Lui: roman contemporain

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M. Lévy, 1863 - 409 pages
 

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Page 384 - Et moi, pensant à vous, j'allais traînant ma peine ; Et si de mon chagrin vous êtes incertaine Vous ne pouvez pas l'être au moins de mon amour. Mais qui saura jamais le mal qui me tourmente : Les fleurs des bois, dit-on, jadis ont deviné ! Antilope aux yeux noirs, dis, quelle est mon amante...
Page 232 - les cheveux, noués j> sur le front et entremêlés de perles, tombaient sur les » bras et sur les épaules en longues mèches ondoyantes. » Un collier de perles, fixé au milieu de la poitrine par » un fermoir d'or, suivait et dessinait les parfaits con
Page 242 - A l'heure où, chez nous, les boutiques s'ouvrent, les passants se croisent, les voitures roulent, les brouillards se jouaient sur la lagune déserte et couvraient d'un rideau les palais silencieux. Le vent ridait à peine l'eau ; quelques voiles paraissaient au loin du côté de Fusine, apportant à la reine des mers les provisions de la journée. Seul, au sommet de la ville endormie, l'ange du campanile de Saint-Marc sortait brillant du crépuscule, et les premiers rayons du soleil étincelaient...
Page 1 - Elle flétrit avec plus de raison encore le mélange profanateur, la sacrilége confusion de mois destinés à exprimer des sentiments si différents et si peu faits pour se remplacer. Elle dit enfin, non sans éloquence : « Vous qui écrivez, gardez-vous du pathos en amour et ne dissertez pas de ce sentiment naturel et simple, de cet attrait puissant et bien caractérisé qui attire et confond les êtres, avec le langage de la métaphysique et du mysticisme. Si les héroïnes des romans modernes...
Page 369 - En disantces mots il ne me regardait pas; ilsemblait regarder dans l'espace ; son visage avait l'expression de celui d'un somnambule. Voilà bien des années que j'ai des visions et que j'entends des voix. Comment en douterais-je quand tous mes sens me l'affirment? Que de fois, quand la nuit tombe, j'ai vu et j'ai entendu le jeune prince qui me fut cher et un autre de mes amis frappé en duel devant moi! Mais ce sont surtout les femmes qui ont ému mon cœur ou que j'ai pressées dans mes bras qui...
Page 119 - Oh ! cela est certain : il ya dans l'amour des lois physiques et impérieuses trop négligées dans les sociètés modernes. Je suis trop faible, trop grêle et trop vieilli pour vous, belle et robuste... Je ne suis pour vous qu'un spectre qui rêve la vie ! Oh ! vous avez raison , le pâle et maladif Hamlet ne saurait animer la Vénus de Milo...
Page 338 - ... de la littérature romantique, comme il y en avait autrefois pour contrefaire la littérature classique; c'est ainsi par exemple que Campistron singeait Racine. Un sculpteur de mes amis, qui fait plus de bons mots que de bonnes statues, a appelé plaisamment mon patient imitateur un pion romantique. Soyez certaine que le livre de votre amant, dont il est en mal d'enfant depuis quarante-huit mois, sera une lourde et flagrante compilation de Balzac ! — Se donne-t-on le génie? m'écriai-je, n'est...
Page 4 - La taille encore svelte de la marquise, son coud'un blanc de marbre et sabelletête expressive couronnée d'une abondante chevelure d'un blond doré, jaillissaient, pour ainsi dire, au-dessus des plis nombreux d'une robe violette à deux jupes; la finesse et les flots du tissu soyeux l'enveloppaient avec grâce ; son buste était appuyé et cambré contre le dossier d'un fauteuil en fer creux, tandis que ses deux petites mains croisées soutenaient son genou ployé.
Page 11 - On ne le voyait chez moi qu'à de rares intervalles : il vivait au loin, à la campagne, travaillant en fanatique de l'art à un grand livre, disait-il. J'étais la confidente de ce génie inconnu. Chaque jour ses lettres m'arrivaient, et, tous les deux mois, quand une partie de sa tâche était accomplie, je redevenais sa récompense adorée, sa joie radieuse, la frénésie passagère de son cœur, qui, chose étrange, s'ouvrait et se refermait à volonté à ces sensations puissantes...
Page 123 - L'insensé veut posséder le ciel; le sage l'admire, s'agenouille et ne désire pas. « La perfection, ami, n'est pas plus faite pour nous que l'immensité. Il faut ne la chercher en rien, ne la demander à rien, ni à l'amour, ni à la beauté, ni au bonheur, ni à la vertu ; mais il faut l'aimer pour être vertueux, beau et heureux autant que l'homme peut l'être.

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