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Le 25, elle décrète un emprunt forcé sur les riches. _

Le 24 l’Assemblée constituante décrète que les évêques perdront leurs droitsde juridiction sur les universités et les collèges.

Par une ordonnance, datée le 2 mars, la commission exécutive confère au ministre des finances les pouvoirs nécessaires pour gérer les biens et les provenances du patrimoine des jésuites et de l’inquisition.

Par une autre ordonnance à la date du 3, ladite commission exécutive supprime les tribunaux relevant de la juridiction ecclésiastique ou composés de dignitaires appartenant à la cour romaine.

Le 25 l’Assemblée constituante décrète l’émission d’une monnaie dite crosa jusqu’à concurrence d’un million d’écus. Dans cette monnaie, évidemment fausse, devait entrer un dixième d’argent; le reste était du cuivre.

Le 4 mars l’Assemblée abolit la censure des douanes et autres obstacles créés contre la libre circulation des livres imprimés, des gravures et des images.

Le même jour, elle prodigue les sueurs du peuple, en décrétant l’envoi de 100,000 écus aux révoltés de Venise.

Le 5 elle ordonne la vente des biens ecclésiastiques.

Le même jour elle décrète que tous les envoyés qui refuseront de faire acte d’adhésion au gouver— nement de la république, seront immédiatement privés de leur traitement et de leur emploi.

Le 6 elle transforme les bureaux de la police en. une direction de police de sûreté. ’

Le 7 elle décrète l’émission d’une monnaie de cuivre d’une valeur de trois baioques au poids de vingt-cinq grammes. '

Par une ordonnance , à la date du 12, la commission exécutive retire aux ecclésiastiques l’administration des biens appartenant aux hôpitaux ‘et autres maisons de charité. A

Le même jour la commission abolit la taxe aux frontières des États limitrophes. '

Le 14, l’Assemblée constituante déclare les égli— ses, les corporations religieuses et autres établisse? ments de main-morte incapables d’acquérir des biens à quelque prix que ce soit. ' ’

La république romaine ne se contente pas de rendre des ordonnances iuiques, arbitraires, plus insensées les unes que les autres; elle procède par le vol et le brigandage ; elle se fait communiste en grand; elle exploite sur une large échelle; elle opère effrontément en présence des gens de bien qui se voilent la face et tremblent dans la peur; elle marche d’envahissements en envahissements,

de spoliations en spoliations. Aujourd’hui elle s’empare de la maison de la mission à Monte Citorio,fondation éminemment française faite par la duchesse d’Aiguillon, ; demain , elle s’ approprierel la bibliothèque du Vatican, les archives qui y sont annexées et celles du Saint—Office; elle continue pour son propre compte l’inventaire des meu— bles, des ornements, des trésors appartenant aux églises spéciales, ornées par la piété, enrichies par l’or des fidèles de tout l’univers catholique, et pas uiie protestation ne se fait entendre, pas une voix ne s’élève contre ces mppstrueux abus de la force brutale remplaçant le. dmii!

En attendant l’heure de la justice, la dilapida: “on de finesse 5s pensait Plus iaPuiiçnte. sue jamais, les bons du trésor. deziennent la, source dun indisae sapes. Le aamérair9 se c.achse au niveati courage des gens de bieg, et la répu7 biiquç romaine, se drapant dans la défroque des Césars, lance: fièrement des hauteurs du Cgpitqlç l’adresse suivante àtpus les peuples.

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CHAPITRE XVIII.

Appel à tous les peuples.— Arrivée de Mazzini à Rome. —- Ovation. —- Reconstitution du ministère—Commission militaire. — Persécu— tion religieuse.

« A tous les munies

q Un peuple nouveau seprésente àvous, pourvous demander et vous offrir un échange réciproque de bienveillance, de respect et de fraternité l Ce peuple qui se présente à vous comme nouveau, était jadis ’ le plus illustre de la terre, mais entre son antique grandeur et sa résurrection actuelle la papauté est intervenue pendant mille ans. Peuples de l’Eu— ropcl nous nous sommes connus quand le nom du peuple romain répandait la terreur; nous nous sommes connus quand notre nom faisait pitiél Vous pouvez avoir en horreur cette époque de domination et de violence, mais vous ne pou— vez nous condamner à mériter la pitié du monde.

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et L’histoire de l‘ltalie était pleine de larmes et on en attribuait une grande partie à la papauté; néanmoins, lorsque la papauté prit l’initiative, le monde vit que les Italiens étaient prêts à oublier des fautes, et, au nom d’un pape, la révolution éclata. Mais ici fut l’épreuve de ce que pouvait la papauté et de ce qu'elle était incapable de faire. Les prédécesseurs du pontife régnant étaient trop prudents pour se lancer dans une semblable épreuve, et par les malheurs du peuple on put mesurer leur puissance. Le dernier pape s’aventura le premier et se mit à l’œuvre, mais il s’en retira quand il vit qu’il avait manifesté l’impuis— sance de la papauté à rendre la nation italienne libre, indépendante, glorieuse. Il voulut s’en retirer, mais trop tard, voilà pourquoi la décadence de la papauté a suivi de si près son triomphe. C’était une aurore boréale qui précédait les ténèbres. Néanmoins nous espérâmes, mais la papauté nous renvoya une réponse de réaction. La réaction fut vaincue. La papauté avait dissimulé, et, voyant le calme du peuple, elle s’enfuit. En fuyant, elle viola la constitution, nous laissa sans gouverne— ment, fomenta les discordes, se jeta dans les bras du plus féroce ennemi de l’Italie et lança l’excommunication contre le peuple. '

« Provoqués et abandonnés à nous-mêmes, nous

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