Les siècles littéraires de la France: ou Nouveau dictionnaire, historique, critique, et bibliographique, de tous les écrivains français, morts et vivans, jusqu'à la fin du XVIIIe. siècle, Volume 2

Couverture
Chez l'auteur imprimeur-libraire, 1801
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 379 - La retraite qu'il vient de faire est la plus éclatante et la plus fausse action de sa vie, c'est un sacrifice qu'il fait à son orgueil, sous prétexte de dévotion : il quitte la cour où il ne peut s'attacher, et il s'éloigne du monde qui s'éloigne de lui.
Page 479 - Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs 1 Avertissement
Page 352 - L'Art de convertir le fer forgé en acier, et l'Art d'adoucir le fer fondu, ou de faire des ouvrages de fer fondu aussi finis que de fer forgé.
Page 313 - Corneille fait des vers cent fois plus beaux que les miens, et cependant personne ne le regarde. On ne l'aime que dans la bouche de ses acteurs : au lieu que sans fatiguer les gens du monde du récit de mes ouvrages, 'dont je ne leur parle jamais, je me contente de leur tenir des propos amusants , et de les entretenir de choses qui leur plaisent.
Page 300 - ... et une plus grande impertinence ; il a prodigué l'érudition , les ordures et l'ennui. Un bon conte de deux pages est acheté par des volumes de sottises : il n'ya que quelques personnes d'un goût bizarre qui se piquent d'entendre et d'estimer tout cet ouvrage. Le reste de la nation rit des plaisanteries de Rabelais , et méprise le livre. On le regarde comme le premier des bouffons ; on est fâché qu'un homme qui avait tant d'esprit en ait fait un si misérable usage ; c'est un philosophe...
Page 305 - Harpagon et le roi de Pont sont deux vieillards amoureux : l'un et l'autre ont leur fils pour rival; l'un et l'autre se servent du même artifice pour découvrir l'intelligence qui est entre leur fils et leur maîtresse ; et les deux pièces finissent par le mariage du jeune homme.
Page 483 - Depuis s'étant informé avec un soin extrême de ses derniers moments, il a su que le matin du jour où Rousseau mourut, il se leva en parfaite santé, mais dit cependant qu'il allait voir le soleil pour la dernière fois, et prit, avant de sortir, du café, qu'il fit lui-même. Il rentra quelques heures après, et commençant alors à souffrir horriblement, il défendit constamment qu'on appelât du secours et qu'on avertît personne.
Page 378 - Il parait ambitieux sans l'être ; la vanité et ceux qui l'ont conduit lui ont fait entreprendre de grandes choses, presque toutes opposées à sa profession ; il a suscité les plus grands désordres...
Page 336 - L'ambition avait élé sa grande passion avant son changement de vie. Il tourna ce feu qui le dévorait, du côté de Dieu ; mais il ne put pas se détacher entièrement de ses anciens amis. Il...
Page 484 - ... après, et commençant alors à souffrir horriblement, il défendit constamment qu'on appelât du secours et qu'on avertit personne. Peu de jours avant ce triste jour, il s'était aperçu des viles inclinations de sa femme pour un homme de l'état le plus bas ; il parut accablé de cette découverte , et resta huit heures de suite sur le bord de l'eau, dans une méditation profonde.

Informations bibliographiques