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OE U VRES

DE

J. B. POQUELIN

DE MOLI E R E.

TOME PREMIER.

NDIDAD

5323 4 6 5 7 5 8

[ 2268954S

DE

OE U VRES 3907

1566
J. B. POQUELIN
DE MOLIER E.

TOME PREMIER.

ÉDITION STÉRÉOTYPE,
D'après le procédé de Firmin Didot.

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A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE ET DE LA FONDERIE STÉRÉOTYPES
ME PIERRE DIDOT L'AÎNÉ, ET DE FIRMIN DIDOT,

PAR VOLTAIRE. LE

goût de bien des lecteurs pour les choses frivoles, et l'envie de faire un volume de ce qui ne devrait remplir que peu de pages, sont cause que l'histoire des hommes célebres est presque toujours gâtée par des détails inutiles et des contes populaires aussi faux qu'insipides. On y ajoute sonvent des critiques injastes de leurs ouvrages. C'est ce qui est arrivé dans l'édition de Racine faite à Paris en 1728. On tâchera d'éviter cet écueil dans cette courte histoire de la vie de Moliere : on ne dira de sa propre personne que ce qu'on a cru vrai et digne d'être rapporté; et on ne hasarderà sur ses ouvrages rien qui soit contraire au sentiment du public éclairé.

JEAN-BAPTISTE Poquelin naquit à Paris en 1620 dans une maison qui subsiste encore sous les piliers des halles. Son pere, Jean-Baptiste Poquelin, valet de chambre tapissier chez le roi, marchand frippier, et Anne Boutet sa mere, lui donnerent une éducation trop conforme à leur état, auquel ils le destinaient : il resta jusqu'à quatorze ans dans leur boutique, n'ayant rien appris, outre son métier, qu’un peu à lire et à écrire. Ses parents obtinrent pour lui la survivance de leur charge chez le roi; mais son génie l'appelait ailleurs. On a remarqué que presque tous ceux qui se sont fait un nom dans les beaux arts les ont cultivés malgré leurs parents, et que la nature a toujours été en eux plus forte que

l'éducation. Poquelin avoit un grand-pere qui aimait la comédie, et qui le menait quelquefois à l'hôtel de Bour

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