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clergé en homme qui y prend un vif intérêt. Il annonce une seconde brochure Nous l'engageons à éviter des méprises qui pourroient faire tort à son exactitude Il dit que l'Allemagne n'est plus catholique, et que la Suisse professe les erreurs de Calvin. Ces assertions générales ne sont point-vraies. Plusieurs parties de l'Allemagne et de la Suisse sont catholiques. Les catholiques sont plus nombreux en Pavière et dans les anciennes principautés ecclésiastiques. En Suisse, neuf des cantons sont catholiques.

Chants sacrés , ou Nouveaux Airs de Cantiqnes à une ou plusieurs vois,

par Poisson. Nous avons annoncé les deux premières livraisons de ce recueil; la troisième et la quatrième viennent de paroître. Les chants sont faits exprès, et sout entièrement en harmonie avec les paroles. Quoiqu'ils aient été composés pour être exécutés sans accompagnement, on approuvera sans doule que l'auteur en ait ajouté un pour le piano, et, en le simplifiant, on pourroit l'exéculer sur l'orgue.

Une souscription est ouverle pour cet ouvrage; elle se compose des dix premières livraisons. Le prix est de 15 fr. pour Paris, et 15 fr. 75 c. pour la province. S'adresser chez l'auteur, rue des Cinq-Diamans, n. 18; et au bureau de ce Journal.

Nous avons fait connoître précédemment l'esprit et le but de ces compositions. Chaque livraison contient trois pièces, une pour la messe , et deux autres qui peuvent servir dans les catéchismes.

L'Hermeneutique sacrée , 3 vol. in-12, annoncée dans notre N° 2105, se vend 8 fr., et 11 fr. franc de porl.

AVIS. MM. les Souscripteurs dont l'abonnement expire au qer juin prochain sont priés de le renouveler promplement, pour ne pas éprouver de retard. Ils voudront bien joindre à leur demande une de leurs adresses imprimées. Prix actuel de l'abonnement : Pour un an, 42 fr.; pour six mois, 21 fr.; pour trois mois, 11 fr. On ne reçoit que les lettres affranchies.

Per Gérant, Adrien Le Clere,

COURS DES EFFETS PUBLICS. — Bourse du 27 mai 1833. Trois pour 100, jouissance du 22 déc., ouvert à 80 (T. 00 C., et fermé à 80 fr. 00 c. Cinq pour 100, jouiss, du 22 mars, ouvert à 104 fr. 10 é., ct fermé à 103 (.85 c. Actions de la Banque. . . . . . . . . . . . . . . 1800 fr. 00 C.

IMPRIMERIE D'AD. LE CLERE ET COMPR.

JEUNI 30 MAI 1833.

(N° 300172

Sur le cours de M. l'abbé Frere on Sorbonne.

DE L'HOMME. (Suile.)- L'homme a été créé pour vivre en société, et y

remplir les fonctions d'un éias.

(Leçon du 7 mars.)

Nous avons dit que l'homme avoit des rapports avec la société ; qu'il devoit vivre en société, et non demeurer seul; être uni à ses semblables , et vivre avec eux dans la pratique de la charité, qui est le véritable lien de l'état social. Nous avons ajou lé qu'il devoit en même lemps y exercer les fonctions d'un état, et tout cela d'institution divine. Oui, Dieu lui-même a donné un état à Adam, type et modèle premier de la société; lui a indiqué les fonctions de cet état, inspiré les lumières et la puissance d'en remplir dignement les fonctions. En effet, nous irouvons deux élais primitifs dans l'origine : 1° l'élat de mariage ; 2° l'état d'agriculteur. Remarquez bien les rapports de ces deux étals : le mariage pour multiplier l'espèce, l'agriculture pour la conserver. Si l'homme eût persévéré dans l'innocence, il est probable que ces deux élats se seroient partagé les occupations du genre humain. Voilà donc l'origine de la société telle que Dieu l'a faite. Etudions cet état des choses dans la perfection, afin de mieux apprécier ce qui doit ramener à l'état primitif. Ainsi, nous nous occuperons aujourd'hui des deux élals primitifs de l'homme, du mariage et de l'agricullure; nous en considérerons les caractères, la manière de les exercer, et la fin. · Et d'abord, l'homme fut créé pour l'état de mariage ; vous savez que Dieu ne voulut point le laisser seul : après l'avoir établi chef de la création, il lui fit un élre semblable à lui, tiré de sa propre substance, afin de montrer ce lien indissoluble qui devoit exister entre l'homme et la femme. Dieu lui donne une aide; mais pour quelle fin ? Pour ce grand et noble but, la multiplication, la propagation de l'espèce humaine. Ainsi, dans le dessein de Dieu, l'homme devoit se multiplier et cou

Tome LXXVI. L'Ami de la Religion.

vrir la terre ; et, dans ce but, des fonctions sont assignées à l'homme et à la femme, el c'est Dieu lui-même qui tracera l'étendue et les bornes de ces fonctions respectives. De là résulteront le bien-être, la prospérité sociale, que le Créateur a eus en vue; car l'être hon ne sauroit créer des êtres malheureux : la malice seule des hommes a jeté le désordre dans la création. Cet état de mariage a été établi par Dieu, un et indissoluble. L'homme, dans l'origine, devoit s'allacher à la femme, et ne jamais l'abandonner; ils devoient élre unis parfaitement: Duo in carne unâ. Voilà le modèle, le type, la vérité sur ce qui regarde le mariage. Les fonctions du mari sont de gouverner, de diriger. Nous les verrons plus en détail en traitant l'état d'agriculteur', ou, d'après l'institution divine, Adam est établi chef de loute la nature, pour lui commander et la diriger: Ut custodirel,..: præsit... et dominetur. L'homme a un regard extérieur; il voit toute la nalure : il doit connoitre les lois qui la régissent pour atteindre les fins du Créateur.

Les fonctions de la femme sont tracées dans le livre de Tobie, livre admirable qu'on ne sauroit trop médiler. Ecoulez ce que les parens de l'épouse du jeune Tobie recommandent à leur fille, qui reçoit d'eux le baiser du dernier adieu. Instruits à l'école du Dieu de la souveraine sagesse, ils lui expliquent les fonctions de son nouvel état ; ils lui disent comment elle doit se comporter, lui recommandent d'honorer son beau-père et sa belle-mère , d'aimer son mari, de régir sa famille, de gouverner sa maison , et de se conserver irréprochable; en peu de mots, toutes les fonctions de la femmé sont exprimées. Jiiliye muritum. On lui recommande de lui ètre intimement unie, de le connoître seul. Regere familiam , régir la jeune fainille, avoir soin de l'éducation des enfans, recueillir leur premier élan d'amour; nourrir cet enfant, qui reconnoitra sa mère à ces tendres soins , et qui, en relour, lui sera recueillir celie première fleur d'amour qui s'épanouit à la vue du bienfait. Oh! que le sein mercenaire est incapable de donner avec le lait cette réciprocité d'affection! Ainsi, la mère doit régir sa famille, élevor ses enfans dans la piété, soigner leur enfance jusqu'à l'âge de raison, qui arrive ordinairement vers sept ans, époque à laquelle le père doit prendre soin de l'instruction et achever l'éducation première ; tous deux ainsi, l'homme et la femme, devant concourir à former un citoyen utile à la société, ce roi qui doit gouverner toutes les créatures dans la justice et l'équité. Gubernare domum , la femme doit avoir soin de sa mạison, de tout ce qui concerne le corps; diriger l'intérieur de la famille; tandis que l'homme a le gouvernement du monde, des affaires du dehors. Au livre des Proverbes , chapitre xxi, on trouve parfaitement exprimés tous les devoirs de l'épouse, dans le portrait de la femme forte, tracé par l'Esprit saint.

Nous ne pouvons parcourir ce sujet dans toule son élendue, il faut nous borner à constater quel est le lien social, en vovant l'origine, le caractère et le but du mariage; lorsque nous iraiterons de la régénération, nous verrons d'une manière plus complèle tout ce qui tient à la société. Toutefois, je ne puis me dispenser d'attirer votre allention sur une pensée qui est essentielle pour le maintien de la société. Remarquez ce que la révélation nous apprend: Un Dieu, unus Deus, et concevez bien loute l'idée renfermée dans ce mot. Ensuite Adam créé un, unique et non pas multiple ; ensuite l'os des os de l'homme, la chair de la chair, la femme à laquelle il doit être uni, attaché inséparablement, adhærebit uxori six ,... duo in carne und. Et de la découle tout le genre humain, comme d'une source unique. Voyez-vous celle aumirable unité! Nėditez encore les effets de celle unité primitive. Dieu se révèle au premier homme, il crée en lui la science, il la crée dans l'homme et dans la femme. Ces deux créatures ont donc l'unité de doctrine, de croyance, le même sentiment, la charité, le meme langage. Admirez cette unité intellectuelle, unité de Dieu, uniié de doctrine, unité de sentimens, unité de fin. Y a-t-il quelque chose de plus parfait à trouver sur l'étal social? Et maintenant, que vous semble des systèmes nouveaux de religion ou de perfection sociale?

L'autre état de l'homme, avons-nous dit, éloit l'agriculture. Pour l'exercer, l'homme devoit connoitre les lois et les propriétés de la nalure, afin de lui faire produire ce qui devoit fournir à ses besoins, et la régir selon les fins que Dieu lui avoit montrées. Dieu , après avoir créé toutes les choses visibles, les avoit coordonnées de la manière la plus favorable à la conservation de l'homme. Or, il falloit que l'homme connût une partie du secret de cette admirable sagesse, devant régir la nature qui travailloit pour lui, et la maintenir dans l'ordre primitif : Ut custodiret. Outre cette conservation de l'ordre, il y avoit aussi une culture, culture bien différente de la nôtre, l'homme déchu n'ayant plus assez de connoissance des lois de la nature pour la gouverner; mais alors l'homme connoissant la terre et toute sa puissance, ne cultivoit qu'en amateur, si j'ose ainsi parler. Cette vérité, qu'Adam a été primitivement agriculteur, nous a été transmise par la tradition des siècles. Ecoutez le prophèle Zacharie : Sum agricola , quoniam Adam. Je suis un agriculteur, parce que, dès mon adolescence, Adam est mon modèle. Dans l'Ecclésiastique, nous, trouvons que Dieu lui-même a élabli l'agriculture. Non oderis laboriosa opera et institutionem creatam ab altissimo. Voilà le Très-Haut qui a fondé l'agriculture, et qui a donné à l'homme la fonction de l'exercer. Ut custodiret : Il faut qu'il cultive en dirigeant les ètres convenablement, afin qu'ils alleignent leur fin. Pour l'agriculture, il faut connoitre les rapports de la plante avec le sol, avec les influences atmosphériques :. par-là seulement on les dirige convenablement. On voit donc que l'agriculture étoit l'état primitif. . .

Le professeur a terminé sa leçon en faisant énergiquement ressortir la profonde sagesse des enseignemens des livres saints sur la société : sagesse sublime et pratique, qui réduit à rien les systèmes des rêveurs allemands, ainsi que de leurs disciples.

NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES. Paris. M. l'archevêque a officié à Notre-Dame à lout l'office de la Pentecôte : aux premières vepres le samedi, à la grand'messe le jour de la fête et aux secondes vêpres le soir. L'église étoit renplie, et offroit quelque image de la pompe de ses anciennes sojennités. Le lendemain le prélat a présidé à une prise d'habit dans une pieuse communauté, puis à we distribution de prix aux jeunes gens de la réunion de Saint-Hyacinthe. Il a encourage celte jeunesse par les paroles les plus affectieuses. M. l'évêque de Meaux, ancien curé de la Madeleine, étoit présent à la séance, et a été invité par M. l'archevêque à l'assister dans la distribution des prix.

- Nous avons évité depuis deux mois de revenir sur les affaires du diocèse de Dijon, quoique notre propre correspondance, et d'autres journaux, ne nous fournissent que trop de matériaux. Nous avons reçu, il y a plus d'un mois, la nouvelle de la destitivion du premier directeur du grand séminaire; nous avons laissé d'autres feuilles prendre à cet égard une initiative dont nous étions peu jaloux. Nous espérions que l'autorité reconnoîtroit ensin daos quel précipice on cherche à la pousser, et qu'elle se lasseroii de

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