Œuvres complètes

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Hetzel, 1881
 

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Page 381 - Et elle se mit à courir devant moi avec sa taille fine comme le corset d'une abeille , et ses petits pieds qui relevaient sa robe jusqu'à mi-jambe. Je la poursuivis, elle fuyait ; le vent de sa course soulevait par moments sa pèlerine noire , et me laissait voir sou dos brun et frais.
Page 227 - Il vit mon danger. 20 —Tiens bon ! me cria-t-il. Habibrah, craignant mon salut, me criait de son côté en écumant de fureur : —Viens donc ! viens ! et il ramassait, pour en finir, le reste de sa vigueur surnaturelle. En ce moment, mon bras fatigué se détacha de l'arbre. C'en était fait de moi ! quand je me sentis saisir par derrière ; c'était Rask. A un signe de son maître il avait sauté de la crevasse sur la plate5 forme, et sa gueule me retenait puissamment par les basques de mon habit.
Page 157 - Nous voyons par la loi du 28 septembre 1791 que l'assemblée nationale et le roi vous accordent de prononcer définitivement sur l'état des personnes non libres et l'état politique des hommes de couleur. Nous défendrons les décrets de l'assemblée nationale et les vôtres, revêtus des formalités requises, jusqu'à la dernière goutte de notre sang. Il serait...
Page 226 - Il interrompait quelquefois, pour la mordre avec fureur, le rire épouvantable que m'offrait son monstrueux visage. On eût dit l'horrible démon de cette caverne cherchant à attirer une proie dans son palais d'abîmes et de ténèbres. Un de mes genoux s'était heureusement arrêté dans une anfractuosité du rocher ; mon bras s'était en quelque sorte noué à l'arbre qui m'appuyait; et je luttais contre les efforts du nain avec toute l'énergie que le sentiment de la conservation peut donner...
Page 247 - Ou il ya eu, en effet, une liasse de papiers jaunes et inégaux sur lesquels on a trouvé, enregistrées une à une, les dernières pensées d'un misérable; ou il s'est rencontré un homme, un rêveur occupé à observer la nature au profit de l'art, un philosophe, un poëte, que sais-je?
Page 366 - Ce bruit sourd de cris que j'entends au dehors, ce flot de peuple joyeux qui déjà se hâte sur les quais, ces gendarmes qui s'apprêtent dans leurs casernes, ce prêtre en robe noire, cet autre homme aux mains rouges, c'est pour moi! c'est moi qui vais mourir! moi, le même qui est ici, qui vit, qui se meut, qui respire, qui est assis...
Page 379 - Je me revois enfant, écolier rieur et frais, jouant, courant, criant avec mes frères dans la grande allée verte de ce jardin sauvage où ont coulé mes premières années, ancien enclos de religieuses que domine de sa tête de plomb le sombre dôme du Val-de-Grâce. Et puis, quatre ans plus tard, m'y voilà encore, toujours enfant, mais déjà rêveur et passionné. Il ya une jeune fille dans le solitaire jardin. La petite espagnole, avec ses grands yeux et ses grands cheveux, sa peau brune et...
Page 276 - Que voulez-vous? Il faut bien faire quelques concessions. LE CHEVALIER. - Des concessions ! des concessions ! c'est comme cela qu'on perd le goût. Je donnerais tous les vers romantiques seulement pour ce quatrain : De par le Pinde et par Cythère, Gentil-Bernard est averti Que l'Art d'Aimer doit samedi Venir souper chez l'Art de Plaire.
Page 226 - ... toute l'énergie que le sentiment de la conservation peut donner dans un semblable moment. De temps en temps je soulevais péniblement ma poitrine, et j'appelais de toutes mes forces : Bug-Jargal ! Mais le fracas de la cascade et l'éloignement me laissaient bien peu d'espoir qu'il pût entendre ma voix. Cependant le nain, qui ne s'était pas attendu à tant de résistance, redoublait ses furieuses secousses. Je commençais à perdre mes forces, bien que cette lutte eût duré bien moins de temps...
Page 381 - Cependant nos têtes se touchaient, nos cheveux se mêlaient, nos haleines peu à peu se rapprochèrent, et nos bouches tout à coup. « Quand nous voulûmes continuer notre lecture, le ciel était étoile. « — Oh ! maman, maman, dit-elle en rentrant, si tu savais comme nous avons couru !

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