Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essai, par L.T. Ventouillac

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Page 98 - J'ai pitié de moi-même, et jette un œil d'envie Sur ceux dont notre guerre a consumé la vie, Sans souhait toutefois de pouvoir reculer. Ce triste et fier honneur m'émeut...
Page 92 - Cette indigne mollesse et ces lâches défenses Sont des punitions qu'attirent mes offenses ; Mais Dieu, dont on ne doit jamais se défier, Me donne votre exemple à me fortifier.
Page 23 - Parle sans t'émouvoir. Je suis jeune, il est vrai : mais aux âmes bien nées La valeur n'attend point le nombre des années.
Page 54 - Je suis maître de moi comme de l'univers; Je le suis, je veux l'être. O siècles ! ô mémoire ! Conservez à jamais ma dernière victoire; Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous. Soyons amis , Cinna , c'est moi qui t'en convie : Comme à mon ennemi je t'ai donné la vie ; Et, malgré la fureur de ton lâche dessein, Je te la donne encor comme à mon assassin.
Page 49 - Me force à travailler moi-même à ta ruine. Car enfin n'attends pas de mon affection De lâches sentiments pour ta punition : De quoi qu'en ta faveur notre amour m'entretienne, Ma générosité doit répondre à la tienne : Tu t'es en m'offensant montré digne de moi, Je me dois par ta mort montrer digne de toi.
Page 98 - L'obscurité vaut mieux que tant de renommée. Pour moi, je l'ose dire, et vous l'avez pu voir, Je n'ai point consulté pour suivre mon devoir; Notre longue amitié, l'amour, ni l'alliance, N'ont pu mettre un moment mon esprit en balance; Et puisque, par ce choix, Albe montre en effet Qu'elle m'estime autant que Rome vous a fait, Je crois faire pour elle autant que vous pour Rome; J'ai le cœur aussi bon, mais enfin je suis homme...
Page 12 - Ces petits souverains qu'il fait pour une année, Voyant d'un temps si court leur puissance bornée, Des plus heureux desseins font avorter le fruit, De peur de le laisser à celui qui les suit.
Page 80 - Quand je vois de tes murs leur armée et la nôtre, Mes trois frères dans l'une, et mon mari dans l'autre, Puis-je former des vœux, et sans impiété Importuner le ciel pour ta félicité? Je sais que ton État, encore en sa naissance, Ne saurait, sans la guerre, affermir sa puissance; Je sais qu'il doit s'accroître, et que tes grands destins...
Page 16 - Considérez le prix que vous avez coûté : Non pas qu'elle vous croie avoir trop acheté , Des maux qu'elle a soufferts elle est trop bien payée ; Mais une juste peur tient son ame effrayée. Si, jaloux de son heur...

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