Almanach des Muses: 1765-

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Claude Sixte Sautreau de Marsy, Vigée (M., Louis-Jean-Baptiste-Étienne), Marie Justin Gensoul
Delalain, 1802

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Page 111 - Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés, Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez ! Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine ! Un vaisseau la portait aux bords de Camarine : Là, l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement Devaient la reconduire au seuil de son amant.
Page 111 - L'enveloppe : étonnée et loin des matelots, Elle tombe, elle crie, elle est au sein des flots. Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine ! Son beau corps a roulé sous la vague marine.
Page 112 - Puis de loin à grands cris appelant leurs compagnes, Et les Nymphes des bois, des sources, des montagnes, Toutes, frappant leur sein et traînant un long deuil, Répétèrent: «Hélas!» autour de son cercueil. Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée. Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée. L'or autour de tes bras n'a point serré de nœuds. Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux.
Page 264 - Reviens de ton erreur, toi qui veux les flétrir : Sache les respecter autant que les chérir ; Et, si la voix du sang n'est point une chimère, Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère.
Page 26 - Infidèle à ton nom , infidèle à tes larmes , Quel bien te vaudra ces douceurs? Je demeure ; et tu pars ! comme un tilleul paisible Qui borne ses destins à de riants vallons , Quand le pin hasardeux fend la vague terrible, Et s'abandonne aux aquilons.
Page 221 - Là, du monde naissant vous suivez les vestiges, Et vous errez sans cesse au milieu des prodiges. Dieu parle , l'homme naît ; après un court sommeil, Sa modeste compagne enchante son réveil. Déjà fuit son bonheur avec son innocence : Le premier juste expire , ô terreur ! ô vengeance ! tn déluge engloutit le monde criminel.
Page 49 - L'orgueilleux s'est dit à lui-même : Je suis le dieu de l'univers ; Mon front est ceint du diadème, J'enchaîne à mes pieds les revers. Mes palais couvrent les montagnes ; Mon peuple inonde les campagnes : La Volupté sert mes festins ; Les feux brûlent pour ma vengeance ; L'onde et les vents, d'intelligence , Livrent la terre à mes destins. Mortel superbe , folle argile, Cherche tes destins éclipsés...
Page 55 - L'horreur farouche A ces mots a glacé leur bouche ; Leur silence peint ses malheurs: II lève en frémissant la vue ; Et sur Lisbonne disparue II égare ses yeux en pleurs. Les cris, le désespoir, les larmes D'un peuple cher et malheureux , Repassaient avec les alarmes Dans son cœur tendre et généreux. A la mort la nuit joint ses ombres ; Roi , peuple , erraient sur ces bords sombres.
Page 50 - Les cieux, sous sa démarche altière, Courbent leurs sommets éternels ; Et les astres sont la poussière Que foulent ses pas immortels. Sous son char les tonnerres grondent ; L'air mugit, les enfers répondent Au tumulte des éléments : Immobile dans cet orage , II voit à ses pieds le naufrage Des rois , des peuples , et des temps. D'un regard sa justice éclaire L'abîme des cœurs insensés : II rit de l'orgueil téméraire Des rois follement encensés.
Page 55 - Lisbonne , ô sort barbare ! Tu n'es plus que dans nos regrets ! Un Gouffre est l'héritier avare De ton Peuple et de tes palais : Tu n'es à la vue alarmée Qu'une solitude enflammée Que parcourt la Mort et l'Horreur : Un jour les Siècles , en silence , Planant sur ton cadavre immense , Frémiront encor de terreur. TEL un Sapin , dont les ombrages Couronnaient la cime des monts, Dévoré du feu des orages , Tombe et roule dans les vallons; II tombe"!

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