Molière et Bourdaloue

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Palmé, 1877 - 269 pages
 

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Page 196 - Mais les gens comme nous brûlent d'un feu discret, Avec qui, pour toujours, on est sûr du secret. Le soin que nous prenons de notre renommée Répond de toute chose à la personne aimée ; Et c'est en nous qu'on trouve, acceptant notre cœur, De l'amour sans scandale et du plaisir sans peur.
Page 193 - ... aisé, mais d'une suite presque nécessaire , que la même raillerie qui attaque l'une intéresse l'autre, et que les traits dont on peint celle-ci défigurent celle-là...
Page 196 - Et si je me résous à recevoir du père Cette donation qu'il a voulu me faire, Ce n'est, à dire vrai, que parce que je crains Que tout ce bien ne tombe en de méchantes mains ; Qu'il ne trouve des gens qui, l'ayant en partage, 613 En fassent dans le monde un criminel usage.
Page 91 - Je ne brigue point de faveur, je ne fais point ma cour dans la chaire ; à Dieu ne plaise ! Je suis français et chrétien : je sens, je sens le bonheur public...
Page 215 - Et, comme je ne vois nul genre de héros Qui soit plus à priser que les parfaits dévots , Aucune chose au monde et plus noble et plus belle Que la sainte ferveur d'un véritable zèle, Aussi ne vois-je rien qui soit plus odieux Que le dehors plâtré d'un zèle spécieux, Que ces francs charlatans, que ces dévots de place...
Page 204 - Son plus grand soin est de tourner la bonté et la simplicité en ridicule , et de mettre la ruse et le mensonge du parti pour lequel on prend intérêt : ses honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent; ses vicieux sont des gens qui agissent , et que les plus brillants succès favorisent le plus souvent : enfin l'honneur des applaudissements , rarement pour le plus estimable , est presque toujours pour le plus adroit.
Page 126 - Bourdaloue, qui frappe toujours comme un sourd, disant des vérités à bride abattue, parlant à tort et à travers contre l'adultère : sauve qui peut, il va toujours son chemin.
Page 194 - Mais enfin je prétends discourir à mon tour: Je vous dis que mon fils n'a rien fait de plus sage Qu'en recueillant chez soi ce dévot personnage; Que le ciel au besoin l'a céans envoyé Pour redresser à tous votre esprit fourvoyé; Que, pour votre salut, vous le devez entendre, Et qu'il ne reprend rien qui ne soit à reprendre. Ces visites, ces bals, ces conversations, Sont du malin esprit toutes inventions.
Page 61 - Mais n'est-ce rien aux spectateurs de payer leur luxe, d'entretenir leur corruption, de leur exposer leur cœur en proie, et d'aller apprendre d'elles tout ce qu'il ne faudrait jamais savoir?
Page 92 - II se remue pour Votre Majesté quelque chose d'illustre et de grand, et qui passe la destinée des rois vos prédécesseurs : soyez fidèle à Dieu, et ne mettez point d'obstacle par vos péchés aux choses qui se couvent...

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