Petite bibliotheque des théatres: Chef-d'œuvres de la Fosse. Coriolan

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1786
 

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Page 76 - Et ton attachement l'a trop su mériter: Mais, ma chère Julie, enfin, quoique je t'aime, Dans la vie on se doit quelque chose à soi-même; Ainsi , quoiqu'à regret , je viens te déclarer Que dès demain peut-être il faut nous séparer JffLlï. Nous séparer! qui, nous? ORPHISE. Oui , ma nièce. JULIE, riant à demi. Ah ! ma tante.
Page 69 - Des billets malfaisants , d'innocentes ruptures, Des traits demi-méchants, quelques noirceurs obscures ; Du bruit tant qu'on en veut , point de faits ; du jargon. C'est bien ainsi, vraiment, que l'on se fait un nom ! Décidez-vous, vous dis-je, ou je vous abandonne. JULIE. Quitter en la brusquant une tante si bonne ! Sou , marquis ; ce serait me donner un travers.
Page 35 - J'ai tant fait, Que de ces feux si beaux j'ai découvert l'objet: C'est ce fameux Clitandrc , ou je suis fort trompée. Oh ! je la punirai de s'être émancipée : Ce jour même , ses tons seront humiliés ; Et je trouve plaisant de la voir à mes pieds.
Page 9 - Ruses , dont son orgueil n'emprunte le secours. Elle attaque, on résiste; elle presse, on lui cède; Mais un est-il soumis , un autre lui succède. Pour fixer ses regards sur ce que vous valez , J'ai dit que vous aimiez ; mais que vos feux voilés, Remplissant tous les vœux d'une amante sincère...
Page 96 - D'une femme qui vient sans pudeur... Je la blâme ; Et je ne pense pas qu'ainsi qu'elle m'a dit, J'embrasse aveuglément l'erreur qui la perdit. Même ardeur de briller ; même fureur de plaire ; De l'esprit , des talents , même emploi téméraire , Ah ! quel bonheur pour moi d'avoir vu de si...
Page 27 - LE MARQUIS. Mon oncle, votre amour est d'un babil extrême. LE COMTE, à Julie. Chacun de vos attraits mérite un diadème. Comme elle est rayonnante ! JULIE. Il suffit pour un jour. ( Au marquis. ) Je sais presque à présent comme on faisait l'amour An temps de mon aïeule.
Page 20 - Que monsieur a raison ; Sans crime il ne peut plus douter de sa tendresse ; Elle n'a jamais fait qu'à lui cette promesse. LE COMTE. Comme on blâme les gens que l'on ne connoît pas! Savez-vous que Julie , avec tous ses appas , Ne me sembloit d'abord qu'une franche coquette , Rien qu'une écervelée?
Page 93 - Vous , dont j'admire ici les tranquilles façons , Vous avez, je le vois, besoin de mes leçons. On m'a de votre cœur engagé les prémices : Je veux bien diriger vos feux encor novices. Mes bontés, n'est-ce pas , surpassent votre espoir? Venez donc; au public il faut nous faire voir.
Page 7 - Et de tous leurs assauts son orgueil s'est joué. Contente d'entasser conquêtes sur conquêtes, Elle a pour tous les cœurs des chaînes toujours prêtes; Mais en les soumettant elle échappe à leurs traits, Et du sien jusqu'ici rien n'a troublé la paix. CLITANDRE. L'avis est excellent; mais songez donc, madame, Qu'en voulant allumer une imprudente flamme Je pourrois le premier en être consumé. Pour braver tant d'attraits suis-je assez bien armé? Veuve, et...
Page 56 - Servons-nous de son art; en butte à nos complots , Il ne faut pas qu'elle ait un instant de repos. Critiquez, exigez; fatiguez sa souplesse; De notre hymen prochain effrayons sa tendresse : C'est un puissant mobile , et son cœur est à nous, Si nous venons à bout de le rendre jaloux. La voici, commençons.

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