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ANNALES

FORESTIÈRES

TOME TROISIÈM E.

DE L'IMPRIMERIE DE BEAU, A SAINT-GERMAIN-EN LAYE.

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AU BUREAU DES ANNALES FORESTIERES,
RUE SERVANDONI,

17.

M PCCC XLV.

34-49
17519

NOTICE

SUR

LES FORÊTS DE CÈDRES DE L'ALGÉRIE'.

A M. le directeur des ANNALES FORESTIÈRES

Monsieur, Je m'empresse de mettre à votre disposition les documents recueillis par les agents du service forestier de l'Aigérie, sur les forêts de cèdre qui occupent les régions supérieures de la portion de l'Atlas comprise dans les limites deş possessions françaises du nord de l'Afrique.

Nous n'avons pu encore parcourir dans toute leur érendue ces vastes mon-tagnes qui recèlent des masses boisées fort importantes; mais, pour ina part, j'ai été à mênie de comparer des échantillons de cèdres qui m'avaient, été rapportés des deux provinces extrêmes de Constantine et d'Oran, et j'ai pu m'assurer qu'il n'existait pas de difference entre les arbres sur lesquels ces échantillons avaient été recueillis et les cedres que nous avons eu le loisir d'examiner avec toute l'attention désirable dans la chaine du Mouzaïa, au. sud-est de Blidah.

Les détails qui vont suivre, et qui tous résultent d'observations faites dans les forêts de cette dernière localité, pourront donc, je l'espère, vous donner : une idée suffisamment exac'e de la végétation des cèdres sur les différents points du territoire de l'ancienne régence d'Alger.

Lorsqu'en sortant de Blidah on remonte la vallée dans laquelle l'Oued-elKébir a creusé son lit, et qu'on se maintient constamment sur la rive droite de c torrent, on arrive, après une longue et pénible ascension, à un premier massif de forêt peuplé de chênes à glands doux (quercus ballota), mélangés de quelques thuyas articulés ; mais à mesure que l'on continue à s'élever, le chêne devient de plus en plus rare, et finit par disparaître totalement pour faire place aux cèdres, qui occupent exclusivement les régions supérieures.

Arrivé sur le point culminant du chaînon du petit Atlas, qui forme un des versants de l'immense vallée des Beni.ben lacoub, on peut facilement suivre de l'æil les contours des masses boisées qui garnissent les flancs de ces montagnes.

Les forêts de cèdres coinmencent à environ deux kilomètres à l'est du télégraphe d'Aïn-Télasit, à plus de 1,400 mètres d'élévation au-dessus du ni. veau de la mer, et elles se prolongent, en suivant la direction est, jusqu'audelà du territoire de la grande tribu qui a donné son nom à la vallée des

!. Par suite d'un relard imprévu dans le tirage de deux planches lithographiées qui devaient accompagner cet article, nous sommes forces, à noire très-grand regret, d'en ajour-. per l'envoi avec la livraison prochaine. JANVIER 1844. – 1!

T. III.

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