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coup de députés s'apprêtent à partir la semaine prochaine. Est-ce pour empè. cher que la chambre des pairs ue niodifie l'amendement relatif anis siéges épis. copaux ?

- M. Maignot, conseiller à la cour royale de Riom, a été élu député dans celte ville en remplacement de M. Baudet Lafarge, membre de l'opposition, déinissionnaire. Il a obtenu rni suffrages; M. Chabrol de Volvic, candidat légitimiste, en a réuni 56 : le surplus des voix a été donné à M. Molin , qui en a en 32.

- M. Teillagd Nozerolles, député de Mural (Cantal), a élé réélu député dans cette ville où le collége électoral avoit été convoqué par suite de sa noni. nation à la place de président du tribunal de Mural.

- M. l'abbé Pietri vient d'être nommé aumônier de l'expédition de Bouc en Afrique.

- La loi transitoire pour l'amortissement vient d'être sanctionnée.

- M. Eug. Janvier, avocat à Angers , qui s'est fait remarquer depuis quelques années par son talent, vient de se faire inscrire au tableau des avocats de Paris.

- On a commencé, lundi dernier, les travaux aux cinq forts que le gouvernement veut décidément construire à l'est de Paris. Plusieurs centaines d'ouvriers et plusieurs compagnies de soldals du génie sont occupées à faire les tracés et les premiers travaux de terrassement.

- M, Parfait, jeune poète, âgé de 19 ans, a été traduit le 12 devant la cour d'assises, comme auteur d'une pièce de vers intituléc : Troisième Philippique

aux ministres. Le jury a déclaré que la brochure contenoil le triple délit d'es. citation à la haine du gouvernement, d'offenses envers Louis-Philippe, et de pro

vocation à la révolle ; mais il n'a pas reconnu constant que M. Parfait eût vendu ni distribué la brochure. La cour a acquitté ce jeune homme, mais en le condamnant aux dépens, et en ordonnant la destruction des exemplaires saisis. M. Mie, imprimeur, a été renvoyé de la plainte.

- L'autre session de la cour d'assises s'est occupée le même jour de l'affaire des sieurs Ostervald et Nuchans, éditeurs de gravures, Tassaert, dessipaleur, et Delaunois, lithographe , prévenus d'outrages à la morale publique et religieuse. Ils ont été défendus par M. Moulin et acquittés inalgré le degré de licence des gravures saisies. On sait qu'il existe depuis la révolution de juillet une indulgence extrême pour les outrages à la morale ou à la religion. '

- Nous avons répété un peu légèrement peut-être, d'après d'autres journaux, le bruit d'une révolte à Pontlevoy. Cette nouvelle l'a aucune espèce de fondement. Il y a eu un changement de personnel qui a pu être sensible aux enfans, mais il n'y a point eu de trouble. Les journaux libéraux racontent que quelques élèves se sont échappés dans une promenade pour aller se baigner. Le fait est que ce sont les maîtres qui ont mené les enfans au bain, et quelques

uns en effet étant rentrés plus tard ont été condamnés à quitter la maison. Il est trop vrai que le college de Pontevoy est en butte à la hainc des libéraux du pays, qui ne passent guère de semaines sans le dénoncer à la police et aux jourvaux. C'est un piége qu'ils tendent aux journaux de bonne foi.

- Un crime affreux a épouvanté la commune de Chanos-Curson , diocèse de Va. lence. Le 6 de ce mois, à onze heures du matin, on trouva dans la maison presbytérale la veure Poucheville, domestique du curé, noyée dans son sang, et frappée de buit coups de couleau à la tête. Le maire de Chanos et le juge-de-paix de Taip Girent alissitôt que descente daus la maison. Ils aperçurent dans une basse-cour la sole fane du curé toute teinte de sang, et ils découvrirent ensuile son corps dans les latrines. Après l'en avoir retiré, on reconnut que cet ecclésiastique avoit reçu plus de trenle coups de couteau. M. l'abbé Rousset, desservoit la paroisse de Chanos depuis environ vingt ans : il étoit plus que septuagénaire, et la veuve Poucheville demeuroit chez lui depuis quarante ans. La justice informe sur ce double assassinal.

- La cour d'assises du Pas-de-Calais s'est occupée le 8 de l'assassinat dont M. le cure de Fampoux a failli ètre victime dans la nuit de Noël , et dout nous avons rendu compte No 2047. Cel ecclésiastique s'étant couché après la messe de minnil entendit entrer dans sa chambre, et, malgré ses soixante- dix ans, il 's'élança sur l'assassin qui l'avoit déjà blessé d'un coup de pistolet, le désarma et s'enfuit. Les soupçons se portèrent sur un militaire enommé Marlin qui s'éloit introduit chez lui, et les circonstances ont donné lieu de croire que la femme Gonbet , servante du curé, éroit complice. Martin , en faveur duquel le jury a admis des circonstances atténuantes, a été condamné aux travaux forcés à perpétaité; la femme Goubet a été acquittée faute de preuves suffisantes.. .

- Le peintre Horace Vernet est arrivé d'Alger à Toulon le 8 juin. . .

- Le prince Corsini a fait le 25 mai, à Naples, la demande solennelle de la main de la princesse Marie-Antoinelle pour son souverain le grand-duc de Toscane.

MRaikem a été réélu président de la chambre des représeulans belge, à la majorité de 59 sur 84. M. Fallon, candidat de l'opposition, n'a réuni que 18 suffrages. On croit que ce chiffre représentera les forces auxquelles paroît réduite l'opposition pour la nouvelle session. A la précédente, M. Raikem n'avoit été nommé que par 38 voix.

- Il résulle des dernières élections que la nouvelle chambre des représentans belges se compose de 9 avocals, 15 propriétaires ou rentiers sans profession, 15 industriels, 10 nobles, 3 ecclésiastiques et 50 fonctionnaires salariés, en tout 102 membres.

- Dimanche dernier, la procession du saint Sacrement passant à Agrers devant un poste d'infanterie, l'ulficier crut devoir s'abslenir de faire rendre les honneurs militaires. Un ecclésiastique quilta aussitôt la procession pour, engager

cel officier à faire battre aux champs et préseuter les armes à ses soldats; mais il s'y refusa. Le peuple indigne vouloit se porter sur le corps de garde. L'affaire causa assez de rumeur dans la ville pour nécessiter des patrouilles pendant le reste de la journée.

- Un incendie terrible a consume presque entièrement la ville de Reichenbach, près Leipsick. En moins d'une heure plus de cent maisons ont été détruites.

CHAMBRE DES DÉPUTÉS.

Le 12, M. Dumon, rapporleur du projet de loi sur l'instruction primaire , propose de rendre le curé membre du comité communal, et, d'un autre còlé, de donner plus de pouvoir au conseil municipal, anquel il seroil adjoint des notables, en lui laissant la faculté de proposer et de suspendre les instillteurs. Cetie loi sera le premier objet en délibération après le budget de la guerre.

La discussion s'ouvre sur le budget du ministère des finances. M. Legendre présente des considérations générales. La commission propose, dans l'art. 1", d'élever à 27 millions l'annullation des rentes que le gouvernement porloit à 20 millions. M. Cabanon repousse loute espèce d'annullation, et demande que l'on comble l'excédant des dépenses sur les recelles par une augmentation d'impôts, portant moitié sur l'impôt direct, moitié sur l'impôt des boissons. M. Vidal roudroit que l'on annullåt toutes les rentes rachetées. M. Jollivet fait une proposition inverse. M. Lefèvre , rapporteur, combat ces amendemens, qui sont rejetés. M. de Mosbourg voit avec effroi l'augmentation de la delle flollante, qui s'élèvera selon lui à 600 millions l'année prochaine. M. le ministre des finances combal cos calculs, el assuré que cette dette ne sera pas de la moitié en 1834. Il dir qu'elle n'est nullement inquiétante, que tous les services sont suffisamment assurés, el que l'avenir du pays est très-satisfaisant. L'artjcle de la commission est adopté.

Les différens chapitres du budget en qnestion passent successivement. Les intérèls de la delle flottante y figurent pour 17 millions et demi, les pensions ecclesiastiques pour 5,706,000 fr., les pensions militaires pour 44,231,000 fr., celles ses combattans de juillet pour 567,000 fr. , et des vainqueurs de la Bastille pour 100,000 fr. Sur l'interpellation de M. Jousselin, M. le garde-des-sceaux déclare que l'on poursuit, dans l'intérêt de la Légion-d'Honneur, la revendication du dosnaise d'Ecouen. M. Delaborde désireroit que l'on remaniâi les monnaies de cuivre. M. le ministre des finances répond que cela coûteroit 3 millions. M. Auguis deinande que l'on accélère les travaux du cadastre. M. le rapporteur die qu'ils sont achevés dans 20 départemens , avancés dans beaucoup d'autres, el qu'ils seront terminés dans 10 ans. L'augmentation demandée par le gouvernement, pour les constructious des forts, a passé malgré les observations de MM. de Podenas et Auguis. Une réduction de 500,000 fr., que M. Odier dernandoil sur les 20 millions affeclés aux primes d'exportation, esi adoptée à une majorité douleuse. MM. Mercier, Barbet el autres, réclament contre celle décision ; mais cile est

maintenue, et l'on réduit à 25 fi. la primne d'exportation des colons et lissus, qui étoil de 50 fr.

Le 13, MM. Bérenger et Paixbans proposent de reprendre les lois sur la ress ponsabilité des ministres et sur l'état des officiers. Adopté. .

On achève la discussion du budget du ministère des finances. M. Pons présente un article additionnel qui autorise le gouvernement à employer l'année prochaine, à des travaux, le restant des 5 millions volés en 1831 pour des objets d'utilité communale. Celle disposition passe après qnelques débats. M. Bousquet reproduit sa proposition tendant à annuller à la fin de ceite année toutes les pensions accordées, sous la restauration, pour service dans la Vendée, dans les armées élrangères ou dans la maison des princes de la branche aînée des Bourbons. M. le ministre du commerce proteste contre celle mesure réactionnaire, par respect pour la Charle et les droits acquis, et pour ne pas compromellre des existences. L'amendement est rejeté, et le chiffre total du budget adopté.

On passe à la discussion du budget particulier de la chanıbre des députés, s'élevant à 582,000 fr. M. Salverte demande que l'on maintienne à 6,000 fr., au lien de la porter à 10,000 fr., l'indemnité annuelle des questeurs. (Adoplé à la seconde épreuve). M. Gauthier de Rumilly propose de rétablir aussi à 5,000 fr. par mois le traitement du président; mais sa proposition n'est pas accueillie , et M. Dupin recevra 35,000 fr.'de plus par an. M. Lherbelle vondroit qn'il y eûl un jourual qui reproduisît le texte des discours , et il propose à cet effet un crédit de 30,000 fr. qui n'est pas appuyé.

M. Lafayelle demande que l'on s'occupe le plus tôt possible du traité avec les Etats-Unis, comme présentant un grand intérêt commercial.

La discussion s'ouvre sur le budget du ministère de la guerre. Plusieurs économies proposées par la commission, sur les étals-majors, sont adoptées. M. de Bricqueville prononce un discours très-véhément contre l'administration du mi. nistre de la guerre, et contre son système d'organisation de l'armée. MM. Barthe, Guizot, et des députés du centre, empêchent le maréchal Soult de répondre. A la suite d'un débal, la chambre vote une réduction de 3,703,000 fr. sur le matériel de l'artillerie el de l'armement. Le ministre a défendu son innovation sur les sabres de l'infanterie.

fe Gérant, Adrien Le Clere. COURS DES EFFETS PUBLICS. — Bourse du 14 juin 1833. Trois pour 100, jouissance du 22 déc., ouvert à 77 11. 90c., et serne å 77 fr. 95 c. Cinq pour 100, jouiss. du 22 mars, ouvert à 103 (r. 65 e., ci fermé à 103 fr. 80 c. Actions de la Banque. . . . . . . . . . . . . . 1805 fr. 00 C. ,

IMPRIMERIE D'AD, LA CIERE ET COMP.

VBRA

MARDI 18 JUIN 1833.

(N° 2116.5

SEIN

Tableau historique de l'Eglise gallicane , par M. l'abbé de

Foucauld; 1833, in-12, jer vol. C'est un beau sujet qu'un tablea'u historique de l'Eglise gallicane, qui offriroit tant de grands exemples de vertu , tant de prodiges de zèle et de charité, tant de services rendus à la religion et à l'humanité, lant d'établissemens, de fondations, d'ouvres et d'institutions diverses , qui toutes avoient un but ulile et honorable. Ce seroit le plus magnifique hommage rendu au clergé de France, comme le plus intéressant morceau d'histoire à présenter à l'attention des lecteurs. Mais ce n'est pas sous ce point de vue que M. l'abbé de Foucauld a enyisagé son sujet : il ne s'est proposé ni de faire connoitre les grands hommes du clergé de France, ni de célébrer leurs vertus, ni de raconter leurs œuvres, ni de peindre les monumens encore subsistans de leur zèle. Il s'est borné à une partie de l'histoire du clergé ; il le montre s'opposant aux erreurs des différens siècles, ou plutôt il s'allache à le représenter dans ses rapports avec le saint Siège et avec les papes. Bossuet avoit traité ce sujet dans la deuxième partie de son beau discours sur l'unité de l'Eglise, et il l'avoit fait avec le talent et la mesure qui convenoient à son génie et à sa sagesse. Il avoit peint à grands traits l'attachement et le respect des évêques pour le saint Siège, leur soin de conserver l'unité, leur zèle pour rendre l'Eglise romaine chère et respectable à tous les fidèles. Il avoit rappelé ce mot d'un grand prince, répété depuis par tout un concile, que, quand celte Eglise imposeroit un joug à peine supportable, ii le faudroit souffrir plutôt que de rompre la communion avec elle. Je ne sais si" M. l'abbé de Foucauld a bien médité ce discours du grand évêque ; mais, en vérité, il ne l'a guère pris pour modële. Dans son tableau, c'est l'Eglise de France qui est sur le premier plan, les papes sont dans l'ombre. On raconte leurs fautes, et on ne les diminue pas. On veut bien quelquefois rendre hommage à leurs vertus, mais on ne les accuse pas moins d'ambilion, d'abus de pouvoir, d'envahissemens continuels. On convient que l'Eglise romaine

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