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des communes d'Augleterre. La proposition de les abolir a été rejetée à me majorité de 273 contre 142.

- Les états du royanme de Wortearliers et du grand Juché Je Bade ont été ouverts le 20 mai. Le discours qui, à Sluttgard, a été prononcé par le minisire de l'intérieur, recommande de la modération dans les délibérations, une confiance réciproque entre les élats et le gou rerne.nent, et représente la nécessité de com mencer par la loi des finances. Le grand-duc de Bade a annoncé un nouvean projet de loi sur la presse et des modifications sur les taxes impopulaires.

– Le professeur Uhland, de Tubingne, qui a été élu député par la ville de Stullgard, n'a pu obtenir du gouvernement wurtemburgeois la permission du siiger avix états.

- La tranquillité est rétablie à Anvers. Une proclamation de la régence de cette ville a fair connoître que le local de la société orangiste (la Luynutė), seroil fermé. Les accès en ont été, en effel, interdits. Des patrouilles ont d'ailleurs maintenu l'ordre.

– Il y a eu quelques troubles à Ingolstadt ( Bavière ), à la suite d'une querelle de cabaret. Plus de cent personnes en sont venues aux mains, et deux soldats ont été tués.

– Le conseil d'état organisé en Pologne, par le décret de l'empereur Nicolas, du 24 décembre, a tenu sa première séance à Varsovie le 12 mai. Le prince gouverneur, chargé de présider ce conseil, après avoir reçu le serment des cuoseillers, a prononcé un discours d'ouverture.

- Le nouveau gouvernement de la Grèce s'organise. Il a été nommé sept ministres. Les décrets sont intitulés : Othon, par la gráce:le Dieu , Roi ile la Grèce. Le scea:1 portera les mêines mots. La formule du serment sera : « Je jure, au » nom de la Sainte-Trinité et sur les saints Evangiles, lidélité au roi Olhon et >> obéissance aux lois du royaume de la Grèce. » Les armes de la Grèce sont un bonclier d'azur où il y a une crois d'argent avec des altributs de la Pavière. Uue cocarde nationale que tous les Grecs peuvent porler est instituie, l'armée est réorganisée, le système monélaire est régularisé, l'aliénation des do naines de l'Etat est abolie. Un décret d'amnistie a été rendu le 3 février pour tous les di. lits politiques, sans préjudice toutefois des réparations civiles. Il a paru une loi sur la répression de ces doliis. A l'avenir des tribunals seront institués, la procédure est sommaire. Les jugemeni pour ces criines seront exécutés dans les virglo quatre heures, à moins que les juges n'aient demandé la grace du condamné.

. : CHAMBRE DES PAIRS.

Le 25, M. de Barante, rapporteur de la loi départementale, présente le travail de la coinmission sur la fixation du nombre des conseillers dans chaque déparle. ment. Ce travail est adopté, et ensuite l'ensemble de la loi, à la majorité de 98 M. le ministre des affaires étrangères présente le projet de loi tendanr å garautir l'emprunt grec pour 20 millions, et promet la communication des pièces relatives à ce pays. M. Pasquier nomme, pour examiner ce projet, une commission composée de MM. Cafarelli, Decaux, Haxo, Guilleminot, Macdonald, Portal, de Preissac , Molé et de Praslin.

sur 120.

La discussion s'ouvre sur le projet de loi concernant l'instruction primaire. M. Boissy-d'Anglas présente de longues considérations sur les méthodes d'enseignement, et trouve que la loi n'innove pas assez. M. de Montlosier s'élève contre l'admission des curés dans les comités, et s'élonne de ce que le gouvernement déclare que l'éducation doit être morale et religieuse. Il parle de nouveau de l'influence du clergé, et de son intervention dans les affaires. Malgré l'amertuine de ses observations, il assure qu'il n'a point de haine contre les prêtres , et qu'il les défendroit encore au péril de sa vie dans un temps de persécution. Du reste, on ne peut trop suivre l'oraleur dans ses digressions religieuses, historiques, parse: mées de citations, d'anecdotes et de pluisap teries. Il est interrompu constamment par des rires et des murmures. Le président a élé obligé de le rappeler à la question.

La chambre adopte sans modification les art. 1 à 13. Sur l'art. 14, M. de Fréville demande que le rôle dressé pour le recouvrement des rétributions accordées à l'instituteur soit rendu exéculoire par le sous-préfet, el non par le juge-de-pais. Celle modification est adoplée, du consentement du ministre de l'instruction publique.

M. le garde-des-sceaux présente des lettres de naturalisation accordées à M. Borgarelli d'Ison, colonel en expectative de retraite.

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Le 24, M. Larabit fait une proposition sur les boissons. M. Dupin reproduit. celle qui a pour objet de donner une pension de 6.000 fr. à la veuve du général Daumesnil, gouverneur du château de Vincennes. Celle-ci est de suile prise en considération.

La discussion s'ouvre sur le projet de loi transitoire relatif à l'amortissement.! M. de Podenas se prononce contre lout projet d'amortissemenl. M. le ininistre des finances montre l'utilité et la possibilité d'amortir la delle publique. Sans l'amortissement, la delle seroil de 5 milliards 255 millions, landis qu'elle est déjà réduite à 3 milliards 700 millions. Renoncer à l'amortissement comme l'Angleterre, c'est marcher à la banqueroule. M. Humaun discute successivement les objections dont la mesure est l'objet, nolamment le système de M. Laffitte, et conclut en se rangeaul anx modifications de la commission. M. Vidal préféreroit que l'on employât l'argent de l'amortissement à suppriiner l'impôt des boissous et d'autres charges. M. Salverte invoque principalement les considérations d'économie. M. Bastide-d'Izard vote pour l'annullation intégrale des rentes rachetées.

M. Laffitte a déposé sur la mesure une proposition différente de sa première,

qui a été prise cu considération. M. Humann s'oppose à la priorité en faveur de cette proposition, qui doit suivre la marche ordinaire. M. Laffitte déclare alors que ce n'est qu'un amendement au projet. L'orateur développe son système; il s'élève contre toute augmentation d'impôt, et prétend qu'on n'amortit chaque année qu'à l'aide de nouveaux emprunts. M. Hunann répond avec vivacité qu'il a le premier présenté en budget où les recettes balancent les dépenses. Il soutient que le moyen de M. Laffilie équivaudroit à un abandon de l'amortissement. Le débat se prolonge entre les deux financiers. M. Duchâtel affirme que le budget no présentera , quoi qu'en dise M. Laffitte, aucun déficit sur les recelles. M. Jollivet pense comme MM. Gouin et Laffitte, que c'est une dérision de parler d'amortissement quand il n'y a pas excédant de recettes. Il présente un amendement qui est rejeté, ainsi que celui de M. Bastide-d'Izard.

Le 25, on fait un rapport de pétitions. Une réclamation de la veuve Lesurque, tendant à obienir la réhabilitation de la mémoire de son mari, condamné à mort en l'an VIII, à Versailles, et la restitution des capitaux provenant de la vente de ses biens, est appuyée par MM. Fulchiron et Debelleyme, el renvoyée aux mi. nistres de la justice et des finances. On passe à l'ordre du jour sur une pétition du sieur Lestancy, ancien fouruisseur de l'armée, réclamant le paiement d'avances failes à Joseph Buonaparte.

La chambre adople sans discussion, à la majorité de 174 contre 74 , la proposition reproduite par M. Ravoux, de rétablir les dispositions du Code civil sur le divorce, avec une probibition, à l'égard des divorcés , d'avoir droit aux dispenses de mariage enlre beaux frères et belles-soeurs, oncles et nièces, lantes et neveux.

M. Larabil développe sa proposition, tendant à établir de nouveaux tarifs et in nouveau mode de perception pour les boissons. Elle n'est point prise en considération.

On reprend la discussion du projet de loi relatif à l'amortissement. MM. Baude et de Mosbourg proposent des amendemens élablissant un mode différent de celui du projet. Ils sont rejetés, sur les observations de MM. Gouin, rapporteur, et Humaon, ministre des finances. M. Laffille relire lui-même son amendement, en se réservant de reproduire son système eu temps et lieu. Les deux premiers articles de la loi, fixant le mode de répartition de la dotation de l'amortissement, sont adoptés. Un débat s'engage sur l'art. 3, portant qu'à daler de la promulgation de celle loi, il ne pourra être disposé d'aucune partie des rentes rachetées qu'en vertu d'une loi spéciale. M. Vidal propose de retrancher ce dernier mot, afin que l'on pnisse annuller des rentes par toules espèces de loi , par exemple, en volant celles des finances. M. Laurence appuie cet amendement, puisque antrement la chambre se dépouilleroit d'une de ses prérogatives, celle de prendre , lors du vote du budget, des décisions dans l'intérêt des contribuables. M. Humann répond qu'il faut meltre le crédit à l'abri des amendemens improvisés. M. Jollivet dit qu'il: ne faut pas lier les chambres qui succéderont à celle-ci. M. Thiers soutient que toute disposition relative au crédit doit être l'objet d'une loi particulière, votée

librement et à loisir par les trois pouvoirs, tandis que le Roi, et sourent même la chambre des pairs, sont obligés à la fin des sessions d'adopter le budget' tel qu'il se trouve amendé. M. de Mosbourg dit que cela est attentatoire aux droits de la chambre, el qu'il faut d'autant plus s'y opposer qu'il est question de dissoudre la chambre après la session. M. Thiers s'écrie qu'il n'est pas parlementaire d'en. trelenir l'assemblée de bruils de jourgaux, La mesure de la dissolution be regarde que le gouvernement, celle question ne lui est jamais venire à l'idée; el comment y songeroit-il, continue le ministre , lorsque la chambre lui est si dévouée ? M. Thiers présenle ensuite de pouveaux argumens contre l'amendement. M. Lau. rence réplique. M. le rappoi leur déclare que la commission a peusé que l'on ne pouvoit entourer de trop de garantie foute résolutiou relative à l'amortissement, et que M. Laffitte avoit fait une propositivu semblable le 22 nureobre 1830. La chambre n'est plus en nombre.

· L'Université a perdu, l'année dernière, un professeur estimable, qui mérite d'être cilé ici, moins encore pour ses talens et son zèle daps la carrière de l'en: seignetnent que pour la fermeté de ses principes religieux. Un de ses amis,' M. Gossin, ancien conseiller de la cour royale de Paris, vient de paver mn tribut à sa mémoire dans une notice imprimée, qui est rédigée avec autant de goût que de piété. Nous vous faisons un plaisir d'en donner un extrait. Pierre-Marvin Guyot uaqeit à Troyes le 6 novembre 1794, el reçoit des son enfance des principes solides de religion. Admis au collège de Troyes sous M. l'abbé Lucot, aujourd'hui chauoine de'celle rille, il se distingua par sa régularité comme par ses succès, et oblint chaque année le prix ou un accessit de vorļu. Après avoir fait sa philosopbie au lycée de Reims, il entra à l'école normale, et ses principes n'y fléchirent point devant la séduction des doctrines et des exemples contraires. Sa sagesse et sa modestie finireut par triompher de toutes les préventions, of on le laissa en pais pratiquer la religion qu'il savoit honorer par sa douceur comme par son courage. Son premier pas dans l'euseignement fut d'occuper, en 1814, une chaire de classe élémentaire à Versailles, d'où il fut appelé au collége Louis-leGrand en 1816. Il a enseigné pendant seize ans dans ce collége avec une applicalion qu'il regardoit comme un devoir de conscience en même temps qu'il s'y livroit par goût. Il se procura une nombreuse collection de cahiers relatifs à l'ens seignement, qu'il a léguée au grand séminaire de Troyes. Ses vacances étoient employées à visiter les élablissemens d'ipstruction publique en Françe, en Angleterre et en Suisse, et il avoit dressé le journal de ses voyages qu'il n'avoit point destiné à l'impression; car cet homme modeste eviloit avec soin tout ce qui res. semble à l'éclat. Dans ses dernières années, il s'étoit occupé d'un travail sur madame de Maintenon, dont il avoit étudié le caractère et l'histoire, et qu'il se proposuil de venger des préventions el des dédains d'une injuste postérité. JE avoit rassemblé beaucoup de niatériaux pour une édition de ses lettres. Nous re

grettonis sincèrement qu'il n'ait pas achevé son travail, car nous partageons toute à-fait sa mauicre de voir sur mailame de Maintenon, ei nous avons eu plusieurs fois l'idée d'entreprendre ce qu'il avoit coinmencé. Mais d'autres travaux nous ont détourné de' ce projet. M. Guyot trouvoit du temps pour toutes les bonnes æutres ; il étoit le premier à toutes les réunions pour le soulagement des pauvres, H s'intéressoit particulièrement à l'OEuvre des petits Savoyards, à celle de la propagalion de la Foi, à celle de Saint-François-Régis tour le mariage des indigens, à la maison de Saint-Nicolas pour les orphelins. Sa charité, sa douceur, l'égalité der sou humeur, prenoient leur source dans une pièié vive el lendre. Aussi ses élèves lui étoient fort altachés, el il a evaserié des ainis dans les opinions les plus opposérs Il se maria au commencement de 1832 ; peu de mois après, une maladie aiguë des intestins se déclara el le conduisit au loinbeau. Sa résignation et sa piété, pendant ses souffrances, furent admirables. Il reçut plusieurs fois la visite de son sage directeur ; et, muai des secours de la religiou, il espira le 13 septembre de l'aunée dernière. L'enfant, dont sa femme étoit enceinte, n'est né qu'après sa mort. Les pauvres ne sont poiut oubliés dans son testamcat, qui renferme aussi des înarques de souvenir pour un frère, curé dans le diocèse de Troyes , et pour une sæır, religieuse de la Visitation.

... Le Clergé de Frince au dia-neuvième siècle.

Dans celté brochure, qui est difiée à M. l'évêque de Mende, M. Aug. Aldebert se propose de montrer l'influence du clergé dans la société. Celle influence est indépendante de l'éclat des lumeurs et des richesses , elle survit à la perte de ces avantages, elle est due au souvenir du bien que la religion a fait et à la connoissance du bien qu'elle fait encore; elle est due au caractère du prêtre, à sa mission divine, à la conduite qu'il tieni, aux services qu'il rend. Le prêtre caféchise l'enfance, jette daus de jeunes cænrs des seniences de religion et de verlu , calme les passions', louche les pécheurs, console les malheureux, assisle les mouraus; la religion lui inspire de servir la société, même au milieu des avanies ou des injustices qu'il éproure; et depuis la dernière révolution, nous en voyons tous les jours c'es exemples. Que n'a-l ou pas fait pour exaspérer le clergé ? Conibien de vexations, d'injures, de violences mème ! Le clergé cependant cherche-t-il à se venger ? prèche - 1-il la révolte? Le pouvoir lui-même a été force de rendre hommage à la sagesse des évêques.

Dans une seconde partie, l'auteur jirouve qu'il seroit facile au pouvoir de faire lourner l'influence du clergé air profit de la politique. Pour cela, il ne faudroit que réaliser les promesses de la Charte, et accorder véritablement à la religion la prolection qu'elle a droit d'attendre. Dieu veuille que le gouvernement senle enliu.ce qne lui prescrisent à cet égard et l'équité, et son intérêt, et le ræu de la patrie la plus saine de la nation !

Il règne dans celle brochure un bon esprit. L'auteur parle de la religion et du

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