Petits poètes français, depuis Malherbe jusqu'à nos jours,.

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Firmin Didot frères, 1849
 

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Page 4 - O bienheureux celui qui peut de sa mémoire Effacer pour jamais ce vain espoir de gloire Dont l'inutile soin traverse nos plaisirs, Et qui, loin retiré de la foule importune, Vivant dans sa maison, content de sa fortune, A selon son pouvoir mesuré ses désirs!
Page 376 - Mais des traits enflammés ont sillonné la nue, Et la foudre en grondant roule dans l'étendue : Elle redouble, vole, éclate dans les airs; Leur nuit est plus profonde, et de vastes éclairs En font sortir sans cesse un jour pâle et livide. Du couchant ténébreux s'élance un vent rapide 1.
Page 223 - Du sein des ombres éternelles, S'élevant au trône des dieux, L'Envie offusque de ses ailes Tout éclat qui frappe ses yeux. Quel ministre, quel capitaine, Quel monarque vaincra sa haine, Et les injustices du sort ? Le temps à peine les consomme ; Et, quoi que fasse le grand homme, II n'est grand homme qu'à sa mort.
Page 223 - L'astre éclatant de l'univers. Cris impuissants ! fureurs bizarres ! Tandis que ces monstres barbares Poussaient d'insolentes clameurs, Le dieu, poursuivant sa carrière, Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs.
Page 25 - D'être fort honnête homme et de jouer gros jeu. Le désir de gagner , qui nuit et jour occupe , Est un dangereux aiguillon. Souvent , quoique l'esprit, quoique le cœur soit bon , On commence par être dupe, On finit par être fripon.
Page 445 - Buffon , dès que , rompant ses voiles , Et fugitive du cercueil , De ces palais peuplés d'étoiles Ton âme aura franchi le seuil , Du sein brillant de l'empyrée Tu verras la France éplorée T'offrir des honneurs immortels Et le Temps , vengeur légitime , De l'Envie expier le crime , Et l'enchaîner à tes autels. Moi , sur cette rive déserte Et de...
Page 44 - Désert , aimable solitude, Séjour du calme et de la paix , Asile où n'entrèrent jamais Le tumulte et l'inquiétude. Quoi ! j'aurai tant de fois chanté Aux tendres accords de ma lyre Tout ce qu'on souffre sous l'empire De l'amour et de la beauté; Et , plein de la...
Page 44 - Fontenay, lieu délicieux Où je vis d'abord la lumière , Bientôt au bout de ma carrière , Chez toi je joindrai mes aïeux. Muses, qui dans ce lieu champêtre Avec soin me vîtes nourrir; Beaux arbres, qui m'avez vu naître , Bientôt vous me verrez mourir.
Page 163 - ... des climats plus doux, Ne laisseront jamais la saison rigoureuse Surprendre parmi nous leur troupe paresseuse. Dans un sage conseil par les chefs assemblé, Du départ général le grand jour est réglé...
Page 164 - De faibles voyageurs arrivent sans haleine A leurs greniers publics, immenses souterrains, Où par eux en monceaux sont élevés ces grains "Dont le père commun de tous tant que nous sommes Nourrit également les fourmis et les hommes ; Et tous , nourris par lui , nous passons sans retour, Tandis qu'une chenille est rappelée au jour ! De l'empire de l'air cet habitant volage , Qui porte à tant...

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