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Enfin, nous devons faire observer que nos polices cantonales ont toute raison de se montrer sévères, en ce qui concerne les papiers de légitimation d'étrangers, pour empécher l'invasion d'éléments équivoques, qui deviennent si facilement une charge et un danger pour notre pays. C'est cette préoccupation qui a présidé de notre part à la rédaction du traité du 27 avril 1876. Sans faire un trop grand fond sur les certificats de bonne vie et moeurs, souvent délivrés dans des conditions qui leur ôtent toute créance sérieuse car il arrive que les pires sujets, anarchistes et révolutionnaires ayant des papiers parfaitement en règle, sont reçus sans défiance —, nous sommes cependant loin de vouloir renoncer à cette garantie, dans notre propre intérêt. Et nous prenons volontiers acte de ce que nos autorités cantonales pourront désormais exiger la production de cette garantie d'une manière encore plus rigoureuse, sans risquer de voir le Gouvernement impérial demander lui-même des temperaments dans l'exécution de cette clause du traité.

Le soussigné espère que Son Altesse le Prince Chancelier voudra bien se convaincre par l'exposé qui précède, que le Conseil fédéral n'a jamais eu l'intention qu'on lui prête de subordonner l'admission des Allemands en Suisse au placet du Gouvernement impérial, ni de revendiquer pour lui uli droit réciproque vis-à-vis des Suisses qui prennent residence en Allemagne. S'il est vrai, ainsi que le dit la dépêche du 26 juin, que tout traité international implique pour chacune des parties contractantes, dans la mesure des droits qu'il crée, et des obligations qu'il impose, l'abandon d'une part de sa souveraineté, il n'est pas moins certain qu'il y a des attributs de sa souveraineté que la Suisse n'a jamais consenti et ne consentira jamais à restreindre de, son plein gre par la voie des stipulations internationales. Et l'exercice du droit d'asile est l'un de ces attributs, toute l'histoire de la Suisse le prouve. Ce sont là des principes dont nous ne pouvons départir et qui nous dirigeront si nous avons à négocier un nouveau traité d'établissement avec l'Allemagne ; ii nous a paru nécessaire de le rappeler.

La question des mesures destinées à empêcher que du territoire suisse des menées anarchistes et révolutionnaires ne puissent être dirigées contre la paix intérieure de l'Empire, et à réprimer celles qui, malgré les précautions prises, viennent malheureusement à se produire, a déjà fait l'objet des précédentes communications du soussigné. Le Conseil federal ne peut que réitérer les déclarations qu'il a données à ce sujet. Reconnaissant dans leur plénitude les devoirs internationaux qui incombent à la Confédération aussi bien qu'à tout gouvernement soucieux de maintenir ses bons rapports avec des pays amis, le Conseil fédéral a montré, en toute circonstance et par des faits, sa ferme résolution de ne tolérer en Suisse aucun acte contraire au droit des gens et aux égards que les Etats se doivent entre eux. En agissant ainsi, il n'est que l'expression de la volonté du peuple suisse qui s'est en particulier manifestée par les votes unanimes des Chambres fédérales lorsqu'on a du faire appel à leur concours législatif.

Actuellement, grâce aux mesures énergiques, prises dans les dernières années, aucun chef connu du mouvement anarchiste ou révolutionnaire n'est établi ou toléré en Suisse. La création d'un office central pour la police politique, telle qu'elle résulte en particulier de la décision prise par les Chambres dans leur dernière session, permettra de suivre mieux encore et de réprimer, dans les limites de notre constitution, toutes les manifestations nouvelles qui, soit dans le domaine de la presse, soit dans celui des associations et réunions, revêtiraient un caractère illicite ou dangereux et menaceraient nos relations internationales.

Le Conseil fédéral ne doute pas que ces explications ne soient de nature à rassurer complètement le Gouvernement impérial et à le convaincre qu'il n'y a pas lieu pour lui de recourir à des moyens exceptionnels, contraires aux intérêts des deux Etats. Si nous insistons avec tant de fermeté sur le respect de nos droits, c'est parce que nous avons la volonté non moins ferme de remplir scrupuleusement nos devuirs internationaux spécialement vis-à-vis de l'Allemagne, avec laquelle nous avons toujours été désireux d'entretenir les meilleurs rapports.

Le soussigné prie Son Excellence M. de Bülow de porter ce qui précède à la connaissance de Son Altesse le Prince de Bismarck et de vouloir bien agréer les assurances de sa baute considération.

(Signé) DROZ.

SO

Thatsächlich ist noch beizufügen, dass mehr als 100,000 Deutsche in der Schweiz leben und dieselbe überdiess von wandernden deutschen Unterstützungsbedürftigen in hohem Grade beansprucht wird, dass z. B. in Basel die öffentliche Armenpflege in der Regel mehr Deutsche als Schweizer zu verpflegen hat. In mancher Hinsicht würde daher ein vertragloser Zustand, welcher weit strengere Massregeln gegen mittellose, oder verdächtige deutsche Angehörige gestattete, der Schweiz konveniren. Indessen kommt diess gegenüber der Ungehörigkeit nicht in Betrachtung, im täglichen Verkehr mit einem grossen Nachbarstaate und in Bezug auf gegenseitige Niederlassung nur auf die vagen und in neuerer Zeit mitunter wechselnden Grundsätze des allgemeinen Völkerrechtes angewiesen zu sein. Auch ist nicht zu übersehen, dass das deutsche Staatsbürgerrecht nicht unverlierbar ist, wie das schweizerische, sondern nach einem Gesetze vom 1. Juni 1870 sowohl durch einen Beschluss der Centralbehörde des Heimatstaates, wie durch thatsächlich eintretende Verhältnisse verloren gehen kann, eine Gesetzgebung, welche die Nachbarstaaten der beständigen Gefahr aussetzt, Heimatlose zu bekommen, insofern nicht vertragsmässige Vorsorge getroffen wird. Dagegen halten wir die Herbeiziehung von Art. 11 des Frankfurter Friedensvertrages und die daraus geschöpfte Behauptung für unrichtig, dass der Schweiz keine Zugeständnisse in Bezug auf Niederlassung gemacht werden dürfen, welche Deutschland nicht bereit sei, für sein ganzes Gebiet (also z. B. in Elsass-Lothringen) Frankreicb zu gewähren, obwobl auch dieser Artikel sich nicht so ausdrück. lich bloss auf Handelsbeziehungen beschränkt, wie er s. 2. ohne Zweifel gemeint war. ^)

.) Er lautet in seinem bezüglichen Passus: «Les traités de commerce avec les différents Etats de l'Allemagne ayant été ano nulés par la guerre, le Gouvernement allemand et le Gouverne. ment français prendront pour base de leurs relations commerciale le régime du traitement réciproque sur le pied de la nation la plus favorisée. Sont compris dans cette règle les droits d'entr**** et de sortie. le transit, les formalités douanieres, l'admission et le traitement des sujets des deur nations, ainsi que de leurs agentToutefois seront exceptées de la règle susdite les faveurs qu'une des parties contractantes par des traités de commerce a accordo ou accordera à des Etats autres que ceux qui suivent: l'Angle terre, la Belgique, les Pays Bas, la Suisse, l'Autriche, la Russie. » Die wesentlichste Frage besteht darin, in wie weit von der Schweiz eine Beschränkung des vielgenannten Asylrechtes vertragsmässig erlangt werden kann. Hierauf reduziren sich zuletzt die deutschen Forderungen, und alles Andere ist nur Mittel zu diesem Zwecke, welcher die Bekämpfung der deutschen Sozialdemokratie im Auge hat.

Das sogenannte Asylrecht der Schweiz ist niemals ein besonderes, vertragsmässig oder völkerrechtlich ausnahmsweise der Schweiz zustehendes Recht gewesen, sondern es ist ein Ausfluss der Souveränetät eines jeden unabhängigen Staates. Derselbe kann eben diejenigen Personen bei sich aufnebmen und dulden, oder umgekehrt ausweisen, die er dazu für geeignet erachtet. Die Schweiz hat in dieser Hinsicht, wie gesagt, völkerrechtlich keine andere Stellung, oder Verpflichtung, als jeder andere Staat. Lediglich kommt bei ihr der Fall häufiger vor, namentlich politische Flüchtlinge zu beherbergen, und stimmt es mit ihren eigenen politischen Grundsätzen überein, solchen den Aufenthalt auch gegen den Willen und ohne Ausweispapiere ihrer Heimatstaaten zu gewähren, insofern sie sich ruhig verhalten und bloss den Schutz für ihre Person, nicht aber für eine aggressive Thätigkeit gegen andere Staaten in Anspruch nehmen. Mit der Neutralität der Schweiz hat dieses SOgenannte Asylrecht vollends gar nichts zu thun, und weder die Neutralitätsakte von 1815, noch die Verhandlungen über dieselbe enthalten irgend eine Verbindung dieser beiden Rechte, welche in Wirklichkeit eine Einschränkung der schweizerischen Neutralität sein würde. ')

Dagegen beseitigt das allgemeine Völkerrecht der civilisirten Staaten die prinzipielle Ausschliessung von Fremden, wie sie seiner Zeit in China, Japan und Paraguay vorkam. Ein solcher Staat kann dann eben nicht in völkerrechtlichem Verkehr mit andern stehen. Und ebenso sind Massenausweisungen ganzer Kategorien auf Grund blosser Zugehöriy.

1) Eine jede solche Verbindung ist historisch falsch und unzulässig, höchstens könnte man allfällig im umgekehrten Sinne, als diess heute mitunter geschieht, behaupten, dass im Jahr 1815 das Asylrecht der Schweiz durch die Neutralität in höherem Grade gesichert werden wollte. (Vgl. über ein solches Gespräch zwischen dem Kaiser Alexander von Russland und dem Erzherzog Johann von Oesterreich pag. 230.)

keit zu einem bestimmten Staate, oder besondere Erschwerungen des Verkehrs durch Passvorschriften etc. nicht mehr gebräuchlich, obwohl in dieser Hinsicht das modernste Völkerrecht eine Art von Rückschritt zeigt.

Allerdings aber hat die Eidgenossenschaft nicht zu allen Zeiten ihrer Geschichte das Asylrecht für politische Flüchtlinge oder wegen politischer Verbrechen Verfolgte in der Weise als Grundgesetz aufgestellt, wie es dermalen, namentlich seit Bestand des neuen Bundes, geschieht, sondern es hing dieser Grundsatz mehr oder weniger mit ihrer eigenen politischen Gestaltung und Auffassung zusammen und es lässt sich nicht ganz leugnen, dass Sympathien oder Antipathien hiebei auch einen Einfluss gehabt haben. An sich würde es ja auch einer natürlichen Solidarität civilisirter und befreun. deter Staaten entsprechen, wenn Personen, welche sich gegen die Staatsordnung und Gesetzgebung des Einen vergehen. auch in andern nicht geschützt würden. Man braucht sich bloss den Fall vorzustellen, dass mehrere Staaten eine ganz gleiche Verfassung und Strafgesetzgebung hätten, oder dass sie in einer sehr engen und dauernden Allianz, oler gar in einem bundesstaatlichen Zusammenhange stehen, so erscheint sofort Nichtduldung oder Ausweisung (Verrufung) auf Verlangen, wie sie in unsern alten Bünden vorkommt. als das Natürliche, mindestens als ebenso natürlich, wie irgend eine sonstige allgemein gebräuchliche Rechtshilfe in andern Rechtsangelegenheiten, und es wäre an und für sich nicht abzusehen, weshalb sogenannte politische Verbrechen, welche die ganze Staatsordnung angreifen, insofern sie auch im Lande des Aufenthalts als Verbrechen gelten. eines besondern Schutzes geniessen sollten. Von diesem Standpunkte ging z. B. der Vertrag der katholischen Orte nebst Wallis mit Ludwig XIV. vom 9. Mai 1715 aus, der in seinem 17. und 18. Artikel « Staats-Kriminalen und Betrüber der gemeinen Ruhe » auf blosses Begehren, ohne Untersuchung der Sache, sogar a uslieferte, Diebe und Räuber (ausgenommen Hausdiebe) dagegen nicht. Diese merkwürdigen Artikel lauten:

XXVII. Gleich wie eine von den fürnehmsten Früchten einer Bündnuss ist das Wohlwesen, die Glory, und den Ruhestand

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