Petite encyclopédie poétique; ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 1

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Capelle et Cie., 1804
 

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Page 117 - Ces remords, me dit-il, ces cris de la nature, Ne sont que l'habitude, et les illusions Qu'un besoin mutuel inspire aux nations.
Page 126 - Notre cœur égaré, sans guide et sans appui, Est brûlé de désirs ou glacé par l'ennui : Nul de nous n'a vécu sans connaître les larmes. De la société les secourables charmes Consolent nos douleurs au moins quelques instants , Remède encor trop faible à des maux si constants : Ah ! n'empoisonnons pas la douceur qui nous reste.
Page 135 - Manière de lire les Vers. ARRÊTE , sot lecteur , dont la triste manie Détruit de nos accords la savante harmonie ; Arrête, par pitié! Quel funeste travers, En dépit d'Apollon, te fait lire des vers? Ah ! si ta voix ingrate ou languit , ou détonne , Ou traîne avec lenteur son fausset monotone ; Si du feu du génie en nos vers allumé N'étincelle jamais ton œil inanimé; Si ta lecture enfin , dolente psalmodie , Ne dit rien , ne peint rien à mon âme engourdie , Cesse, ou laisse-moi fuir....
Page 283 - L'excès fatal du tribut amoureux. Qu'un Salamandre en ses premiers vertiges , Tombe énervé pour conter ses prodiges : Un sage athlète , au combat plus certain . Retrouve au soir ses combats du matin. Silène a bu ; mais la soif qui lui reste Surnage encor sur sa coupe céleste. Aimons ainsi ; l'amour doit avec soin Laisser grossir le torrent du besoin. Que le vainqueur dans les courses...
Page 269 - J'y vois la place où va tomber Delphire. Achève, éprouve un instant de courroux, Meurs à ses pieds, embrasse ses genoux, Baigne de pleurs cette main qu'elle oublie : Elle rougit, c'est sa fierté qui plie ; Elle se tait, l'Amour parle : crois-moi, Presse, ose tout, et Delphire est à toi.
Page 174 - C'était assez pour être curieuse: C'était assez ; filles le sont pour moins. Mais je ne Veux fronder ce sexe aimable, Et pour Echo sa faute est excusable. Si cette nymphe est coupable en ceci, Je lui pardonne; Amour la fit coupable : Puisse le sort lui pardonner aussi ! Discrètement, et d'une main habile, En écartant le feuillage mobile, L'œil et l'oreille avidement ouverts, Elle...
Page 128 - Voilà le fruit affreux des pieuses querelles. Toutes les factions à la fin sont cruelles ; Pour peu qu'on les soutienne , on les voit tout oser : Pour les anéantir, il les faut mépriser. Qui conduit des soldats peut gouverner des prêtres.
Page 118 - C'est une source pure : en vain dans ses canaux Les vents contagieux en ont troublé les eaux ; En vain sur sa surface une fange étrangère Apporte en bouillonnant un limon qui l'altère; L'homme le plus injuste et le moins policé S'y contemple aisément quand l'orage est passé.
Page 115 - La morale, uniforme en tout temps, en tout lieu, A des siècles sans fin parle au nom de ce Dieu. C'est la loi de Trajan, de Socrate, et la vôtre : De ce culte éternel la nature est l'apôtre, Le bon sens la reçoit, et les remords vengeurs, Nés dans la conscience, en sont les défenseurs.
Page 31 - Les doigts en s'alongeant vont dessiner la main. Bientôt de ce beau corps la taille souple et libre Sur sa double colonne a pris son équilibre : Le Titan s'applaudit et poursuit son essor.

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