Œuvres de Monsieur Gresset, de l'Académie Françoise..

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Chez Edouard Kermaleck., 1768

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Page 52 - ... Voués à la patrie , à leurs rois , à leur Dieu , A leurs propres maux insensibles , Prodigues de leurs jours , tendres , parfaits amis , Et souvent bienfaiteurs paisibles De leurs plus fougueux ennemis; Trop estimés enfin pour être moins haïs. Que d'autres s'exhalant , dans leur haine insensée , En reproches injurieux , Cherchent en les quittant à les rendre odieux : Pour moi , fidèle au vrai, fidèle à ma pensée, C'est ainsi quen partant je leur fais mes adieux.
Page 69 - Ai pesé des faibles mortels Et les biens et les maux réels , Qui sais qu'un bonheur véritable Ne dépendit jamais des lieux, Que le palais le plus pompeux Souvent renferme un misérable, Et qu'un désert peut être aimable Pour quiconque sait être heureux; De ce Caucase inhabitable Je me fais l'Olympe des dieux. Là, dans la liberté suprême, Semant de fleurs tous mes instants, Dans l'empire de l'hiver même Je trouve les jours du printemps.
Page 78 - II rencontre sur son passage Tous les jours des pays nouveaux , Tantôt un fertile rivage Bordé de coteaux fortunés , Tantôt une rive sauvage , Et des déserts abandonnés ; Parmi ces erreurs continues...
Page 78 - Bordé de coteaux fortunés , Tantôt une rive sauvage , Et des déserts abandonnés ; Parmi ces erreurs continues II fuit, il vogue jusqu'au jour Qui l'ensevelit à son tour Au sein de ces mers inconnues Où tout s'abyme sans retour.
Page 143 - D'un auteur, témoin oculaire, En sait-on "la réalité? J'ouvre les fastes : sur cet âge Partout je trouve des regrets; Tous ceux qui m'en offrent l'image Se plaignent d'être nés après. J'y lis que la terre fut teinte Du sang de son premier berger; Depuis ce jour, de maux atteinte, Elle s'arma pour le venger. Ce n'est donc qu'une belle fable ; N'envions rien à nos aïeux : En tout temps l'homme fut coupable, En tout temps il fut malheureux.
Page 69 - Calme heureux ! loisir solitaire ! Quand on jouit de ta douceur, Quel antre n'a pas de quoi plaire? Quelle caverne est étrangère Lorsqu'on y trouve le bonheur : Lorsqu'on y vit sans spectateur Dans le silence littéraire , . Loin de tout importun jaseur, Loin des froids discours du vulgaire, Et des hauts tons de la grandeur...
Page 251 - ... pervers, Vils esclaves de l'opulence, Je vous condamne sans vengeance. Cœurs éprouvés par les revers, Et soutenus par l'innocence, Ma main sans espoir vous encense ; Mes yeux, sur le mérite ouverts, Se ferment sur la récompense. Sans sortir de mon indolence , Je reconnois tous les travers De ce rien qu'on nomme science : Je vois que la sombre ignorance Obscurcit les pâles éclairs De notre foible intelligence. Ah ! que ma chère indifférence M'offre ici de plaisirs divers ! Mes dieux sont...
Page 70 - S'ennuyer en cérémonie , Et s'endormir en complimens ; Loin de ces plates coteries Où l'on voit souvent réunies L'ignorance en petit manteau, La bigotterie en lunettes , La minauderie en cornettes , Et la réforme en grand chapeau ; Loin de ce médisant infâme Qui de l'imposture et du blâme Est l'impur et bruyant écho ; Loin de ces sots atrabilaires Qui...
Page 77 - Sur la surface d'un ruisseau ; Là, par une invincible pente, Forcé d'errer et de changer, II flotte au gré de l'onde errante; Et d'un mouvement étranger...
Page 77 - Par là devient égal pour moi. Où je vois naître la journée , Là , content , j'en attends la fin , Prêt à partir le lendemain , Si l'ordre de la destinée Vient m'ouvrir un nouveau chemin.

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