Revue de Bretagne et de Vendée, Volume 5

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J. Forest ainé, 1859
 

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Page 341 - ... jamais la couche nuptiale Où vous vous embrassez dans les vers du tombeau, Pour t'en aller tout seul promener ton front pâle Dans un cloître désert ou dans un vieux château ? Que te disent alors tous ces grands corps sans vie, Ces murs silencieux, ces autels désolés, Que pour l'éternité ton souffle a dépeuplés? Que te disent les croix? que te dit le Messie ? Oh! saigne-t-il encor, quand, pour le déclouer, Sur son arbre tremblant, comme une fleur flétrie, Ton spectre dans la nuit...
Page 343 - J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie. Quand j'ai connu la Vérité, J'ai cru que c'était une amie ; Quand je l'ai comprise et sentie, J'en étais déjà dégoûté . Et pourtant elle est éternelle, Et ceux qui se sont passés d'elle Ici-bas ont tout ignoré. Dieu parle, il faut qu'on lui réponde Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré.
Page 342 - De ta tige détachée, Pauvre feuille desséchée Où vas-tu ?—Je n'en sais rien. L'orage a frappé le chêne Qui seul était mon soutien. De son inconstante haleine, Le zéphyr ou l'aquilon Depuis ce jour me promène De la forêt à la plaine, De la montagne au vallon. Je vais où le vent me mène, Sans me plaindre ou m'effrayer, Je vais où va toute chose, Où va la feuille de...
Page 304 - ... bien autant qu'une supputation exacte du nom des bataillons et de chaque compagnie, des gens détachés, ce que M. l'abbé de Dangeau ne manqueroit pas de rechercher bien curieusement.
Page 305 - Muce, que les grenadiers font profession d'être les plus grands scélérats du monde? Effectivement, on dit que dans cette compagnie il ya des gens fort réglés. Pour moi, je n'entends guère de messe dans le camp qui ne soit servie par quelque mousquetaire, et où il n'y en ait quelqu'un qui communie, et cela de la manière du monde la plus édifiante.
Page 341 - Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale, Où vous vous embrassez dans les vers du tombeau, Pour t'en aller tout seul promener ton front pâle Dans un cloître désert ou dans un vieux château? Que te disent alors tous ces grands corps sans vie? Ces murs silencieux, ces autels désolés, Que pour l'éternité ton souffle a dépeuplés? Que te disent les croix?
Page 301 - Au bout de la voûte de l'église était le cadran « de l'éternité ; on n'y voyait ni chiffres ni aiguilles, « mais une main noire en faisait le tour avec len» leur, et les morts s'efforçaient d'y lire le temps.
Page 166 - Les gardes nobles qui veillent » auprès de « ce reste tel quel qui va disparaitre » « ont cru voir le pape » se ranimer. Ils ont entendu , au milieu de leur silence , un bruit léger » qui s'échappait de la figure du pontife. Ils sont tombés la face contre » terre, et le bruit a cessé. C'était la peau du visage et les paupières qui » se resserraient sous le contact de l'air, comme le parchemin craque » sous les doigts. Je tiens cette anecdote funèbre du capitaine des gardes, » le...
Page 247 - Monseigneur, m'é« criai-je, en m'annonçant ainsi, vous allez me faire « regarder avec horreur. » — « Ne craignez rien, « répliqua le prince, on ne peut qu'estimer le sujet « qui sert bien son roi, et qui a fait la guerre en en
Page 4 - Nous venons savoir de vous s'il est une justice ; s'il est un Dieu au ciel, et un chef en Bretagne. — Il est Un Dieu au ciel, je le crois, et un chef en Bretagne, si je puis. — Celui qui veut, celui-là peut; celui qui peut, chasse le Frank, Chasse le Frank, défend son pays, et le venge et le vengera ! Il vengera vivants et morts, et moi, et Karo mou enfant, - Mon pauvre fils Karo décapité par le Frank excommunié ; Décapité dans sa fleur, et dont la tête...

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