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premières notions de celle langue, on ne peut pas dire qu'elle leur soit par la réy ritablement enseignée, puisqu'en effet ceux qui veulent réellement l'étudier pe sont pas moins obligés d'en faire ensuite un cours complet dans les écoles ordinaires, inais seulement qu'ils apprennent à la prononcer et à l'accentoer convenablement el relativement à un service qui, par là même qu'il est positivement autorisé, doit aussi être pourvu el renferiner en lui-même tous les moyens d'exécution et mêine de perfectionnemeni, sans qu'on puisse le modifier ou le restreindre par les réglemens limitroplies de l'Uuiversité, et même s'il y avoit du doute sur la con. currence des deux iustitutions, il devroit évidemment se résoudre en faveur de la liberté plutôt que du monopole; ..

» Considérant que les établisssemens dont il s'agit existent depuis la promulgation du concordat de l'an X , antérieurement même à la création de l'Université, saus que les réglemens organiques de celle-ci les aient jamais rappelés, parce que sans doute ils étoieni ceoses lui élre étrangers; qu'ils subsistent, sous les yeux mêmes de l'Académie, dans toutes les paroisses de la ville de Lyon, sans contestation, de l'aveu même ou avec la tolérance de l'Université, ainsi qu'il résulte des instructions de M. le ministre de l'instruction publique et des cultes, Iranscrites dans la lettre jointe au dossier de M. le procureur-général près la cour royale de Lyon, à M. le procureur du roi près le tribunal de Roanne, en date du 13 juin 1833, lolérance qu'il auroit été difficile de concilier avec la loi, si la loi car été regardée comme aussi impérative qu'on le suppose; iii .. .

» Considérant qu’un reglement diocésain, émané de l'archevêque de l.yon, a-lixé le nonbre nécessaire des clercs on enfaus de chenr pour le service de quelques paroisses les plus importantes du diocèse, ce qni prévient et reud impossible toute espèce d'extensions ou d'abus; que la paroisse de Saint-Etienne, à Roinne, figure dans le tableau pour 1111 nombre de vingl clercs , qui n'a pas même été atteint dans l'établissement du sieur Arbel; que ce réglement émwnciatif de l'objet des études, notamment en ce qui concerne les élémens de latinité, a été notifié officiellement à l'autorité supérieure, d'après sa propre demande, et antérieurement à toutes poursuites; qu'il n'apparoit mullement qu'il ait été contredit, modifié ou anoullé; qu'il est dès lors toujours censé subsister, comme étant réellement inoffensif aux priviléges que l'Université conserve encore, quelque exorbilans qu'ils puissent ètre, en verlu des Jécrets et ordounances sur la matière.

• Par ces motifs, le tribunal, staluant sur l'appel interjeté par le sieur Arbel, curé de la paroisse de St-Etienne, à Roapne, prononce qu'il a été mal jugé, bien appelé; emendart, décharge l'appelant des condamnations, et le renvoie de l'action dirigée contre lui sans dépens. . Le procureur du roi s'est immédiatement pourvu en cassation contre ce jissement. On se rappelle que la cour de cassation a , le 22 mars dernier, rendu un arrêt loul contraire, dont nous avons parlé n° 2080. Il s'agissoit alors de l'école de Tarare, dans le niême diocèse. On dit que le tribunal de Montbrison avoit suspendu son .. jugement pour aliendre l'arrêt de la cour de cassalion); mais l'antorilé de cette cour ne l'a pas empêché de juger suivant sa propre conviction. N'est-ce pas une chose singulière que ces décisions contradictoires de plusieurs tribuuaux sur une question qui ne paroît pas très-compliquée ? :

- Le Sémaphore de Marseille prétend prouver l'intolérance du clergé par le fait suivant. Le maire de la ville d'Hières, dans le Var, marié depuis peu à une protestaple et seulement devant l'officier civil, s'éiant présenté pour être parrain d'un eufant, a été refusé par le curé et les vicaires. Le maire a dressé procès-verbal du refus el l'a adressé au procureur du roi. Par une heureuse coïncidence, dil le Sémaphore, le conseil municipal alloil s'assembler pour arrêler le budget de 1833; il arrêta que les 1,200 fr. alloués comme supplément au clergé seroient supprimés. Le Sémaphore applaudit à la conduite du maire, el nous, nous la trouvons brutale. C'est bien le cas de crier contre l'intolérance du clergé, quand on voil'un maire qui a assez de rancune pour se venger si promptement lui-même, et pour inspirer sou ressentimicità loul un couscil muni'cipal! Le curé et les vicaires d'Hières avoient cru remplir 110 devoir, ils avoient obéi aux règles anciennes de l'Eglisi, ils n'voient fait aucun cort au parrain refusé, el celui-ci s'aime de toute l'autorité que lui donne sa place pour leur retrancher uni supplément de traitement reconnu nécessaire! Les gens délicats de se vengent pas ainsi de leurs propres niains. :: ]s'est ouvert aux Etats-Unis deux controverses sur des si els de religion. La première a lieu à Philadelphie entre M. Hughes, prêtre catholique, et M. Breckinridge, ministre presbytérien. Le premier ayant remarqué dans un journal, intitulé Christian Allo vocule, des reproches injurieux aux catholiques, el une espèce de défi d'eulicr en lice, a proposé au clocteur Breckinridge, au louer de l'article, d'ouvrir la dispule avec Ini. Il y a eu plusicurs leuires écrites de part et d'autre, pour régler les sujets i la forme de la discussion. Le 14 décembre dernier, les deux adversaires soul convenus que chacun écriroit dans un journal, le ministre dans le Presbytérien, et M. Hughes dans un journal catholique. On doit exanıiner d'abord la question de la règle de foi, et de passer à une seconde question que lorsque celle-ci sera épuisée. Les journaux des Etats Unis ont donné in extenso les préliminaires de celle copti overse, sur lesquels on a eu quelque peine à s'entendre. Le ton de quelquesunesdes lettres feroii même craindre que la discussion ne lâi pas d'un côté aussi modérée qu'elle doit l'être pour alleindre son but. Uve autre conļroversé avoit lieu presque en même temps à New-York. . Le docteur Brownlee, pasteur de l'Eglise hollandaise réformée, ayant trouvé dans le Truthteller des lettres de controverse, it adresse à l'éditeur de ce journal une lettre où il provoque formet

lement une discussion par écrit avec M. Dubois, évêque catholique de New-York , ou bien avec MM. Power, Levins et Varela, pasteurs des églises de St-Pierre, de St-Patrice et du Christ. Ces trois ecclésiastiques ont accepté le défi par une lettre du 31 janvier dernier. Ils demandent aussi que l'on commence par chercher quelle est la règle de foi et quel est le juge de la controverse en matière de lui. La discussion doit se continuer dans les colonnes du Truth!eller ou Véridique, de New-York.

NOUVELLES POLITIQUES. Paris. Le Messager avoit annoncé, et les autres journaux avoient répété que M. le comte Hector de Luchesi-Palli éloit arrivé à Paris le vendredi 24 mai; qu'après avoir eu une conférence avec les ambassadeurs de Naples, de Russie et de Prusse, il s'éloit reudu chez le ministre des affaires étrangères, qui l'avoit conduit même chez Louis-Philippe ; qu'en lin il étoit parti le lendemain pour Blaye. Tout cela est démenti par le journal ministériel du soir (le Nouvelliste). On assure seulement que madame la duchesse de Berry quiltera celle ville dans peu de jours. L'Agathc , qui doit la conduire à Palerme , est arrivée la semaine dernière dans la Gironde. Les personnes qui l'accompagneront seront, dit-on, le général Bugeaud, un aide-de-camp, m'le Lebeschu, M. de Mesuard, madame de Castėja et le docteur Deyeux. A l'exception des deux premiers, ces personnes ont été désignées par la princesse. M. de Mesnard est arrivé le 2 mai à Blaye.

- Un de nos journaux les plus passionnés pour la révolution de juillet et pour la branche cadelle commence à craindre que son enthousiasme n'ait été trop prompt et trop vif. Il se reproche d'avoir partagé la niaiserie des patriotes, qui crurent tout bonnement que les cadets de la maison de Bourbon n'étoient pas capables de les attraper comme les aînés. On auroit dů prévoir, dit-il, qu'ils chercheroient à ressaisir le droit divin par subtilité, après l'avoir manqué par la transmission légitime. La prudence vouloit qu'on prit là-dessus des précautions, qu'on demandât des garanties, el que les conditions du marché fussent mieux réglées. Il est vrai que ce marché a loujours paru baclé un peu à la légère aux yeux des gens qui prétendent s'y connoître. Mais enfin, tel qu'il est, il renferme des stipulations que les patrioles de juillet ont cru fixées et arrêtées. Leur Charte de 1830 contient des promesses écrites; el, s'ils n'ont pas tout prévu, au moins ont-ils prévu quelque chose. Hé bien ! qu'ils jugent, par la manière dont ce quelque chose eśl exéculé, de ce qui seroit tout aussi naturellement arrivé aux autres parties du marché qu'ils ont omis de régler el de stipuler. Ce qu'ils ont écrit dans leur Charle n'ayant empêché ni les élats de siége, ni les garnisaires, ni les Bastilles, ni le régime ture sous lequel nous vivons, il est probable que ce qu'ils ont négligé d'écrire n'auroit pas eu un meilleur succès. Que celle réflexion les console donc, et leur serve de leçon pour une autre fois.

- En vérité, mon honorable collégue, on ne vous reconnoit plus. — Pourquoi donc cela? – C'est que jadis vous étiez tout de feu pour les Grecs, et

mill

се

que, si la restauration eût voulu vous croire , vous, nous auriez ruinés pour eux ; tandis qu'aujourd'hui vous faites un bruil terrible pour vingt malheureux milhions que le Roi citoyen s'est engagé à leur préter de notre poche. - Sans doule ; mais, à l'époque dont vous parlez, j'avois pour système de trouver tout mauvais, et c'éloit en haine de la restauration que je poussois à tout ce qui me paroissoit ruineux pour la Fraoce. — Ah! c'est différent, mon cher collégue ; je vois que l'intention éloit bonne, et je vais faire part à la chambre des députés de ce que vous verrez de me dire.... Telle est la petite scène dont une des dermères séances du Palais-Bourbon a été un peu égayée par deux des acteurs de la comédie de quinze ans.

- Il y a plaisir avec les joleurs de la Bourse ; ils s'arrangeut de tout. L'emprunt grec leur convient tout autant el niême plus qu'un dégrèvement de vingt

lions en faveur des contribuables. Ils voient du même vil l'argent qui vient et ce qui s'en va. Les cinquaple millions qui arrivèrent, il y a trois ans, de la casau

Da d'Alger, ne firent pas aulant monter la rente que les riugt millions dont uous allons vider nos maius au profil de la Grèce. C'est une chose charmante que 2. Souvernemens à bon marché, on ne s'y éronne de rien ; et, une fois que le un public est arrivé à sepl milliards de dettes, on ne comple plus.

e NI onitcur du 25 dément le bruil, accrédité par le Constitutionnel et "ps, d'une prochaine dissolution de la chambre des députés. Il ajoute que

ir's des députés actuels n'expireront qu'en juillet 1836, puisque l'art. 3. harte de 1830 porte que les députés sont élus pour cinq ans. · Pouget , substitut à St-Affrique, est nommé procureur du roi au même

M. Andrau-Moral, Rigaud et Armely, déjà procureurs du roi, sont transà Béziers, Alais et Lodève.

Commission de la chambre des députés, en modifiant le projet de loi "* 100 millions de travaux publics, a deinandé qu'une somme de 18 mil'employée à la continuation des travaux d'achèvement et de réunion du el des Tuileries, et à l'acquisition des maisons et terrains nécessaires. Le ement n'avoit pas osé faire celle proposition. Au reste, il paroit que,

ce projet, la Bibliothèque royale seroit transférée au Louvre, au lieu de se dans les bâtimens du quai d'Orsay.

La plupart des journaux ont feriné leurs ateliers le jour de la Pentecôle.

a cour de cassation s'est occupée le 14, sous la présidence de M. Choppin, lité à loi du journal le Charivari , contre l'arrêt qui l'a condamné pour infidé

Compte rendu dans la grande affaire du coup de pistolel. M. Cremieux a inles mêmes moyens de cassation que pour le National, dont la position mblable. M. l'avocat-général Parani a fait de nonveaux efforts pour obtenir

du pourvoi; mais la cour a cassé également, pour excès de pouvoir et

in de la loi, l'arrêt rendu par la cour royale de Paris, sous la présidence de sa: "uboys (d'Angers), el elle a renvoyé le Charivari devant la cour d'assises

- M. Pouget, si siége. MM. Andrau-Mora

- La commission relatif aux 100 milli Jions fût employée

Lourre el des Tuileries, et à 1

gouvernement n'avo d'après ce proje!

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- La cour a du pourvoi du jo

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voqué les rème
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le rejet du po
violation de la

de Seine el-Oise.

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la cour d'assises avoir à juger lu 25 deus procès intentés à M. Pauliu, rant du National, pour des articles relatifs à des actes illégaux, purmi lesqiels on citoit l'état de siège et la détention de madaine la duchesse de Berry. M.lavocal général l'ayeux , eniporté par son zèle, a fait un appel au dévoûment des jurés pour le gouverneaient actuel. Il leur a représenté naïvement que l'acquilles inent d'un journal qui montroit de la tendance à détruire ce gorivernement seruit une adhésion à ses principes. Ce moyen n'a pas eu de succès; les jurés ont donné au bont d'un instant une réponse négative aux huil questions qu'on leur avoir sounises. M. Carrel, principal ridacteur du Nr.tiinal, « M. Bipoisi, avocai, ont défendu ce journal.

- Une énorme condannation vient encore d'ètre prononcée contre M. Lecoutre de Beauvais, gérant du Journal de la Guienne. Les juges, le considérant en récisive pour le délit d'excilation à la haine Ju gouvernement, lui ont appliqué une nutiselle peine de quatre ans de prison et 10,000 fr. d'amonde, polir avoir rapporté, le 2 mars, que l'on avoit lenté d'introduire une femme enceinte Jans la citadelle de Blaie. L'arrèt n'est rendu au surplus que par defaul. M. Lecoutre, se trouvant par une circonstance particulière privé de son avocat, avoit sollicité la remise de la cause ; et, comme la cour, malgré ce qui se fait en pareil cas, n'eut pas égard à celle réclamation, il s'étoit retiré.

- Le géran: du journal républicain de Lyon, la Glaneuse, a été condamné le 17 à 15 mois de prison et 4,000 d'amende.

.- La cour d'assises de Rennes a condamné, pour fails de chocianinario, MM. Laroche el Mornet-Dutemple à la déportation, el a acquitté MM. Dubuis, Chevalier, Reliquet et Elourneau, leurs co-accusés. Leur procès avoit déjà commencé à Nantes; mais, au moment où l'on s'aliendoit à l'acquillement de tous, le ministère public avoit soulevé une question prejudicielle, par suite de laquelle le renvoi à Rennes a otė urdonné.

-- Le sous-préfet de Latour-du-Pin a menacé les gardes nationaux, sou: cripleurs de l'amende de la Tribune, d'éire (raduits devant le conseil de préfecture pour se voir appliquer l'art is de la loi sur la garde nationale, s'ils ne désavouoient ou rétracloient leurs signatures. Un refus forniel a été la réponse à celle menace illégale.

- La Sentinelle des Vosges , feuille rédigée d'après les principes républicaius, a cessé de paroitre faute d'abonnés.

- Deux saiol-simoniens sont arrivés, le 17 mai, en costume à Ang bourg. La police les a aussitôt arrétés el fail reronduire aux frontières.

- le duc d'Orléans a quitté Londres pour visiter Liverpool el Mauchester.

- Le nommé Mée, qui a présidé la fameuse assemblée de Cold-Bath-Fields, et pour l'arrestation duquel le gouvernement anglais avoit promis 200 liv. Terl., est venu se livrer lui-même à la justice.

- La question des portes et fcuètres a encore été azilée, le 21, à la chanıbre

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