Œuvres de Molière, Volume 1

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F. Didot frères, 1856
 

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Page 659 - IL n'est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes, Qu'une femme étudie et sache tant de choses. Former aux bonnes mœurs l'esprit de ses enfants, Faire aller son ménage, avoir l'œil sur ses gens, Et régler la dépense avec économie. Doit être son étude et sa philosophie.
Page 653 - Je consens qu'une femme ait des clartés de tout : Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante afin d'être savante ; Et j'aime que souvent, aux questions qu'on fait, Elle sache ignorer les choses qu'elle sait : De son étude enfin je veux qu'elle se cache , Et qu'elle ait du savoir sans vouloir qu'on le sache , Sans citer les anteurs, sans dire de grands mots , Et clouer de l'esprit à ses moindres propos.
Page 314 - L'amour, pour l'ordinaire, est peu fait à ces lois, Et l'on voit les amants vanter toujours leur choix. Ja,mais leur passion n'y voit rien de blâmable, Et dans l'objet aimé, tout leur devient aimable: Ils comptent les défauts pour des perfections. Et savent y donner de favorables noms.
Page 383 - Hé quoi ! vous ne ferez nulle distinction Entre l'hypocrisie et la dévotion ? Vous les voulez traiter d'un semblable langage...
Page 305 - Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode ; Et je ne hais rien tant que les contorsions De tous ces grands faiseurs de protestations ; Ces affables donneurs d'embrassades frivoles, Ces obligeants diseurs d'inutiles paroles, Qui de civilités avec tous font combat, Et traitent du même air l'honnête homme et le fat. Quel avantage at-on qu'un...
Page 384 - Et leur âme est portée à juger bien d'autrui. Point de cabale en eux, point d'intrigues à suivre : On les voit, pour tous soins, se mêler de bien vivre. Jamais contre un pécheur ils n'ont d'acharnement, Ils attachent leur haine au péché seulement, Et ne veulent point prendre, avec un zèle extrême, Les intérêts du ciel plus qu'il ne veut lui-même.
Page 208 - Car enfin, je trouve qu'il est bien plus aisé de se guinder sur de grands sentiments, de braver en vers la Fortune, accuser les Destins, et dire des injures aux Dieux, que d'entrer comme il faut dans le ridicule des hommes, et de rendre agréablement sur le théâtre des défauts de tout le monde.
Page 305 - J'entre en une humeur noire, en un chagrin profond, Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font: Je ne trouve partout que lâche flatterie, Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie; Je n'y puis plus tenir, j'enrage; et mon dessein Est de rompre en visière à tout le genre humain.
Page 309 - La rime n'est pas riche, et le style en est vieux; Mais ne voyez-vous pas que cela vaut bien mieux Que ces colifichets, dont le bon sens murmure, Et que la passion parle là toute pure? Si le Roi m'avait donné Paris, sa grand'ville, Et qu'il me fallût quitter L'amour de ma mie, Je dirais au roi Henri : Reprenez votre Paris, J'aime mieux ma mie, au gué!
Page 666 - C'est qu'on fut malheureux de ne pouvoir vous plaire. VADIUS. Il faut qu'en écoutant j'aie eu l'esprit distrait , Ou bien que le lecteur m'ait gâté le sonnet. Mais laissons ce discours , et voyons ma ballade. TRISSOTIN. La ballade, à mon goût, est une chose fade: Ce n'en est plus la mode ; elle sent son vieux temps.

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