Notices et observations pour préparer et faciliter la lecture des Essais de Montaigne, Volume 1

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Page 100 - Ne te donna-t-on pas des avis, quand la cause Du marcher et du mouvement, Quand les esprits, le sentiment, Quand tout faillit en toi? Plus de goût, plus d'ouïe; Toute chose pour toi semble être évanouie ; Pour toi l'astre du jour prend des soins superflus : Tu regrettes des biens qui ne te touchent plus.
Page 91 - L'éclat de sa fortune enfle sa vanité. Mais, ô moment terrible, ô jour épouvantable, Où la mort saisira ce fortuné coupable, Tout chargé des liens de son iniquité ! Que deviendront alors, répondez, grands du monde, Que deviendront ces biens où votre espoir se fonde, Et dont vous étalez l'orgueilleuse moisson ? Sujets, amis...
Page 129 - En voici d'une autre cuvée. Il ya grand doute s'il se peut trouver si évident profit au changement d'une loi reçue, telle qu'elle soit, qu'il ya de mal à la remuer, d'autant qu'une police c'est comme un bâtiment de diverses pièces jointes ensemble d'une telle liaison qu'il est impossible d'en ébranler une que tout le corps ne s'en sente.
Page 290 - Le jugement est un util à tous subjects, et se mesle par tout. A cette cause, aux essais que j'en fay ici, j'y employé toute sorte d'occasion. Si c'est un subject que je n'entende point, à cela mesme je l'essaye, sondant le gué de bien loing; et puis, le trouvant trop profond pour ma taille, je me tiens à la rive; et cette reconnoissance de ne pouvoir passer outre, c'est un traict de son effect, voire de ceux dequoy il se vante le plus.
Page 9 - Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue; Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue; Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler; Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Page 264 - II lit au front de ceux qu'un vain luxe environne Que la Fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne. Approche-t-il du but? quitte-t-il ce séjour ? Rien ne trouble sa fin : c'est le soir d'un beau jour.
Page 120 - Et les communes imaginations, que nous trouvons en crédit autour de nous et infuses en nostre âme par la semence de nos pères, il semble que ce soyent les generalles et naturelles. Par où il advient que ce qui est hors des gonds de coustume, on le croid hors des gonds de raison; Dieu sçait combien desraisonnablement, le plus souvent.
Page 146 - Je hais les pièces d'éloquence Hors de leur place, et qui n'ont point de fin ; Et ne sais bête au monde pire Que l'écolier, si ce n'est le pédant.
Page 126 - Le droit des gens est naturellement fondé sur ce principe, que les diverses nations doivent se faire dans la paix le plus de bien, et, dans la guerre, le moins de mal qu'il est possible, sans nuire à leurs véritables intérêts.
Page 230 - C'est assez vescu pour aultruy ; vivons pour nous, au moins ce bout de vie : ramenons à nous et à nostre ayse nos pensées et nos intentions. Ce n'est pas une legiere partie que de faire seurement sa retraicte : elle nous empesche assez, sans y mesler d'autres entreprinses.

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