Struensée et la cour de Copenhague, 1760-1772: mémoires de Reverdil ... précédes d'une courte notice sur l'auteur et suivis de lettres inédites

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C. Meyruesis et Cie, 1858 - 519 pages
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Page 337 - N'était-elle pas tributaire du directoire et de ses généraux ? Il est évident qu'il n'y avait plus pour elle ni indépendance, ni sûreté; qu'il ne lui restait d'autre parti à prendre que celui de la soumission et de l'obéissance. Le cardinal secrétaire d'état écrivit donc au général Provera qu'il ne commanderait plus les troupes du pape ; et la nouvelle de la ratification de la paix avec l'Autriche étant survenue, ce général, qui aurait pu rester à Rome comme voyageur, jugea plus...
Page 509 - ... à l'idée de son déclin, et regarder ses derniers rayons comme les plus purs. Vous feriez découvrir ces sentiments, quand on ne les aurait pas; ne me montrez donc plus cette timidité qui est en contraste avec la supériorité de votre esprit. Je ne sais si vous êtes sourd, mais je sais bien que je ne me crois entendue que par vous, et que j'ai la vanité de penser que nous parlons l'un et l'autre une langue étrangère à ce temps, à ces lieux.
Page 454 - Elle vous remerck bien des fois de votre souvenir, et de la part que vous prenez à son heureuse délivrance, et me charge de vous faire ses compliments en y ajoutant beaucoup de belles choses.
Page 205 - ... me sera présenté, pour être approuvé, un extrait des ordres expédiés. « 4° Les ordres du cabinet, ainsi expédiés, auront la même validité que ceux écrits de ma main. Il y sera immédiatement obéi , soit par les...
Page 509 - Elle indique sa nouvelle adresse. Elle n'y logera que brièvement, onze mois plus tard. A SALOMON REVERDIL1 Genève, ce mardi 2) [novembre 1802 *]. J'ai été bien touchée de votre lettre. Monsieur, Je puis vous dire qu'il n'ya personne peut-être qui sente plus vivement que moi le prix de l'affection de mes prédécesseurs dans la vie. Je n'ai presque jamais trouvé que là cet intérêt protecteur et exempt de rivalité qui rappelle toujours le premier de mes liens : le sentiment d'un père. Je...
Page 509 - J'ai été très fière 3 de votre mot sur Benj[amin]; c'est un homme qui, s'il avait sa circonstance, irait très loin et très haut, j'entends haut par l'âme et le caractère. Rappelez-moi au souvenir de votre aimable compagne 4. J'ai besoin de savoir à Paris par vous si mon roman vous a intéressés tous les deux. A CHARLES DE VILLERS 5 Genève, ce 2) novembre [1802].
Page 504 - Publicisle, papier devenu presque officiel, avec quelle insulte on y parle du gouvernement anglais.. Il y aura une fête éclatante le 30 pluviôse, pour l'installation du premier consul au château des Tuileries. On dit que son cortège de gardes est nombreux et magnifique, et qu'ils font ranger les voitures à coups de sabre, quand le soldat heureux traverse les rues de Paris. Il pourra bien se signaler encore à la guerre, car on dit qu'il est disposé à commander l'armée, s
Page 509 - ... touchée de votre lettre. Monsieur, Je puis vous dire qu'il n'ya personne peut-être qui sente plus vivement que moi le prix de l'affection de mes prédécesseurs dans la vie. Je n'ai presque jamais trouvé que là cet intérêt protecteur et exempt de rivalité qui rappelle toujours le premier de mes liens : le sentiment d'un père. Je n'ai jamais connu l'orgueil de la jeunesse. Je commence à y avoir moins de droits, mais à dix-huit ans même il me semble que je pressentais assez la vie pour...
Page 265 - ... voulons pour preuve que le soin maniaque apporté par Struensee à suivre à la lettre les préceptes de Rousseau pour l'éducation du petit prince héritier. « A la cour, note à cet égard Reverdil, on était si content de la méthode qu'on suivait que la reine et Struensee faisaient... dessiner les occupations enfantines de leur jeune Emile, pour les graver et les publier. On l'aurait vu entrant dans un bain froid, jouant au ballon, maniant sa petite bêche ou son râteau. Ils croyaient que...
Page 1 - Christian était âgé de douze ans, avait une ligure charmante ; on citait de lui des saillies heureuses ; dans son éducation, il réussissait à tous les exercices auxquels il prenait intérêt ; il parlait avec beaucoup d'agrément et même d'élégance, les trois langues nécessaires à sa cour : le danois, l'allemand et le français ; c'était déjà un danseur brillant. Personne, en un mot, même parmi les plus familiers, ne voyait autre chose en lui qu'un enfant aimable, de qui l'on pouvait...

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