui aurez faites. Je joins ici sa me dire, avec une parfaite affection. signature, afin que vous puissez la re

Monsieur, votre, &c. connaitre dans l'occasion, et vous guider en conséquence.* Je me flatte que Aris d'une Nouvelle Société. vous me saurez gié de vous avoir procuré la connaissance d'un jeune homme

Lettre Circulaire. d'esprit, et qui a reçu une très belle éducation. J'ai l'honneur d'étre,

A Londres, le 13 Janvier, 1816. Monsieur, voire, &c. MONSIEUR,--La Providence, à qui

jusqu'à ce jour il a plu de favoriser Réponse.

mon commerce, m'ayant suggéré l'o

ccasion de l'agrandir et d'étendre nee Mr. R, à Boston.

liaisons, j'ai cru ne pouvoir mieux faire A Paris, le 26 Juin, 1817.

que d'associer à mon travail le sieur MONSIEUR,- J'ai reçu l'honneur de B-, dont les lumières, en fait de la vôtre du 10 d'Avril dernier, qui me négoce, ne diffèrent point des miennes; porte copie et confirmation d'une lettre de sorte que, s'il plaît au Tout-puissant de crédit et de recommandation que de bénir nos travaux, nous nous flavous avez fournie à Monsieur T. Nelton, ttons de nous trouver en passe d'être Américain, qui doit passer par Paris. utiles à nos annis: ainsi, monsieur, lorsJe me ferai un viai plaisir de lui rendre que l'occasion s'en préseutera, disposez tons les services qui dépendront de moi, de nous, et soyez persuadé que tont ce n'ayant rien tant à cæur que de vous dont il vous plaira nous charger sera tén:oigner par des preuvos réelles com- ponctuellement exécuté, et à la lettre; bien je tas cas de tout ce qui me peut nous étant fait une loi de servir ceux venir de votre part; et je vous prie qui voudront nous employer avec cette d'ètre persuadé de mon exactitude dans intégrité qui fait la base et le plus ferme les deboursemens que je lui ferai, et de appui du commerce. Nous signerons la parfaite estime, avec laquelle j'ai dorénavant l'on pour l'autre, quoique l'honneur de me dire très-véritablement. sous un même formulaire, quand même Monsieur, votre, &c. l'un de nous deux serait absent, et nous

vous prions d'ajouter foi à la signature Réponse à la lettre de Crédit, inserée ci- ci-dessous, comme étant celle que nous dessus.

avons adoptée, et à laquelle nous voulons Mr. R- à Boston,

dans la suite nous conformer dans nos A Paris, le 4 Août, 1817.

affaires. Agréez nos offres de service

dans ces circonstances, et croyez que MONSIEUR, - Votre lettre du 10 d'avrilme fut remise hier

c'est très-véritablement que nous avons par monsieur

l'honneur de nous dire avec le plus par* Il est de la prudence d'envoyer, par fait dévouement, la poste, la signature de la personne qui

Monsieur, est chargée de la lettre de crédit, et

Vos très-bumbles, même de désigner sa figure; et cela pour et très-obéissans serviteurs, &c. éviter qu'en cas de volou de perte, quelqu’un ne se présente en sa place.

Avis dune Dissolution de Société.

mes amis, qui, à ce que j'espère, s'en Lettre Circulaire.

trouveront aussi bien que lorsque nos

forces et nos soins étaient réunis. Ayez A Londres, le 19 Jumvier, 1818. donc la bonté, monsieur, de prendre MONSIEUR,- Vingt années de tres connaissance de ce changement arrivé vail, bénies par la divine Providence, dans notre maison; et soyez persuadé m'ayant mis en état de me retirer de qu'en vous servant de celai à qui je re. l'embarras des affaires qui obsèdent or. mets l'entière direction de nos affaires, dinairement toute personne qui se donne vous en retirerez le méme avantage au commerce, j'ai cru ne pouvoir mieux que ci-devant. Nos comptes sont li. faire quo de remettre à mon associé quidés, et su seule signature sera désok tout le poids que nous avions jusqu'à ce mais celle à laquelle vous devrez ajouter jour partage ensemble. Son age, qui foi. Cependant, je ne cesserai jamais est encore en état de le soutenir, et ta d'être, avec toute la considération pa grande capacité, dont jo suis convaincu ssible, Monsieur, par expérience, m'ont fait juger que je

Votre très-humble ue risquais absolumeut rico en el

et trés-obèissant,&c. momettant, à sa discretion, l'intérêtdel

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FORMULES

DB

LETTRES DE CHANGE, &c.

TROIS choses sont nécessaires pour établir la qualité d'une lettre de change: 1. qu'elle

soit tirée d'une ville sur une autre; 2. qu'il y ait trois personnes de mentior.nées qui sumt celui qui tire, celui sur lequel elle est tirée, et celui au profit duquel elle est tirée; 3. qu'elle porte ces mots essentiels, valeur reçue de, suns quoi, elle ne pourrait arnir la qualité de lettre de chunge. Il faut de plus obserrer, qué les différents termes de payement des lettres de change

peuvent être stipulés à quatre échéances différentes, savoir : 1. à vue, c'est-à-dire, en la présentant ; 2. à tant de jours de vue, c'est-d-dire, à 10, 15, 20, &c. jours, plus ou moins, après la présentation de la lettre ;* 3. à jour no!umé, c'est-à-dire, ay quantième jour d'un tel muis; 4. à usance, c'est-à-dire, trente jours après la date de cette lettre. Ces deux dernières ont aussi un certain nombre de jours de fareur ; et une lettre de chunge à diur usumces n'est payable que 60 jours après qu'elle a été tirée, suns y comprendre le double des jours de fureur, qu'on accorde à un billeta

De plus, il faut observer que le terine usance n'implique pas toujours le même noinbre de jours dans les pluces commerçantes. On n'est point obligé de fuire accepter les lettres de change payables à jour fire, parce

qu'elles doivent étre payées à leur échéance; néanmoins, le porteur d'une pareille lettre de change, peut la présenter pour la fuire accepter, et protester faute d'acceptation. Il est inutile de faire accepter celles qui smt à vue; mais l'acceptation des autres lettres de change, payables à tant de jours de vue, ou à usance, el

inuispensable. Accepter une lettre de change, c'est s'engager, par sa ngnature, au payement de la

somme qui y est portée; ainsi celui qui l'accepte s'en rend le débiteus principal. Protester une lettre de change, c'est déclarer, par un acte juri tique, que ceiwi sur

lequel elle est tirée et son corresporcunt, seront tenus de tous les préjudices qu'on en

Asunce.

recera.

A Londres, le 4 Décembre, 1817.

Pour en donner Avis. Bon pour 1000 francs. A Londres, ce 4 Décembre, 1817. MONSIEUR, - A vue il rous plaira MONSIEUR,- Je vous ai tiré ce jourpayer, par cette première de change, à d'hui mille francs, payables à vue à mou monsieur R-, la somme de mille sieur R- pour valeur reçue de lui. Je francs, pour valeur reçuet de lui, et pa- vous prie d'y faire bonneur, et de m'en sserez en compte, comme par avis de donner débit, dans mon compte; ce

Votre très-humble serviteur, qu'espérant de votre ponctualité, je Monsieur D

C-suis, Négociant à Bordeuur.

Monsieur, votre, &c.

• Les lettres de change à tant de jours de vue, ont, en sus, certains jours de faveur: par exemple, une lettre de change, à 12 jours de vue, présentée et acceptée le 4 de Novembre, ne sera payable que le 19 du même mois; et même plus long-temps après, suivant l'usage établi de l'endroit sur lequel elle est tirée.

+ On explique souvent en quoi la valeur a été reçue par exemple: pour valeur reçue comptant, si c'est en monnaie; ou pour vuleur reçue en murchundises, si c'est en marchandises.

o

A Licerpool, ce S3 Décem. 1817.

Billct portant Promesse.
Bon pour 500 francs.

Dans deux mois je 'promets payer à

Monsieur Burton, ou à son ordre, la MONSIEUR,-A vue il vous plaira payer, par cette seconde, ma première centimes; valeur reçue comptant (ou

somme de quatre cent huit francs 10 ne l'étant pas à Monsieur R. la somme de cinq cents francs, pour valenr Paris, ce 20 Février, 1817.

en marchandises) du dit sieur. Fait à reçue de lui, en deniers comptans, et B. pour 408 francs, 10 centimes. mettez à compte, comme par avis de

AD-
Votre très-huinble serviteur,
C

Autre.
A Monsieur B-
Négociant, à Nantes.

Je soussigné reconnais devoir, et pro

mcts payer, le dix Juin prochain, à M. · A Boston, ce 18 Nor. 1817.

Sextou, la somme de cent cinquante pi

astres, qu'il m'a prétée en mou besoin. NIONSIEUR,--A huit jours de vie, il vous plaira paver, par cette seule lettre B. pour 150 piastres.

A Philadelphie, le 2 Janvier, 1817.

RFde change, à Monsieur N-, ou à son ordre, la somine de deux cents piastres,

Autre. pour valeur reçue de lui en marchandises, que vous passerez en compte,

Nous soussignés promettons payer comine par avis de

solidairement, le vingt Juillet prochains Votre très-humble serviteur,

à M. Dufour, la somme de quatre cents Bon pour 200 piastres. D. piastres, qu'il nous a prêtée pour nous A Monsieur E-, Négociant, faire plaisir. Fait à Boston, ce 12 Féà Charleston.

vrier, 1817.

S.B

B. pour 400 piastres.
A Lonirts, ce.12 Norem. 1817.
MONSIEUR,-A usance il vons plaira

Autre.
payer par cette lettre de change au che.
valierAlexander Grant, baronet,six mille

A Londres, ce 10 Férrier, 1817 liv. sterl.argent courant, valeur reçne de

Je promets payer à M. Archer, oui M. J. Ryndon, et passez la dite somme son ordre, la somme de cinquante livres à compte, suivant l'avis de

sterlings, de la manière suivante, savoir; Votre très-humble serviteur,

quinze livres en partic, deux mois après B. p. 6000 liv. sterl.

F

la date de la présente: quinze autres A Monsieur L Banquier,

livres, le vingt-quatre de Juin prochain; à Liverpool.

et les vingt livreo restantes le vingt-near

de Septembre suivant; en foi de quoi A Londres, ce 15 Décembre, 1817.

j'ai sousigné,
£50 0 0

D, Arnaulda Bon pour 2500 ducuts de Ba. Ex. a 9 francs,

3 centimes par Duc. MONSIEUR,-A deux usances il vous

Quittance pour une somme prêtée. plaira payer, par cette présente lettre Je soussigué confesso avoir reçu de de change, à Monsieur J. Mandez, la M. Brnnet la somme de soixante fraucs somme de deux mille cinq cents ducats que je lui avais prêtée, suivant sa prode banque, à neuf livres, douze sols, messe du quinze de Mars dernier, que courans, par ducat,* en espèces d'or pour ce j'ai présentement remise entre ou d'argent, valeur reçue du dit sieur, les mains du dit sieur Brunet, comme et passez la dite somme à compte, se- acquittée. Fait à Paris, ce 15 Juin, 1817. lon l'avis de

T. L-Votre très-humble serviteur,

R. M

Autre, pour intérels puyéko A Monsieur Canara, Négociant, à Vénisc.

Je reconnais avoir reçu de M. LéoLe ducat banco de Venise est onard la somme de quinze francs, pour francs, 3 centimes, couraus.

une année des intérêts de la somme de

trois cents francs, qu'il me doit, échae cinq cents piastras, pour s'acquitter do le vingt-cinq de Mars dernier. Fait à pareille somme qu'il nens devait pour Paris, ce 20 Mars, 1817.

marchandises (ou suivant sa promesse N. F. du vingt de Février dernier, que je lui

ai remise entre les mains), de laqnelle Autre; pour soi & son Associb. somme je le qnitte, et promets le faire

aussi tenir quitte envers le dit sien Je soussigné, tant en mon nom que Bayeux & tout autre. Fait à Cadix, comme nie fesant fort du sieur Bayeux,

ce 20 Août, 1817. mon associé, reconnais que M. F. Gre

J. Lecorme. noble m'a ce jourd'hui payé la somme de

Il faut observer, que dans le style des autres reçus ou quittances, il y a certaines expressions, dont on doit absolument se servir; savoir, receroir a compte--pour solde de compte, on pour fin de toutes darties, quand on arrête un compte.

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